Nathan Simard, Liam Tremblay, Jasmine Pilote et l’orthophoniste Karel Potvin ont rencontré père Noël et mère Noël.
Nathan Simard, Liam Tremblay, Jasmine Pilote et l’orthophoniste Karel Potvin ont rencontré père Noël et mère Noël.

Parler au père Noël avec assurance

Père Noël et mère Noël ont pris une pause de leur horaire plus que chargé, à quelques jours de Noël, afin d’effectuer une visite surprise, mardi, à l’hôpital d’Alma. Une quinzaine d’enfants qui présentent une hypothèse ou un diagnostic de trouble développemental du langage et des sons de la parole ont mis en application le travail réalisé au cours des dernières semaines en relevant le défi colossal que peut représenter, pour eux, une rencontre avec le père Noël.

L’activité d’intégration sociale visait à fournir des outils pour corriger des bris de communication aux jeunes qui sont suivis en orthophonie, en ergothérapie et en physiothérapie dans les locaux du Programme de réadaptation à l’enfance - Équipe de déficience physique d’Alma.

« On a ciblé des jeunes qui ont un défi à se faire comprendre. Souvent, dans la période des Fêtes, c’est un défi pour eux. Quand ils vont visiter le père Noël, ils se font poser les questions : quel est ton nom ? Quel est ton âge et qu’est-ce que tu veux comme cadeau ? Il n’y a pas beaucoup de monde qui comprend ce qu’ils veulent », explique la coordonnatrice clinique et orthophoniste, Karine Duchesne.

Nathan Simard, Liam Tremblay, Jasmine Pilote et l’orthophoniste Karel Potvin ont rencontré père Noël et mère Noël.

Le travail a été effectué en amont avec l’équipe de professionnels alors que les jeunes ont préparé la fête de Noël. En petits groupes, ils ont travaillé à répondre aux questions susceptibles d’être posées à maintes reprises pendant la période des Fêtes dans l’unique objectif de mieux se faire comprendre.

Les jeunes de 4 ans ont également réalisé un cahier de communication afin de faciliter les diverses interactions. Les idées de cadeaux ont été dessinées, écrites ou même collées par eux. « Ça permet aux jeunes de soutenir la conversation. Si le père Noël ne comprend pas bien, il y a des images pour lui dire le cadeau », précise Mme Duchesne. Elle cite en exemple les populaires blocs Lego qui représentent un défi de prononciation pour ces jeunes.

Les professionnels ont présenté divers moyens pour corriger un bris de communication, comme répéter les mots ou présenter une image plutôt que de s’en remettre aux parents qui peuvent souvent parler à la place de leur jeune.

Le cahier de communication permet aux jeunes de présenter ce qu’ils aimeraient obtenir comme cadeaux du père Noël.

« On veut développer une autonomie au niveau du langage. Ce sont des enfants qui se fient beaucoup à leurs parents, ils vont les regarder pour qu’ils parlent pour eux », expose Mme Duchesne.

L’objectif est de transmettre cette confiance qui permettra aux jeunes d’aller à la rencontre du père Noël et d’être en mesure de se faire comprendre par la parole ou avec l’aide du cahier de communication.

Visiblement, la quinzaine de jeunes ont été sages puisque, mardi, ils ont rencontré avant tout le monde le père Noël, qui était accompagné de mère Noël. En famille et accompagnés de leur cahier de communication, les enfants ont pu formuler, en personne, leurs souhaits au seul et unique père Noël.

La coordonnatrice clinique et orthophoniste, Karine Duchesne, et son équipe accueillaient, mardi, père Noël, mère Noël et une quinzaine d’enfants de moins de 5 ans dans les locaux du Programme de réadaptation à l’enfance - Équipe de déficience physique d’Alma.

En plus de cette rencontre magique, les jeunes ont participé à des ateliers de motricité fine et globale à travers la réalisation de bricolages et la participation à un parcours à obstacles. La coordonnatrice clinique et orthophoniste, Karine Duchesne, explique que les jeunes qui présentent des difficultés de langage ont souvent des difficultés de motricité fine. « Il y a quand même un pourcentage de jeunes pour qui la motricité globale, soit se repérer dans l’espace, faire du vélo et sauter, reste difficile », conclut-elle.