Pierre Lavoie a décidé de ne pas loger de demande d’aide financière à Saguenay pour l’édition 2019 du Grand défi.

Pas d’argent de Saguenay pour le Grand défi

La prochaine édition du Grand défi Pierre Lavoie ne touchera pas un cent de la part de Saguenay. Non pas que la Ville a sabré dans sa contribution ; c’est plutôt Pierre Lavoie lui-même qui a décidé de ne pas loger de demande cette année.

« La décision, je ne l’ai pas prise hier. Ça fait plusieurs semaines que j’ai décidé de ne pas loger de demande de commandite en raison du contexte dans lequel se trouvent les finances de la Ville. Cette année, c’est comme ça. Si vous me demandez ce que ce sera l’an prochain : on verra. Mais j’aimerais qu’on arrête de dire que le Grand défi reçoit 100 000 $ de Saguenay quand on n’en reçoit pas », a confié au Quotidien le triathlète saguenéen.

Pierre Lavoie comprend la grogne qui anime les citoyens en raison de l’augmentation des taxes municipales et il est bien content d’avoir vu venir le coup en n’offrant pas à Saguenay de figurer parmi ses commanditaires habituels. Ça ne l’empêchera pas d’inviter les quelque 200 équipes du Grand défi à rouler dans la région en juin et de continuer de faire la promotion du Saguenay-Lac-Saint-Jean qu’il adore sur toutes les tribunes médiatiques, qui diffuseront le départ au Saguenay en direct. Un impact médiatique qui vaut une fortune.

Cependant, il déplore le climat qui règne actuellement au Royaume. « Je ne suis pas sûr que ce qui se passe actuellement est positif. Moi, j’ai une organisation qui a des retombées importantes pour la région. Rien qu’au Saguenay, on a remis 1,1 million $ en argent à des écoles, au cours de sept dernières années. Et je ne compte pas le Lac-Saint-Jean. On a créé le programme qui donne aux écoliers l’accès gratuit aux sentiers de ski de fond dans 25 centres au Québec, dont sept dans la région. On va continuer de le faire et même si je roule 115 000 kilomètres par année et que la logique voudrait que j’habite à Montréal, je vais continuer de rester dans ma région, à Chicoutimi. Mais pour d’autres organisations, je ne suis pas sûr que ce qui se dit est un incitatif à venir s’établir. Le message qu’on entend, ce n’est pas le fun. »

Selon Pierre Lavoie, ça prend des activités pour rendre une ville attrayante. Et il ne faut pas que le débat actuel sur les finances municipales devienne un frein pour tout et envoie un mauvais message aux promoteurs de l’extérieur.