Pas de père Noël dans les quartiers de Saguenay

Laura Lévesque
Laura Lévesque
Le Quotidien
Sous les ordres de la Santé publique, Saguenay refuse le passage du char allégorique de la Caserne des Jouets dans les quartiers de la ville, du moins pour le moment.

Instigateur du projet, Mario Gagnon a en effet annulé sa première fin de semaine, les 5 et 6 décembre, où il devait circuler dans les rues avec sa remorque de 35 pieds, décorée et avec à son bord quelques lutins respectant la distanciation sociale. La régie des événements de Saguenay, qui aurait agi selon la demande de la Santé publique, estime que cette activité est trop risquée en temps de pandémie.

Le projet de Mario Gagnon, précisons-le, visait à circuler dans les rues pour saluer les jeunes qui devaient rester sur leur terrain ou dans la maison, et ce, toutes les fins de semaine du mois de décembre.

« On voulait amener le père Noël à eux, car ils ne pouvaient pas venir à nous. Avec un char de 35 pieds, le père Noël et les lutins ont une grande distance entre eux. On pourrait être 6 sur le char, mais on est moins que ça », décrit M. Gagnon.

Ce dernier espère que la Santé publique et la Ville changent leur fusil d’épaule et autorisent cette activité qui devait changer de quartier chaque fin de semaine. « On m’a dit que la décision sera réévaluée. Je devrais avoir des nouvelles d’ici la fin de semaine », confirme-t-il.

Mario Gagnon n’a cependant pas eu plus d’informations sur les craintes des experts. Est-ce qu’ils ont peur que les enfants se rassemblent près du père Noël ou qu’ils prennent envie d’aller voir leurs amis si tous les gens du quartier sont à l’extérieur ? Est-ce difficile à organiser avec le Service de police et la fermeture de rues ?

« Je ne sais pas. C’est la régie des événements qui m’a répondu que la Santé publique ne voulait pas. Pourtant, il y a eu un marché de Noël, des rallyes aussi à la Baie. Je ne crois pas que mon char allégorique comporte plus de risques. Mais que veux-tu ? Je dois respecter les règles », laisse-t-il tomber.

Ce dernier a mis plus de 50 heures sur la décoration du char avec l’aide de bénévoles et de Québec Issime.