Des parents du CPE Le Jardin de Robi étaient outrés hier, lorsqu'ils ont su que les trafiquants de stupéfiants appréhendés la veille par la police étaient en possession d'armes.

Parents sous le choc

Des parents dont les enfants fréquentent le centre de la petite enfance (CPE) Le Jardin de Robi de Roberval étaient consternés par la saisie en matière de stupéfiants survenue à quelques dizaines de pieds de leur garderie, mercredi.
Rencontrés au lendemain de la frappe policière, des gens qui déposent leurs bouts de chou quotidiennement au CPE pour les confier à des éducatrices étaient surtout choqués lorsqu'ils ont su que les trois suspects appréhendés dans cette affaire étaient munis d'armes à air comprimé et d'armes blanches.
«J'ai vu les policiers quand je suis venu chercher mes fils. C'est surtout l'histoire des armes que je trouve énervante. On ne sait pas ce qui aurait pu se passer ", a témoigné Richard Naud.
Conscients qu'il n'est pas évident de savoir tout ce qui se passe en ville, des pères et des mères rencontrés dans le stationnement du Jardin de Robi par Le Quotidien ont applaudi l'intervention de la police.
«S'ils peuvent éradiquer ça, ce fléau-là ", a lancé un papa sous le couvert de l'anonymat. " C'était le temps qu'ils les pognent. Mais de toute façon, de la drogue, il y en a partout. »
Bien que certains parents ne se disent pas trop inquiets par cette affaire, d'autres ont trouvé ça " bien ordinaire " lorsqu'ils ont entendu le mot arme, affirmant que " ça aurait pu être dangereux ".
«J'ai vu tout ce qui s'est passé. Des petits enfants étaient là aussi. C'était spécial! On ne peut pas tout contrôler. Je ne suis pas curieux alors je suis reparti tout de suite ", a commenté Yannik Caron, papa d'un enfant de 4 ans et demi.
«Ça ne donne pas grand-chose d'être fâché, on ne peut rien faire pour ça. Ça n'a rien à voir avec la garderie, même si c'est tannant, car c'était de l'autre bord du chemin " a souligné Nancy Langlais, maman d'un enfant de 5 ans qui a été informée des événements par l'entremise des médias.
Pour sa part, c'est sur les réseaux sociaux mercredi soir que Jean-Michel Guay de Saint-Prime a appris que la police avait arrêté des trafiquants de drogue près de son CPE. " C'est plate et c'est bizarre! Mais on ne peut pas aller voir ce qui se passe dans toutes les maisons. Je ne suis pas au courant de l'histoire, mais c'est bien ordinaire. J'ai su aujourd'hui (hier) que les gars étaient armés et j'avoue que je n'ai pas aimé ça ", a commenté Jean-Michel Guay.
Itremblay@lequotidien.com