Le projet de Louis-Pierre Cossette et Anaë Bilodeau raconte l'histoire d'un travailleur, père de trois enfants, qui a vu son quotidien transformé en raison de la pandémie de COVID-19.
Le projet de Louis-Pierre Cossette et Anaë Bilodeau raconte l'histoire d'un travailleur, père de trois enfants, qui a vu son quotidien transformé en raison de la pandémie de COVID-19.

Parenthèse de l’ONF: regard humain sur la pandémie

Eve-Marie Fortier
Eve-Marie Fortier
Le Quotidien
Louis-Pierre Cossette et Anaë Bilodeau, deux artistes respectivement originaires d’Alma et de Chicoutimi, présenteront l’une de leurs productions d’animation par le biais du projet Parenthèse, chapeauté par l’Office National du Film (ONF), à travers duquel sept artistes sont témoins d’autant de quotidiens transformés par la pandémie de COVID-19.

Dès lundi, chaque jour de la semaine sera réservé à la publication d’une partie de la production de l’un des artistes, et ce, pour les deux prochains mois. Il faudra patienter jusqu’au même jour de la semaine suivante pour découvrir une autre partie de cette même production, et ainsi de suite. Au final, cela représentera 56 courts récits, où une voix est donnée à sept citoyens, durant huit semaines, chacun racontant son quotidien transformé, sous forme d’une animation habilement produite par l’un des sept artistes participant au projet.

La diffusion se déroulera sur Instagram, puisque chaque animation est très courte. « Nous avons choisi cette plateforme étant donné qu’elle était celle qui nous offrait le plus de visibilité pour la façon dont notre projet est présenté », a souligné Magalie Boutin, responsable des relations avec les médias de l’ONF.

Le projet de Louis-Pierre Cossette et Anaë Bilodeau raconte l'histoire d'un travailleur, père de trois enfants, qui a vu son quotidien transformé en raison de la pandémie de COVID-19.

Collaboration de deux artistes de la région

Chaque quotidien qui sera illustré au fil de la diffusion de Parenthèse sera unique et se différenciera des autres. L’oeuvre de Louis-Pierre Cossette et d’Anaë Bilodeau, qui sera publiée les vendredis, donne une voix à un entrepreneur qui a vu son quotidien être transformé depuis l’arrivée de la crise sanitaire. Étant père de trois enfants, l’augmentation drastique de contrats de production d’équipements de protection pour les milieux essentiels et à risque a transformé le quotidien de l’homme du Saguenay-Lac-Saint-Jean.

« Nous donnons la parole à des gens qui n’en auraient pas autrement. L’entrepreneur de notre récit ne serait pas nécessairement quelqu’un qui publierait son expérience sur les réseaux sociaux, alors c’est intéressant de lui donner une voix. Il est heureux de faire partie de ceux qui ont pu garder leur emploi, mais la forte augmentation de contrats l’entraîne dans un tourbillon infernal. Ce genre d’expérience va pouvoir perdurer dans le temps, puisque grâce à nos oeuvres, nous pourrons revoir dans quelques années une parenthèse de la pandémie que nous aurons tous vécue », a souligné M. Cossette.

Travailler en collaboration avec l’ONF est un bel accomplissement pour le couple d’artistes passionnés de l’animation, qui ne peut travailler l’un sans l’autre depuis 2008. « C’est un peu comme un rêve de travailler avec cette institution. Elle nous supporte beaucoup au niveau du partage, de la visibilité et de l’encadrement. Cette collaboration est une belle étape dans notre carrière », a mentionné l’artiste.

Coup d’envoi d’un projet plus grand

Parenthèse donne le coup d’envoi au projet COVID, au travers lequel 40 artistes collaboreront. De nouvelles oeuvres seront graduellement dévoilées tout au long de l’été. Alors que Parenthèse présentera des quotidiens sous la forme d’animation, d’autres types d’oeuvres seront produits pour la suite du projet, que ce soit sous forme de documentaire, de réalité virtuelle ou d’animations différentes.

Le projet complet de l’ONF permettra d’avoir une vision d’ensemble de la réalité des citoyens canadiens. « En travaillant avec 40 artistes provenant de partout au travers le pays, cela nous permet d’avoir une perspective de ce qui se produit partout en ce contexte de crise sanitaire », a expliqué Mme Boutin.

« Lorsque nous avons vu les impacts de la pandémie, nous avons immédiatement su que nous devions l’imager. Depuis 81 ans, nous avons toujours couvert ce qui se déroulerait dans l’actualité canadienne, que ce soit positif ou négatif. Puisque la COVID-19 est universelle et touche tout le monde, il est essentiel de voir comment les gens vivent leur quotidien, qui est inévitablement transformé », a-t-elle ajouté.