Justin Trudeau

Pas de quotas à la place des tarifs douaniers

Le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, se fait rassurant face au nouvel accord de libre-échange. Il réitère que les quotas d’exportations ne remplaceront pas les tarifs douaniers sur l’acier et l’aluminium.

« Il y a eu quelques discussions de la part des Américains par rapport à de possibles quotas. Nous, pour l’instant, on dit “absolument pas”. On ne veut pas limiter la croissance de notre industrie particulièrement dans le milieu de l’aluminium », a-t-il confié lors de son passage à Alma, au Lac-Saint-Jean, où les conséquences sont bien réelles, notamment avec Rio Tinto qui a mis sur la glace l’agrandissement d’une usine de billettes en aluminium en raison de l’incertitude.

Le premier ministre Justin Trudeau a profité de son passage à Alma pour rencontrer des électeurs, des étudiants, et pour discuter de certains dossiers en compagnie du député Richard Hébert.

Le chef du Parti libéral a rappelé qu’il «s’opposait fermement aux tarifs illégitimes du président Trump sur l’acier et l’aluminium imposés» et que son parti travaille avec acharnement, depuis des mois, pour qu’il les enlève. «On comprend que ce n’est pas juste une perspective du côté canadien, il y a énormément de membres du Congrès aux États-Unis qui s’opposent aussi à cette guerre tarifaire qui ne fait de bien à personne.»

M. Trudeau a assuré que son gouvernement continuait de mettre de la pression sur les Américains pour le retrait des tarifs tout en appuyant directement l’industrie et les travailleurs.

« L’avenir de l’acier et de l’aluminium au Canada est entre bonnes mains. Nous croyons profondément à cet avenir. Nous continuerons à investir et à protéger nos travailleurs », a conclu celui qui a profité de l’occasion pour souligner le projet Elysis qui sera implanté au Complexe Jonquière.

Aide aux étudiants et travailleurs

Le premier ministre, qui était accompagné du député de Lac-Saint-Jean, Richard Hébert, a profité de son passage, jeudi en fin de journée, au Collège d’Alma, pour « mettre en valeur les mesures prévues dans le budget de 2019 qui aideront les Québécois et tous les Canadiens à réussir au sein d’un marché du travail en évolution rapide et d’une économie mondiale de plus en plus compétitive ».

« On a décidé de mettre l’accent sur la formation des compétences parce que c’est vraiment essentiel si on veut assurer la croissance de l’économie à long terme. Créer des emplois, c’est juste une partie de l’équation. Il faut aussi faire en sorte que les travailleurs possèdent les bonnes compétences pour saisir les opportunités qui s’offrent à eux », a exprimé le premier ministre.

Le budget prévoit une nouvelle Allocation canadienne pour la formation. Celle-ci comprend un solde de crédit d’impôt de 250$ par année visant à couvrir les frais de formation ainsi que quatre semaines de prestations d’assurance emploi. Cette mesure permettra aux travailleurs canadiens de s’absenter du travail pour poursuivre une formation.

En plus des investissements pour aider les étudiants et les travailleurs canadiens, le gouvernement fédéral travaille, en compagnie des provinces et des territoires, à modifier les lois du travail. Des modifications en matière de sécurité d’emploi pourraient faciliter la mise à niveau des compétences.

Le premier ministre concède que la rapide évolution du marché du travail, les avancées technologiques et les réalités de l’économie mondiale peuvent poser problème sur le plan de la mise à niveau des compétences.

Devant un public composé en grande partie d’étudiants, il a rappelé la baisse du taux d’intérêt imposé sur les prêts et bourses qui devrait leur permettre d’économiser jusqu’à 2000 $ sur l’ensemble de leur dette.

Rencontre

Plus tôt en après-midi, le chef du Parti libéral s’est entretenu avec quelques étudiants de l’établissement collégial qui accueille 1300 étudiants. Des étudiants en protection de la faune et en Techniques policières ont témoigné de leur cheminement scolaire.