Le maire de Saint-Ambroise, Deny Tremblay, ne veut pas revenir sur ses propos tenus à l’endroit du conseiller Nicholas Tremblay.

Crise à Saint-Ambroise : le maire ne veut pas se rétracter

Le maire de Saint-Ambroise, Deny Tremblay, n’a pas l’intention de se rétracter, lui qui est visé par une mise en demeure envoyée par le conseiller municipal Nicholas Tremblay. Ce dernier l’accuse d’avoir dit des propos diffamatoires et inexacts à son endroit afin de «porter atteinte à sa réputation».

Questionné par Le Quotidien mardi matin, le maire a dit ne pas avoir reçu la mise en demeure. 

«La mise en demeure, je l’ai appris ce matin. Je ne l’ai pas eue encore, je ne l’ai pas vue. Je ne suis même pas au courant que je suis poursuivi. Je trouve ça drôle, tout le monde est courant, mais j’ai vu ça en lisant le journal», a mentionné Deny Tremblay. 

Dans la mise en demeure, Nicholas Tremblay et ses avocats, Me Marc-Antoine Cloutier et Me David-Alexandre Aubé, demandent au maire et à Me Pierre Mazurette de se rétracter et de présenter des excuses publiques dans les 24 heures suivant la réception de la lettre, et le versement de 10 000$. 

Selon les prétentions du maire, le conseiller municipal aurait loué une pelle mécanique à un entrepreneur et celui-ci l’aurait par la suite utilisée pour exécuter un contrat donné par la municipalité. Nicholas Tremblay assure cependant qu’il n’était pas au courant des intentions de l’entrepreneur.

Malgré tout, le maire Deny Tremblay ne veut pas reculer et ne compte pas retirer la demande introductive d’instance en déclaration d’inhabileté qui empêcherait le conseiller de siéger pendant cinq ans. Une demande qu’il a déposée en son nom personnel.

«Moi j’ai intenté une poursuite, donc c’est entre les mains de la justice. Je laisse aller le cours normal des choses, c’est tout. Je vais voir ce qui va se passer. C’est mon avocat qui a ça entre les mains. Je n’ai pas du tout l’intention de me rétracter. Ça va suivre son cours, ce n’est pas grave, » a ajouté le maire. 

Climat

Quant au climat qui règne à l’hôtel de ville, le maire, élu en juin dernier avec 40% des voix, prétend que ça remonte à l’élection de Monique Gagnon, il y a deux ans, elle qui a démissionné en mars dernier. Selon lui, les conseillers «ont tout fait pour la harceler pour qu’elle parte, ‘‘on va l’écoeurer assez qu’elle va démissionner’’». 

Selon lui, ce sont toujours les quatre mêmes conseillers qui parlent, faisant allusion à Nicholas Tremblay, Nathalie Perron, Nathalie Girard et Jérôme Lavoie, et il a lancé des critiques bien senties à l’endroit de ce dernier.  

«C’est le conseil parallèle, c’est Jérôme Lavoie, c’est lui qui alimente tout ça. Il reproche toujours de ne pas respecter les procédures et c’est lui qui ne les respecte pas. Ce qu’il a fait hier soir, d’ailleurs, je l’ai dit que ce n’était pas normal qu’il fasse ça. Mais il sait qu’il a la majorité du conseil, alors...», a-t-il lancé, faisant référence à la proposition de M. Lavoie d’acheter la collection de photos de Régis Pageau dans le cadre du 150e anniversaire de la municipalité, sur laquelle il a imposé son droit de veto pour bloquer le projet malgré quatre conseillers pour et deux contre. 

«Le projet, je suis d’accord avec. On en avait parlé il y a quelques semaines et on voulait l’inscrire dans le cadre des fêtes du 150e, dans un programme global. Même lui il a dit que ça nous prend un plan spécial. Pour les photos, les gens étaient d’accord là-dessus, mais il a négocié 3000$, il n’a pas le droit de faire ça. C’est lui qui a décidé, il n’y a pas eu de négociation. Il a suivi une formation pour les élus, je pense qu’il ne l’a pas comprise», a lancé Deny Tremblay.

Et avec ce climat qui règne, regrette-t-il de s’être présenté? «Pas du tout», assure-t-il.

Me Mazurette, qui a aussi reçu une mise en demeure, ne commente pas le dossier.