Les forces de l'ordre sont sur le pied de guerre pendant une opération contre les assaillants d'un café-restaurant de Ouagadougou, au Burkina Faso.

Pas d'impacts sur le CSI

Les attentats qui ont eu lieu dimanche soir au Burkina Faso n'auront aucune influence sur le travail du Centre de solidarité internationale (CSI) du Saguenay-Lac-Saint-Jean réalisé sur le terrain. Toutefois, il pourrait y avoir des changements pour les stages organisés avec les étudiants du Cégep de Jonquière.
D'après la directrice générale du CSI, Sabrina Gauvreau, il est important pour l'organisme que les populations vulnérables du Burkina Faso ne souffrent pas davantage à cause des attentats qui ont eu lieu dans la capitale Ouagadougou.
« Ça n'aura pas d'impact sur nos projets. On va continuer à être solidaire avec les gens du Burkina Faso. D'ailleurs, présentement, il n'y a aucun Canadien affilié avec nous sur le terrain. Pour le moment, tous nos projets sont en partenariat avec des organismes locaux, avec lesquels nous sommes toujours en contact », assure-t-elle.
Selon elle, le plus grand enjeu est de continuer à aider les populations locales, tout en assurant la sécurité des personnes qui se rendent sur le terrain. « En ce qui concerne les stages, on a plusieurs rencontres de prévues pendant la semaine. On est déjà en rencontre ce matin (lundi), pour faire état de la situation. On veut analyser tous les risques possibles. On ne veut pas cesser d'aller sur place, mais au CSI, on est responsable de la sécurité des personnes qu'on envoie sur les lieux », explique Mme Gauvreau.
Un stage au Burkina Faso est d'ailleurs prévu à l'automne en partenariat avec le Cégep de Jonquière. Pour le moment, la directrice générale du CSI ne peut pas s'avancer sur la décision d'annuler ou non le voyage. Sabrina Gauvreau mentionne que les différents acteurs impliqués dans le projet vont se rencontrer à plusieurs reprises pendant la semaine pour s'assurer de prendre la meilleure décision possible.
« Tout le monde se penche là-dessus. La décision est à venir. C'est sur qu'un événement comme celui-là peut inquiéter les personnes qui devaient partir. Mais on ne veut pas qu'elles aient peur », ajoute-t-elle.
La directrice générale poursuit en mentionnant que l'endroit où a eu lieu l'attentat, qui aurait fait 18 morts, se situe loin du coin dans lequel intervient le CSI.
« Ce n'est vraiment pas au même endroit, affirme-t-elle. L'attentat a eu lieu dans la capitale, alors qu'on travaille surtout dans de petits villages. Et c'était un endroit qu'on interdisait déjà à nos stagiaires ou aux ressortissants canadiens qui étaient au Burkina Faso en partenariat avec nous. Toutefois, on est quand même chanceux qu'il n'y ait eu aucun Canadien envoyé par le CSI sur place ! »
Au Cégep de Jonquière
Au Cégep de Jonquière, on confirme que neuf étudiants et une enseignante doivent partir en stage au Burkina Faso à l'automne.
La coordonnatrice des communications du cégep, France Tremblay, assure que pour le moment, aucune décision n'a été prise à savoir si le stage allait être annulé ou non.
« On est en communication avec nos partenaires. On va regarder la situation évoluer dans les prochains jours. On ne veut pas prendre de décision hâtive. D'ailleurs, on a une rencontre prévue mardi matin avec les étudiants impliqués dans le projet, pour faire le point sur la situation », explique-t-elle.