Sylvain Gaudreault n’attend que la formation du cabinet des ministres pour y aller de ses revendications pour la circonscription de Jonquière.

Pas question de démissionner

Même si le Parti québécois forme la troisième opposition (à moins d’un recomptage favorable dans Gaspé) et qu’il ne compte que neuf députés, Sylvain Gaudreault n’a pas l’intention de laisser sa place pour les quatre prochaines années.

Au lendemain de l’élection, l’éditorialiste du Quotidien, Marc St-Hilaire, laissait voir qu’il serait possible qu’une élection partielle ait aussi lieu dans Jonquière d’ici 2022.

Sylvain Gaudreault a voulu remettre les pendules à l’heure.

« Il n’en est aucunement question. Ce n’est vraiment pas dans mes plans. Je vais faire mon mandat au complet », a-t-il indiqué lors d’un entretien avec Le Quotidien.

Actuellement, il n’attend que la formation du prochain cabinet des ministres pour y aller de ses revendications pour la circonscription de Jonquière. « Je veux toujours un gymnase pour le Patro. C’est le premier dossier sur le dessus de ma pile. Je vais attendre de voir qui sera ministre et dans quel ministère le dossier va se retrouver, mais il est certain que je vais le relancer », précise M. Gaudreault.

« Et ce n’est pas parce que l’on se retrouve dans la deuxième ou la troisième opposition qu’il est impossible d’obtenir quoi que ce soit. Je l’ai démontré avec l’indemnisation rétroactive des anciens travailleurs de Graphic Packaging et la démolition de l’usine. J’ai pu obtenir des subventions pour la bibliothèque et le [Théâtre] Palace Arvida, le garage municipal et le rond-point à Lac-Kénogami notamment », note le député jonquiérois.

Il entend aussi aider les gens de sa circonscription pour la revitalisation du centre-ville, mais il ajoute qu’il ne peut réaliser les projets. Mais il peut les supporter.

Le guet

Pour sa part, à la suite de sa défaite aux mains du caquiste François Tremblay, Serge Simard a fait une croix sur la politique active. Celui qui a aussi été conseiller municipal a consacré huit années aux citoyens de Dubuc.

Il restera loin de la politique, mais y jettera un oeil.

« Je ne retiens que du positif de mon passage en politique. On oublie les critiques. Ce qui nous amine, c’est ce qui a été réussi. Et on veut que ça continue pour les gens. »

« Moi, je fais partie d’une région. Je dis bien une région et je l’ai toujours défendue. Et je vais continuer à le faire. Si quelqu’un ne fait pas ce qu’il faut pour elle ou qui ne la défend pas, je vais m’élever contre ça. Je ne jouerai pas à la belle-mère, mais il va falloir que les projets avancent », a conclu Serge Simard.