Le conseiller municipal baieriverain, Raynald Simard, croit que l’atmosphère n’est pas propice aux grands projets municipaux en ce moment.

Pas le temps des grands projets, selon Raynald Simard

« La grogne est “pognée”. Je pense que ce n’est pas le temps de parler de projets aux gens. Je pense qu’il faut laisser tomber la poussière un peu et les mettre sur la tablette un petit peu, les laisser mûrir et laisser la population prendre l’initiative sur les projets municipaux. »

Le conseiller municipal de La Baie, Raynald Simard, est conscient du mouvement de contestation en cours, alors que, notamment, le projet d’amphithéâtre au centre-ville de Chicoutimi a causé bien des remous, avant d’être mis sur la glace au profit d’une consultation élargie sur l’avenir de la zone ferroviaire.

« Je pense qu’il y a une situation économique depuis le début de notre mandat qui fait qu’il n’y a pas bien des grands projets qui sont acceptés par personne. Peu importe le projet que tu vas présenter, nos salaires n’ont pas passé, le taux de taxes n’a pas passé, les gens sont bourrés d’amertume », explique-t-il.

Le projet d’Amphithéâtre+ présenté à l’automne par la mairesse Josée Néron prévoyait un investissement de 27 M $ de la part de Saguenay, dans un projet global de 81 M $ où les coûts auraient été divisés avec Québec et Ottawa. Du côté de La Baie, Saguenay a déjà annoncé au comité Patrimoine Saint-Édouard que la Ville pourrait fournir 6 M $ dans le budget total d’environ 17 M $ de sauvegarde de l’église Saint-Édouard et de sa transformation en bibliothèque.

« C’est juste une décantation naturelle qui doit se faire pour revenir et pousser ces projets-là. Nous à La Baie, on a le projet de bibliothèque et ça va être la même affaire si on annonce au monde l’argent pour aller vers une bibliothèque. Le monde va dire “commencez à baisser nos taxes avant de nous bâtir une bibliothèque” », a-t-il dit avant de parler des 20 M $ sur trois ans pour la Place Nikitoutagan à Jonquière.

« Pas de guerre de clocher »

Raynald Simard y allait d’une sortie pour assurer que tous les élus travaillent ensemble et qu’il n’y a pas de division géographique parmi les conseillers. « Il n’y a pas de guerre de clocher au sein des conseillers de Saguenay, les arrondissements ont des méthodes de travail propres et il est important en tant que ville de développer des projets dans chacun des arrondissements. Je crois aussi en l’équilibre des investissements », indiquait-il dans un document envoyé plus tôt au Quotidien.

Il en profitait aussi pour vanter le travail et la cohésion de ses collègues jonquiérois. « Il faut reconnaître les forces en place dans l’équipe de Jonquière, avec leur travail d’équipe exemplaire et leur savoir-faire politique », écrivait-il.

Quant aux élus de Chicoutimi, il les invite à mousser encore plus leurs projets, dont celui d’amphithéâtre, qui pourrait être modifié. « Une affaire qu’on est unanime les 15, c’est que oui le centre-ville de Chicoutimi a besoin d’être dynamisé par un projet à la hauteur de la population », a-t-il enchaîné. Il ne ferme d’ailleurs pas la porte pour éventuellement accorder son appui, mais pas dans la situation actuelle à Saguenay.

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BOUFFE DE RUE: EXCLUSION POUR LE VILLAGE PORTUAIRE

La prochaine mouture du règlement sur les camions de bouffe de rue prévoira une exclusion pour le village portuaire à La Baie. C’est ce qu’annonce le conseiller municipal de La Baie, Raynald Simard.

Le projet permettant la présence de camions de bouffe de rue partout sur le territoire de Saguenay avait été retiré lors du conseil municipal de lundi à Chicoutimi. « Il y avait eu un petit malentendu avec notre urbaniste qui était venu valider avec nous. Dès le départ, on ne voulait pas inclure la zone du quai. D’abord pour une problématique d’achalandage, car quand il y a un bateau, il y a 3000 personnes avec tout plein d’autobus. S’il faut ajouter en plus un “food truck”, ça va être le bordel. Et c’est une demande que j’avais validée avec Promotion Saguenay qui m’avait dit qu’il était vrai que ce ne serait pas très utile, et qu’en plus il y a tout ce qu’il faut à bord des bateaux pour les croisiéristes. Donc, on a créé une zone alentour du quai des croisières pour dire que les “food trucks” n’ont pas le droit d’aller là. Mais en périphérie de la zone, ils pourront aller où ils veulent », a-t-il détaillé. 

Selon le conseiller, le nouveau règlement devrait être présenté aux élus en séance plénière la semaine prochaine pour une adoption lors du prochain conseil municipal. Dans le dernier Progrès, les propriétaires du Pavillon noir, de L’Orphée et du Magasin général avaient dénoncé la venue de camions de bouffe de rue qui aurait été permise par la première mouture du règlement.