Lucien Boivin ne sollicitera pas de nouveau mandat de préfet en novembre prochain. Dans deux ans, il ne tentera pas non plus de se faire réélire pour une troisième fois à la tête de la municipalité de Saint-Prime.

Pas d’autre mandat pour le préfet Lucien Boivin

Lucien Boivin a annoncé mardi soir qu’il ne solliciterait pas de nouveau mandat de préfet de la MRC du Domaine-du-Roy. Il estime que la combinaison des tâches de maire et de préfet est imposante, ce pour quoi il fera de l’élection du préfet au suffrage universel son cheval de bataille, au cours des deux prochaines années.

Le maire de Saint-Prime a profité de l’assemblée de la MRC pour faire connaître sa décision à ses collègues. Deux ans après avoir été élu par ses pairs, Lucien Boivin laissera le poste à la fin de son mandat, le 22 novembre. Il continuera toutefois à siéger à la table de la MRC pendant les deux années où il assumera toujours son rôle de maire.

« Ma décision est liée à la charge de travail que ça demande. Quand on est maire d’une municipalité, ça demande beaucoup de travail. En même temps, le travail de préfet exige beaucoup de temps. Il y a 12 tables où j’intervenais. Je voulais être efficace. Mais travailler six jours sur sept, c’est exigeant », confirme-t-il.

Au cours des deux prochaines années où il siégera toujours à la MRC à titre de maire de Saint-Prime, il compte défendre l’idée d’élire le préfet au suffrage universel.

« C’est comme ça à la MRC de Maria-Chapdelaine et le préfet peut se concentrer sur le développement de la MRC. Il n’a pas à cumuler deux fonctions. En étant élu par le public, ça donne aussi une notoriété plus forte, estime-t-il. Je veux travailler avec les collègues pour essayer d’intégrer cette nouvelle façon de faire. »

Lucien Boivin ne sollicitera pas non plus de prochain mandat à titre de maire. « Je termine mon mandat dans deux ans. Je considère que deux mandats pour un maire, c’est la formule gagnante. Je considère que j’ai donné le meilleur de moi-même. »

Quant à la possibilité de revenir à la tête de la MRC advenant le cas où l’élection au suffrage universel serait mise en place, il refuse de se prononcer pour le moment. « C’est une réponse que je pourrai donner à ce moment-là. On traversera la rivière quand on y sera arrivé. »

En attendant, il dresse un bilan positif des deux dernières années passées à titre de préfet. « L’équipe de la MRC est performante. Ce sont des gens dédiés au développement de la MRC. On a travaillé sur le dossier du transport intermunicipal, on a fait connaître notre MRC, on a élaboré un schéma de développement et un schéma en agriculture, il s’est fait de belles choses. »

Au début de son mandat, le préfet souhaitait se concentrer sur le manque de main-d’œuvre et l’accès à Internet haute vitesse.

« On n’a pas arrêté de travailler là-dessus. Les tours de télécommunication, c’est en train de se concrétiser. Et la main-d’œuvre, on travaille là-dessus avec le programme Ose le pays des Bleuets. On travaille fort. »