L’UQAC a 50 ans

L'auteur de cette chronique, Jean-Guy Hudon, Ph.D., est professeur émérite et retraité du Département des arts et lettres de l’UQAC

PAGE UQAC / Jeune étudiant gradué de l’Université Laval, je suis arrivé à Chicoutimi à l’été de 1969 pour entreprendre, en septembre suivant, à l’UQAC, un enseignement à temps plein qui s’est poursuivi jusqu’en avril 2006. J’étais donc en poste à la naissance même de l’institution universitaire chicoutimienne, et, comme tous les pionniers d’alors, j’ai participé aux différentes étapes de sa mise en marche. Ce furent des débuts à la fois exaltants et difficiles, où chacun et chacune y allait avec enthousiasme (un enthousiasme parfois délirant, si j’ose dire), sans égard à la dépense d’énergie nécessitée par l’objectif commun. C’est ainsi que les quelque 85 premiers professeurs, dont il ne reste aujourd’hui aucun « survivant » encore actif - il y en a 235 actuellement -, ont élaboré des programmes nouveaux dans des structures nouvelles, avec tous les « à-côtés » que la chose implique. J’ai souvenir des multiples efforts déployés par toutes et tous pour faire fonctionner la jeune université. Toutes les entités disciplinaires, appelées « modules », y compris le Module des lettres, où j’ai oeuvré pendant les 37 ans de mon activité de professeur de littérature francophone, tous les modules, dis-je, au début, faisaient et refaisaient leurs programmes chaque année, voire à chaque session, ajoutant ici, corrigeant là, ajustant ailleurs, et se donnaient en même temps les outils de gérance requis : politique d’évaluation de l’enseignement, questionnaires d’évaluation, normes linguistiques de base, création et re-création de banques de cours, confection de listes d’ouvrages à acquérir en bibliothèque, car en l’absence de documentalistes disciplinaires, à l’époque, chaque professeur était responsable de l’opération en son domaine… ; le tout, en mettant à l’épreuve, avec patience, la double structure département-module, dans un cadre, abandonné depuis, de double vice-décanat, de lourde mémoire. Ces débuts épiques ont duré plusieurs années et il me semble, avec le recul, que nous étions de tous les débats et sur tous les fronts à la fois.

Le visage de notre institution a été profondément modifié depuis sa fondation, au double plan physique et académique. D’abord de taille réduite et logée dans un orphelinat où d’anciennes chambres de religieuses (avec garde-robe et lavabo) tenaient lieu de bureau pour plusieurs d’entre nous, l’UQAC s’est ensuite déplacée progressivement vers un bâtiment qui était à l’origine la moitié de l’actuel Pavillon principal. Aujourd’hui plusieurs autres pavillons ont surgi du sol, dévolus notamment à l’aluminium, au givrage atmosphérique, à la forêt et à la biodiversité, aux arts, au logement étudiant, à la médecine et aux autochtones. Voilà une palette artistique et scientifique qui confère à l’UQAC un statut d’université beaucoup moins incomplet et plus crédible qu’en 1969. La vue aérienne de cet agrandissement du campus est d’ailleurs à l’image de la renommée de l’institution : multipolaire et multifonctionnelle, progressive et progressiste, cohésive et cohérente.

Au plan académique, le susdit agencement départementalo-modulaire, dont l’Université du Québec se voit créditer l’épiphanie et l’originalité, existe toujours à l’UQAC, certes, mais d’une part, peu de départements, s’il en est, n’ont pas connu de mutations en profondeur, par changements de nom, par ajouts ou redistributions disciplinaires, ou autrement. D’autre part, aucun programme d’origine ne se reconnaîtrait sans doute dans les cheminements actuels, tant les réexamens, les innovations et les nécessaires adéquations aux réalités d’aujourd’hui ont intensément modifié les structures séquentielles de base. Et l’on pourrait élargir ces propos en parlant du développement des études de cycles supérieurs, de la création des chaires de recherche, de la formation continue, de la délocalisation de sept programmes dans quatre pays à travers le monde. Comme plusieurs, j’ai été un témoin privilégié de cette expansion marquée autant que marquante, aussi exigeante que gratifiante, et, aussi, dans certains cas, un acteur, du moins j’aime à le penser modestement.

Je salue en terminant toute la communauté universitaire en lui souhaitant de connaître et de conserver ce que, avec d’autres, l’ex-recteur Bernard Angers s’est efforcé d’insuffler et de développer parmi nous lorsqu’il a créé la « Campagne majeure de financement », avec le « Fonds de développement » qui en est issu : je veux parler du nécessaire « sentiment d’appartenance ».

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L'UQAC AU QUOTIDIEN

Une délégation de la Shanghai University of International Business and Economics (SUIBE), établissement partenaire de l’UQAC dans le cadre du programme de maîtrise en administration des affaires (MBA) enseigné à Shanghai, Chine, était de passage sur le campus de Chicoutimi au cours des derniers jours. Sur la photo, on peut voir Chen Yinghui, directeur adjoint des Affaires étudiantes SUIBE, Manon Doucet, doyenne des études de l’UQAC, Xu Yonglin, vice-président SUIBE, Alexandre Cloutier, vice-recteur aux partenariats et secrétaire générale de l’UQAC, Xu Bo, doyen de l’École de Management SUIBE, Guylaine Boivin, directrice du Bureau de l’international de l’UQAC, et Wang Wenli, directrice adjointe ressources humaines SUIBE.
Plus de 1000 jeunes de 6 à 15 ans prendront part au cours de la période estivale à l’un des différents camps d’été offerts au Pavillon sportif. Il est toujours possible de s’inscrire pour les prochaines semaines. Les personnes intéressées peuvent vérifier les disponibilités sur le Web : sports.uqac.ca/jeunesse/camps-dete.