Le maire de Roberval, Sabin Côté, assure qu’il ne sera pas possible d’acheter du cannabis au centre-ville, soit près des écoles et de l’hôpital.

Pas de pot au centre-ville de Roberval

La Ville de Roberval travaille à déterminer le secteur où les citoyens pourront acheter du cannabis, une fois la loi fédérale sur la légalisation adoptée. Un point de vente éventuel pourrait ainsi voir le jour près de la succursale de la Société des alcools du Québec (SAQ), située sur le boulevard Marcotte, à l’entrée de la municipalité.

« Ce qu’on veut éviter, c’est que si la loi passe en août, qu’on ne se ramasse pas déculottés et qu’on ne se retrouve pas à n’avoir rien planifié. Par exemple, où le cannabis pourra se vendre et se consommer », fait valoir le maire de Roberval, Sabin Côté.

Ce dernier est certain d’au moins une chose : le point de vente n’aura pas pignon sur rue au centre-ville, soit près des écoles et de l’hôpital.

Souper dans les rues
Sabin Côté préside le comité sur la sécurité publique de la MRC et assure que son équipe et lui ont commencé à « travailler sur comment on module les règles municipales de la paix et de l’ordre pour établir les modalités de consommation ».

« Est-ce qu’on veut que la consommation du cannabis se fasse de la même façon que les boissons alcoolisées ? La réponse est probablement non », explique M. Côté.

Lors du Souper dans les rues, par exemple, la consommation d’alcool est permise. Le maire se questionne maintenant à savoir si le cannabis le sera tout autant.

« Ce n’est pas le genre de question que Justin Trudeau s’est nécessairement posée quand il a décidé de passer cette loi », déplore M. Côté.

La MRC « calme les ardeurs »
L’aménagiste à la MRC du Domaine-du-Roy, Pier-Luc Dufour, est de marbre : il ne faut pas s’alarmer avec la légalisation du cannabis. Les municipalités de la région n’auront pas toutes des points de vente, selon lui.

« À date, on parle d’une succursale qui va s’occuper de vendre le cannabis pour 200 000 habitants, ce qui équivaut à la population de la région. On s’attend donc à ce que ce soit à Saguenay. Le problème s’en vient, mais la vente, ce ne sera pas pour tout de suite », fait-il valoir.

Pier-Luc Dufour comprend pourquoi Roberval ne souhaite pas voir ce type de commerce s’implanter près des écoles et du centre hospitalier, mais croit que le gouvernement va bien encadrer la vente.

L’exemple des Rythmes du monde
Concernant la consommation de cannabis durant les événements extérieurs, M. Dufour rappelle qu’à Saguenay, l’organisation du Festival des rythmes du monde a contesté une amende liée au tabac qui lui avait été donnée parce qu’un festivalier avait fumé.

« L’organisation a contesté et a gagné parce que, oui, les événements ont la responsabilité d’inciter à ne pas fumer, mais elles ne peuvent pas avoir des agents de sécurité partout. Il y a une jurisprudence à ce sujet », partage le jeune aménagiste.