Louisiana-Pacific n'a pas donné de réponse à la municipalité au sujet de la vente de la bâtisse et du terrain de Panneaux Chambord.

Panneaux Chambord: le maire attend

Louisiana-Pacific n'a toujours pas donné de réponse concernant la vente de la bâtisse et du terrain de Panneaux Chambord à la municipalité. Le maire Gérard Savard va patienter jusqu'au début de février.
«On sera plus incisif dans nos démarches si nous n'avons pas eu de réponse prochainement. Nous attendons toujours. C'est certain que nous avons envoyé notre lettre un peu avant les Fêtes, ça peut être normal que ça prenne un certain temps», a-t-il mentionné.
Bien qu'il soit décidé à mettre de la pression s'il n'a pas de nouvelle, M. Savard n'envisage pas de moyens drastiques comme d'exproprier la compagnie. Il souhaite pouvoir négocier avec eux dans des délais raisonnables.
Le problème, c'est que la compagnie est difficile à joindre. Le siège social de Montréal est fermé et le magistrat ne réussit qu'à communiquer avec une seule personne au Québec, un ingénieur forestier.
Le maire ne veut pas trop que le dossier traîne, car l'usine pourrait peut-être intéresser Métaux Blackrock pour implanter son projet d'usine de transformation de fer et de vanadium. Également, le projet embryonnaire de transformation de plusieurs essences de bois nommé BCI-CITVA qui réaliserait des activités de déroulage pour la conception de panneaux ainsi que la fabrication de biocharbon pourrait s'y installer.
La municipalité n'a pas dévoilé le prix qu'elle désirait débourser pour l'achat de la bâtisse et du terrain. L'évaluation municipale s'élève à six millions$, mais comprenait les volumes de bois liés à l'usine. La bâtisse est en bon état. Des employés assuraient l'entretien depuis sa fermeture il y a huit ans.
Par ailleurs, Louisiana-Pacific doit réaliser une étude de caractérisation des sols pour déterminer si le terrain est contaminé.