C’est Robert Rousseau qui a présenté le projet de desserte de gaz naturel.

Pas de gaz naturel sans BlackRock

La construction d’une desserte en gaz naturel pour la zone industrialo-portuaire (ZIP) de Saguenay par l’entreprise Énergir est conditionnelle à la réalisation du projet industriel de Métaux BlackRock.

Des représentants de plus gros fournisseurs de gaz naturel au Québec ont avoué lors de la première étape du processus d’audience du Bureau d’audiences publiques en environnement (BAPE), tenue à l’Hôtel La Saguenéenne, que le projet de desserte de 13,8 km est intimement lié à celui de l’usine de transformation de minerai de Métaux BlackRock, dans le secteur de Port de Saguenay à La Baie.

Pour l’instant, le seul client potentiel de la desserte de la ZIP est la minière, qui aura besoin d’un peu plus du quart de la capacité totale de gaz qui pourrait être acheminé par Énergir. À moyen terme, on espère que la desserte en gaz naturel de la ZIP attire d’autres industries à Port de Saguenay, dans le secteur de La Baie.

Cependant, tant Énergir que Frédéric Lebrun, directeur, commercialisation et projets auprès de Port de Saguenay, ont assuré que le projet de Métaux BlackRock chemine selon un processus normal.

La seule alternative au gaz naturel, pour Métaux BlackRock, est d’utiliser le charbon comme source d’énergie.

La séance du BAPE est tenue sous la présidence de Marie-Hélène Gauthier.

Première partie

Une cinquantaine de personnes s’étaient déplacées pour assister à cette première étape des audiences du BAPE. Elles portaient sur le prolongement du réseau existant de gaz naturel d’Énergir, à partir de Bagotville.

Prenant la parole pour la Coalition Fjord, Chantal Goupil a expliqué au début de la rencontre pourquoi elle et son organisme avaient demandé la tenue de ces audiences. Ils jugeaient que les réponses offertes par Énergir lors d’une séance d’information en avril dernier n’étaient pas suffisantes.

Tout au long de la soirée, les échanges sont demeurés courtois entre les citoyens et l’entreprise. Les réponses à des questions plutôt pointues ont été la plupart du temps précises, tant de la part d’Énergir que des différents ministères qui étaient présents.

Des citoyens ont questionné l’entreprise sur les retombées économiques attendues de ce projet, sur l’impact de la construction d’un gazoduc sur les milieux humides, sur l’augmentation des gaz à effets de serre, ou encore, sur les fuites de gaz du réseau existant au Saguenay-Lac-Saint-Jean.

La seconde partie des audiences du BAPE est prévue le 13 août, encore une fois à La Saguenéenne. C’est à ce moment que les citoyens pourront faire part de leurs opinions sur le projet.

Une cinquantaine de personnes étaient présentes à cette première partie des audiences du BAPE.

Le BAPE publiera son rapport au ministre de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MELCC) le 7 novembre prochain. Il sera rendu public dans un délai maximal de deux semaines.

Approbation

Si le projet reçoit l’aval du gouvernement, la construction aura lieu en 2020. Après le rapport du BAPE, des recommandations émaneront du MELCC. Il reviendra ensuite au Conseil des ministres d’autoriser le projet. Les coûts de construction sont estimés à 30 millions de dollars.