Pas nécessairement plus de taxes pour Saguenay

L’impact sur les finances de Saguenay de la prolongation des salles de cuves précuites jusqu’en 2025 par Rio Tinto est difficile à évaluer, mais elle risque de se solder par une diminution des revenus industriels provenant de cette entreprise.

En point de presse mardi matin, la mairesse Josée Néron est demeurée prudente sur ce sujet, affirmant ne pas connaître la nature précise de l’annonce de l’entreprise. Saguenay devra composer dès le prochain budget avec une réduction de plus ou moins 1 million $ de revenus de taxes de la multinationale, en raison de la réduction de l’évaluation foncière des usines.

Le Quotidien a tenté d’obtenir auprès de la Ville l’entente sur l’évaluation foncière du complexe industriel de la multinationale. Il en ressort qu’il n’y a pas d’entente formelle qui lie les parties.

Le cabinet de la mairesse avait indiqué au Quotidien que le dossier était discuté entre l’évaluateur de Saguenay et Rio Tinto. Le contentieux refusait de transmettre au Quotidien les notes au dossier d’évaluation de Rio Tinto.

La valeur foncière est plus élevée lorsqu’il s’agit d’usines neuves. Les investissements réalisés pour entretenir et maintenir les usines comme les salles de cuves précuites ne génèrent pas les mêmes revenus. À titre d’exemple, les investissements dans les lacs de boue rouge ne rapportent pas un dollar en taxe foncière.