Le conseiller Raynald Simard a écouté les citoyens du secteur du chemin Saint-Louis, pour finalement rejeter le projet de construction de mini-maisons dans le secteur, près du Camping au Jardin de mon père.
Le conseiller Raynald Simard a écouté les citoyens du secteur du chemin Saint-Louis, pour finalement rejeter le projet de construction de mini-maisons dans le secteur, près du Camping au Jardin de mon père.

Pas de mini-maisons à La Baie

Jonathan Hudon
Jonathan Hudon
Le Quotidien
Les citoyens se sont levés, les conseillers ont écouté, le projet a avorté. C’est exactement ce qui s’est passé avec un projet de mini-maisons projeté dans le secteur du chemin Saint-Louis à La Baie, près du Camping au Jardin de mon père. La construction de 25 habitations par Moulures SMDT n’aura donc pas lieu, après que les conseillers aient voté à l’unanimité contre la modification du règlement de zonage, mardi après-midi, lors de la séance du conseil d’arrondissement de La Baie tenue au Pavillon des croisières.

À l’étape de la consultation publique, le projet de règlement est mort dans l’oeuf. Le citoyen Daniel Rondeau est venu lire une missive qui décrivait les inquiétudes des résidants quant à l’implantation d’un tel projet, avant de remettre une pétition d’une centaine de signatures.

Aussitôt, le conseiller municipal du secteur, Raynald Simard, a demandé le vote au projet de règlement. M. Simard et ses collègues Éric Simard et Martin Harvey ont tous voté contre. La dizaine de citoyens présents a applaudi la décision. «On n’est pas rendu là et je ne veux pas que La Baie serve de cobaye à ce genre de projet», a soulevé Raynald Simard à l’attention du public.

Une dizaine de citoyens du secteur du chemin Saint-Louis étaient présents au conseil d’arrondissement de La Baie, mardi, pour s’opposer au projet de mini-maisons projeté dans le secteur.

Au terme de la séance, une citoyenne du chemin Saint-Louis, Guylaine Tremblay, a expliqué au Quotidien les différentes raisons qui ont mené à cette opposition. Une hausse du trafic, une dévalorisation des maisons avoisinantes et une destruction de l’écosystème ont pesé dans la balance.


« Je pense que la population n’est pas prête à ça, a-t-il concédé. À La Baie, on a également des quartiers de maisons mobiles donc ce n’est pas une question budgétaire, c’est-à-dire que si une personne veut payer moins cher pour une maison, il peut le faire avec une maison mobile. On va aller voir ailleurs avant et on ne veut pas servir de cobaye. »
Raynald Simard

«On a fait le tour des résidants qui demeurent à proximité du projet de mini-maisons et après consultation, on a monté une pétition afin de la présenter à notre conseil, a-t-elle souligné. Avec le Camping au Jardin de mon père, il y a déjà beaucoup de trafic dans le secteur. On s’inquiétait aussi de la faune et la flore, puisque la construction aurait été près de la Rivière-à-Mars. C’est un beau coin touristique et on craignait que ça affecte l’écosystème.»

Mme Tremblay et ses concitoyens ont travaillé sur le dossier au cours des trois derniers mois. Ils étaient donc soulagés que cette histoire prenne fin, avant même qu’un premier coup de pelle ne soit donné.

De son côté, le conseiller Raynald Simard souhaitait avant tout être à l’écoute des citoyens, même si le désir d’instaurer un quartier de mini-maisons était réel.

«Je pense que la population n’est pas prête à ça, a-t-il concédé. À La Baie, on a également des quartiers de maisons mobiles donc ce n’est pas une question budgétaire, c’est-à-dire que si une personne veut payer moins cher pour une maison, il peut le faire avec une maison mobile. On va aller voir ailleurs avant et on ne veut pas servir de cobaye.»

Raynald Simard a également soulevé un vide juridique entourant la gestion d’un parc de mini-maisons, qui connaît un certain engouement ailleurs au Québec.

«On a reçu une pétition et les citoyens m’en parlaient depuis le début du projet, a-t-il fait remarquer. Ils voient déjà beaucoup de va-et-vient sur le chemin Saint-Louis et un parc de 25 mini-maisons, c’est au moins 50 voitures de plus. En tant que Ville, je ne pense pas qu’on est prêt à recevoir ce genre de projet.»