La direction n'a pas du tout digéré que des élèves profitent de la fin des classes, mercredi, pour lancer des oeufs, de la farine, des feuilles et autres substances sur les murs et sur le plancher de la place centrale. De plus, certains ont brisé de l'équipement, ont empilé des tables et ont versé de l'huile dans des marches.

Pas de bal pour les auteurs du grabuge

Les élèves qui ont causé du grabuge à la polyvalente des Quatre-Vents de Saint-Félicien pourraient payer cher pour leurs gestes.
La direction n'a pas du tout digéré que des élèves profitent de la fin des classes, mercredi, pour lancer des oeufs, de la farine, des feuilles et autres substances sur les murs et sur le plancher de la place centrale. De plus, certains ont brisé de l'équipement, ont empilé des tables et ont versé de l'huile dans des marches.
« Nous sommes à évaluer les conséquences à donner aux élèves. Il y a 30 jeunes responsables de ces actes, dont quinze de cinquième secondaire. C'est un bris de confiance énorme qu'ils ont fait et ils devront en subir les conséquences », a commenté, déçu, le directeur Patrice Boivin.
Comme le bal des finissants a lieu vendredi soir et est organisé par la direction de l'école, les élèves fautifs ne devraient pas pouvoir y participer. « Nous avons des rencontres avec eux pendant l'année pour leur expliquer l'énergie que l'école met pour faire de ce bal des finissants sans alcool un moment fort qui marque la fin de leur secondaire. Et mercredi, certains ont brisé ce lien de confiance. On ne s'attendait pas du tout à ça », a-t-il ajouté.
Patrice Boivin souligne que certains gestes auraient pu causer des blessures. « Il y a des tables qui ont failli tomber sur des élèves et les marches recouvertes d'huile étaient très glissantes. Il faut donc que les jeunes payent pour ces méfaits », a-t-il tranché. Pour ceux qui ont causé du vandalisme, ils pourraient avoir à payer une facture salée.
« On est allés trop loin »
Un élève de troisième secondaire, qui a été suspendu pour une durée indéterminée pour avoir répandu de la farine dans la polyvalente, a accepté de se confier anonymement au Quotidien. « Ça arrive chaque année, mais là c'était vraiment pire. Le mot s'était donné au cours de la journée et ç'a dégénéré. On est allés trop loin et c'est correct d'en subir les conséquences maintenant. C'est plate par contre pour ceux de cinquième secondaire qui attendaient leur bal depuis longtemps, mais il faut respecter la décision du directeur », avoue celui qui regrette maintenant son geste.
Le directeur trouve dommage qu'une poignée de jeunes ternisse ainsi la réputation et l'image de cette école.
Jeudi matin, la direction a rencontré tous les élèves de la polyvalente pour leur faire part de sa déception et leur rappeler les règles de civisme. Chacun était invité à remplir une feuille de dénonciation. Avec Dominique Gobeil