En route vers l'ACFAS

UQAC / Dans le cadre du 86e Congrès de l’Association francophone pour le savoir (ACFAS) qui se tiendra à l’UQAC du 7 au 11 mai prochain, découvrez les recherches présentées par nos professeurs-chercheurs.

L’intelligence artificielle pour reconnaître les minéraux

Reconnaître les différents minéraux composant les grains de sable érodés par les glaciers pour reconnaître ceux qui proviendraient de gisements de métaux précieux n’est pas une tâche facile. Plus il y aura de grains d’or dans un sable provenant de l’érosion par les glaciers, plus le sable serait à proximité d’un gisement. Cependant, reconnaître les grains d’or dans des tonnes de sables n’est pas une tâche facile. 

Pour aider le géologue à identifier et caractériser les grains d’or, des chercheurs en sciences de la Terre et en informatique se sont associés à un partenaire industriel régional dans un projet de recherche commun. L’intelligence artificielle ou plus justement l’apprentissage automatisé fut mis à contribution. Une première étape consistait à reconnaître les grains d’or à partir de photographies au microscope optique. L’analyse du spectre de réflexion de l’or a permis de distinguer les grains d’or des autres minéraux. Les grains d’or reconnus sont ensuite photographiés au microscope électronique à balayage pour observer les détails fins. La taille et la forme des grains d’or donnent des indications sur la nature du gisement et des conditions de transport. L’or étant un métal malléable, les chocs avec les autres minéraux pendant le transport glaciaire modifient le grain. Plus un grain d’or sera transporté sur une grande distance, plus il sera déformé. Un ensemble de grains aux caractéristiques connues fut soumis à un apprentissage automatisé. De cet apprentissage automatique, un algorithme de calcul peut reconnaître la nature des grains d’or en utilisant la taille, la forme, l’ondulation des bordures des grains et d’autres caractéristiques des grains d’or. À l’aide d’images sophistiquées et de l’intelligence artificielle, il est maintenant possible de reconnaître les grains d’or et leur nature avec moins d’efforts et d’erreurs. 

Kevin Bouchard, L. Paul Bédard et Michael Higgins, professeurs à l'UQAC

Alexandre Néron et Réjean Girard, IOS Services Géoscientifiques

Gérer l'asthme pour le patient du 21e siècle

L’asthme est la maladie respiratoire chronique la plus fréquente. Il se présente sous différentes formes dépendamment de la génétique de l’individu et de la qualité de l’air auquel il a été exposé. Il existe plusieurs manières de classer ces différentes formes, notamment l’asthme allergique, l’asthme non allergique, l’asthme à l’effort et l’asthme professionnel. En général, le facteur qui déclenche les symptômes (toux, oppression thoracique, respiration sifflante, etc.) permet d’identifier la forme d’asthme. Le niveau de sévérité des symptômes est également pris en considération pour classer l’asthme, soit léger, modéré et sévère. Cette maladie demeure incurable et requiert un contrôle de l’environnement pour tous et, pour plusieurs patients, un traitement en inhalateur régulier pour prévenir les crises. Malgré l’efficacité de ces traitements, plusieurs personnes ne parviennent pas à contrôler leurs symptômes d’asthme. 

Lors du colloque « Mieux comprendre l’asthme pour une médecine personnalisée », qui aura lieu à l’ACFAS le 9 mai prochain à l’UQAC, les chercheurs du Réseau en santé respiratoire du Québec échangeront sur les connaissances acquises par les recherches en biologie moléculaire et cellulaire ou sur des modèles précliniques qui ont permis des avancées notoires sur la compréhension de l’asthme. De nouvelles approches thérapeutiques seront aussi abordées dont la thermoplastie bronchique, traitement innovant et efficace dans l’asthme sévère mal contrôlé malgré les traitements classiques. Ultimement, ces recherches vont améliorer notre compréhension des mécanismes biologiques qui causent l’asthme dans chaque forme de cette maladie, identifier de nouveaux modes de traitement spécifiques à ces mécanismes et raffiner la classification clinique et biologique de l’asthme de chaque patient pour leur offrir le meilleur traitement en lien avec leur forme d’asthme. C’est ce que l’on reconnaît comme la médecine personnalisée.

Catherine Laprise,

Professeure au département des sciences fondamentales et titulaire de la Chaire de recherche en santé du Canada sur l’étude des déterminants génétiques de l’asthme

L'UQAC au quotidien

Marie-Pier Roussel, étudiante au doctorat en biologie, représentera l’UQAC lors de la finale nationale du concours Ma thèse en 180 secondes le 9 mai prochain au Petit théâtre. 

La gagnante Marie-Pier Roussel, étudiante au doctorat en biologie, est entourée de tous les participants ainsi que des membres du jury : Malika Belal, vice-présidente aux affaires de cycles supérieurs du MAGE-UQAC, Bob-Antoine-Jerry Ménélas, professeur au Département d’informatique et de mathématique de l’UQAC, et Mélyssa Gagnon, journaliste au Quotidien/Progrès.
Le 30 mars dernier se tenaient à l’UQAC les retrouvailles en génie géologique, en sciences de la Terre et en géologie. Cette activité a été l’occasion pour les 150 diplômés réunis de fêter les 45 ans de ces programmes et d’en souligner les pionniers.