20 ans de collaboration en éducation dans la région

PAGE UQAC / Dans le cadre du 86e Congrès de l’Association francophone pour le savoir (ACFAS), qui se tiendra à l’UQAC du 7 au 11 mai, découvrez les recherches présentées par nos professeurs-chercheurs.

L’ACFAS coïncide avec un événement important : le 20e anniversaire du Consortium régional de recherche en éducation (CRRE). Celui-ci sera mis en valeur dans deux colloques.

Le premier, dont le principal responsable est Souleymane Barry, établira un bilan des recherches menées en collaboration entre chercheurs et praticiens des milieux scolaires. Les sujets au coeur de ce type de recherche, les rôles des acteurs, les processus de travail, les limites et les défis seront autant d’éléments au centre des discussions.

Le CRRE sera aussi l’un des huit cas retenus pour témoigner des pratiques, des enjeux, des défis et de l’avenir de la collaboration université-cégep en recherche. Ce colloque est coorganisé par Stéphane Allaire et les cégeps de la région et de Sept-Îles.

Descendre
de sa tour d’ivoire

Le CRRE est un partenariat interordre regroupant les commissions scolaires et les cégeps de la région, celui de Sept-Îles et l’UQAC. Le modèle, unique au Québec, oeuvre à la formation continue par la recherche participative. Il prend la forme de projets visant à résoudre une problématique rencontrée par des enseignants, des conseillers pédagogiques ou des directions d’établissement. Ainsi, les chercheurs descendent de leur prétendue tour d’ivoire pour co-élaborer et documenter des solutions novatrices à des enjeux du milieu scolaire.

Des retombées variées

Outre la progression des connaissances scientifiques sur une variété de sujets, le CRRE favorise la concertation autour d’enjeux régionaux et la production de connaissances directement applicables en classe et dans l’école. Les intervenants des milieux scolaires sont considérés comme des coproducteurs de connaissances, ce qui valorise la profession enseignante et rapproche la recherche et la pratique. 

Enfin, le partenariat contribue au rayonnement de la région.

Sont aussi cosignataires du texte : Nicole Monney, Souleymane Barry, Catherine Dumoulin, Carole Fisher, Patrick Giroux, Joëlle Duval, Catherine Larouche, Christine Couture, Diane Gauthier, Odette Gagnon, Nadia Cody, Sandra Coulombe, Karine N. Tremblay, Manon Doucet, Pascale Thériault, Nathalie Murray, Marie-Pierre Baron, Monique L’Hostie, Pauline Minier, Martha Anadon, Constance Lavoie, Carole Côté, Roberto Gauthier, Catherine Duquette et Andrée Lessard.

Stéphane Allaire

Professeur au Département des sciences de l’éducation de l’UQAC

Actualités

Atterrissage d'urgence à l'aéroport de Roberval

Un atterrissage d’urgence s’est produit, samedi vers 8h10, à l’aéroport de Roberval au Lac-Saint-Jean. Le pilote d’un hélicoptère de type Robinson R44 qui se préparait à l’atterrissage a été dans l’obligation de procéder à un atterrissage d’urgence. Le pilote et son passager n’ont pas été blessés alors que l’appareil a été endommagé.

Selon la Sûreté du Québec, un bris mécanique serait à l’origine de la manœuvre d’urgence. « En approche de Roberval, l’hélicoptère a subi une perte de puissance. Le pilote a fait une autorotation. Il s’agit d’une procédure pour atterrir sans moteur », a secondé, le porte-parole du Bureau de la sécurité des Transports du Canada, Chris Krepski.

Le père de famille et son enfant qui prenaient place à bord de l’hélicoptère s’en tirent indemnes. La radiobalise de repérage d’urgence s’est déclenchée.

Le porte-parole du Bureau de la sécurité des Transports du Canada, Chris Krepski a confirmé au Quotidien que l’appareil a subi des dommages au rotor principal. L’hélicoptère a été remisé dans un hangar de l’aéroport de Roberval.

Le Bureau de la sécurité des Transports du Canada (BST) se chargera du dossier. Personne de l’organisme n’a été envoyé sur place. Toutefois, un suivi sera réalisé au courant des prochains jours.

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Une expérience accessible et enivrante

UQAC / Découvrir la France et la diversité de ses paysages naturels et patrimoniaux, grâce à la quarantaine de véloroutes qui la sillonnent, est un véritable plaisir non seulement pour les yeux, mais un ravissement pour la tête et le cœur !

C’est pourquoi, en juin dernier, pendant une dizaine de jours, j’ai eu le bonheur de rouler 500 kilomètres, principalement sur la Vélo Francette, soit d’Angers à La Rochelle, pour faire suite à un précédent voyage le long de la Mayenne (Éd. Amalthée, 2017). Le cyclotourisme demeure la meilleure façon de voyager et est surtout écoresponsable ! Zéro émission, pas trop lente, pas trop vite ! Juste assez pour maintenir l’intérêt et la forme du voyageur, rejoignant la tendance du tourisme lent, sous le grand parapluie du développement durable.

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L’UQAC a 50 ans

L'auteur de cette chronique, Jean-Guy Hudon, Ph.D., est professeur émérite et retraité du Département des arts et lettres de l’UQAC

PAGE UQAC / Jeune étudiant gradué de l’Université Laval, je suis arrivé à Chicoutimi à l’été de 1969 pour entreprendre, en septembre suivant, à l’UQAC, un enseignement à temps plein qui s’est poursuivi jusqu’en avril 2006. J’étais donc en poste à la naissance même de l’institution universitaire chicoutimienne, et, comme tous les pionniers d’alors, j’ai participé aux différentes étapes de sa mise en marche. Ce furent des débuts à la fois exaltants et difficiles, où chacun et chacune y allait avec enthousiasme (un enthousiasme parfois délirant, si j’ose dire), sans égard à la dépense d’énergie nécessitée par l’objectif commun. C’est ainsi que les quelque 85 premiers professeurs, dont il ne reste aujourd’hui aucun « survivant » encore actif - il y en a 235 actuellement -, ont élaboré des programmes nouveaux dans des structures nouvelles, avec tous les « à-côtés » que la chose implique. J’ai souvenir des multiples efforts déployés par toutes et tous pour faire fonctionner la jeune université. Toutes les entités disciplinaires, appelées « modules », y compris le Module des lettres, où j’ai oeuvré pendant les 37 ans de mon activité de professeur de littérature francophone, tous les modules, dis-je, au début, faisaient et refaisaient leurs programmes chaque année, voire à chaque session, ajoutant ici, corrigeant là, ajustant ailleurs, et se donnaient en même temps les outils de gérance requis : politique d’évaluation de l’enseignement, questionnaires d’évaluation, normes linguistiques de base, création et re-création de banques de cours, confection de listes d’ouvrages à acquérir en bibliothèque, car en l’absence de documentalistes disciplinaires, à l’époque, chaque professeur était responsable de l’opération en son domaine… ; le tout, en mettant à l’épreuve, avec patience, la double structure département-module, dans un cadre, abandonné depuis, de double vice-décanat, de lourde mémoire. Ces débuts épiques ont duré plusieurs années et il me semble, avec le recul, que nous étions de tous les débats et sur tous les fronts à la fois.

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Des milieux partenaires

Par Nadia Cody, Ph. D., professeure au Département des sciences de l’éducation de l’UQAC, et Andréanne Gagné, assistante de recherche et doctorante en éducation

PAGE UQAC / La situation des enseignants au Québec et la formation de la relève préoccupent plus que jamais, et avec raison, les intervenants et les chercheurs du domaine de l’éducation. Des centaines de recherches, d’initiatives pédagogiques et d’activités de formation ont été réalisées par les programmes en enseignement de l’UQAC et les milieux scolaires régionaux. Un projet touchant trois secteurs d’enseignement (préscolaire-primaire, secondaire et adaptation scolaire et sociale) a suscité l’intérêt de tous les partenaires, soulignant ainsi leur vivacité et leur désir d’agir. Ce projet découlait d’un triple constat.

• Des étudiants en enseignement de l’UQAC ont manifesté le désir d’échanger, entre programmes, autour de défis éducatifs rencontrés pendant leurs stages.

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Des langues en déclin

UQAC / Comment détermine-t-on que les langues autochtones du Québec sont menacées ? Tout d’abord parce qu’elles s’affaiblissent par manque de locuteurs et que le seuil de viabilité d’une langue est estimé à 100 000 locuteurs. Le deuxième critère repose sur le fait que leur état se détériore rapidement. En effet, la connaissance qu’en ont les locuteurs s’appauvrit sans arrêt sous l’effet combiné des changements survenus dans le mode de vie et de l’influence de la langue majoritaire (le français ou l’anglais, selon les communautés).

On note tout d’abord qu’il y a, dans toutes les langues autochtones, de plus en plus d’emprunts au vocabulaire des deux langues majoritaires, et ce, non plus seulement pour nommer les nouvelles réalités (ordinateur, cafetière), mais de plus en plus pour remplacer le vocabulaire de base. Il se produit donc un remplacement progressif et insidieux du vocabulaire autochtone par des mots en français et en anglais. Une telle situation est fortement symptomatique d’une langue en état de déperdition.

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L’exemple de la recherche forestière

UQAC / La mission de l’UQAC est l’enseignement, la recherche et le service aux collectivités. Pour remplir sa mission, la direction de l’UQAC a organisé des rencontres avec les gens de la région pour connaître leurs besoins en recherche et développement. Plusieurs sujets ont été mentionnés dont le maintien des ressources forestières en milieux boréaux. Afin de relever ce défi, l’UQAC a créé le premier Consortium de recherche sur la forêt boréale commerciale en 1992. Le Consortium regroupait des organismes gouvernementaux du Québec et du Canada, des partenaires industriels, et des membres de l’UQAC. D’un commun accord, les partenaires ont choisi comme sujet principal de recherche les forêts du domaine de l’épinette noire. Ces forêts étant du domaine public, les résultats de recherche seront aussi publics et pourront profiter à l’ensemble de la communauté.

Malgré son abondance sur le plan régional, l’épinette noire est une espère rare dans le monde. En effet, c’est dans le nord-est de l’Amérique du Nord, c’est-à-dire au Québec, que l’on retrouve les plus grandes forêts d’épinette noire au monde. Ces forêts d’épinette noire représentent donc un important élément de la biodiversité mondiale. Chaque partenaire du Consortium est bien conscient qu’il faut en assurer sa pérennité.

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Complexe TDAH

L'auteure de cette chronique est Marie-Christine Brault, professeure au Département des sciences humaines et sociales de l'Université du Québec à Chicoutimi

PAGE UQAC / Être TDAH est devenu un adjectif dans notre langage courant. Qui, en oubliant ses clés ou son portefeuille, n’a pas dit « je suis donc bien TDAH ! » … Pourtant, avoir un TDAH peut avoir des conséquences bien plus graves et incapacitantes, parlez-en aux jeunes qui sont réellement aux prises avec ce trouble neurodéveloppemental. Pour ces jeunes et leur famille, il est important de s’assurer qu’ils ont accès aux soins et aux services sociaux et scolaires appropriés. Il est également essentiel de définir les meilleures pratiques diagnostiques, afin d’identifier le plus justement possible la présence du trouble. Du travail reste encore à faire à ce niveau, comme l’indiquent les plus récentes statistiques sur le sujet.

Le Québec, et le Saguenay–Lac-Saint-Jean, ont été surpris ces derniers mois par l’ampleur du phénomène du Trouble du déficit d’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) et de sa médication. En quelques mois seulement, nous avons appris que les jeunes Québécois sont presque trois fois plus nombreux que les jeunes Canadiens à consommer des médicaments pour le TDAH (INESSS, 2017) ; que depuis les années 2000 le nombre de diagnostics de TDAH augmente constamment ; que dans la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean. Le nombre de diagnostics s’accroit, au fil des années, et l’écart se creuse avec le reste du Québec. Près d’un adolescent sur trois rapporte avoir reçu ce diagnostic en 2016-2017 (CIUSSS-SLSJ, 2019).

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L’UQAC se penche sur l’acériculture des régions nordiques

CHRONIQUE UQAC / Avec le réchauffement de la planète, certaines espèces forestières des régions nordiques seront favorisées par le climat plus doux et les conditions plus favorables à la croissance, ce qui donnera des nouvelles opportunités de valorisation et de développement des ressources naturelles. C’est tout à l’intérêt de notre région de prévoir ces changements et de s’organiser pour profiter des conditions climatiques attendues. Sergio Rossi, professeur en écologie forestière au Département des sciences fondamentales de l’UQAC, a mis en place un projet pour étudier l’écophysiologie de l’érable à sucre et la dynamique des coulées. Le projet cherche à comprendre les mécanismes d’adaptation de l’espèce au climat local, à identifier les provenances les plus performantes pour le Saguenay–Lac-Saint-Jean, et à bâtir des modèles prévisionnels des coulées selon des scénarios régionaux de réchauffement climatique. Une équipe multidisciplinaire participe aux activités, incluant des chercheurs de l’Université du Québec en Outaouais (Sylvain Delagrange et Yann Surget-Groba) et du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs (Daniel Houle).

L’érable et le temps des sucres sont une véritable tradition et une institution de la culture québécoise : les cabanes à sucre sont fréquentées par milliers de visiteurs chaque année et la production de sirop d’érable représente une activité incontournable, même dans notre région. L’acériculture est ancrée sur l’aménagement durable de la forêt, et pour cette raison, elle représente une activité d’agroforesterie respectueuse de l’environnement, ce qui permet le maintien, l’exploitation et la valorisation de notre ressource forestière locale. Le projet de recherche se penchera sur l’écologie et le fonctionnement de l’érable à sucre, sur la réponse aux facteurs environnementaux, sur les mécanismes de réactivation de la croissance, et sur les liens entre la réhydratation printanière de la tige et les coulées d’eau d’érable.

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Les débuts de la géographie en 1969

PAGE UQAC / Il est 9 h du matin le 9 septembre 1969. J’entre pour la première fois dans la classe de géographie à la nouvelle université qui vient de naître à Chicoutimi – l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC). Trente beaux et jeunes étudiants m’attendent avec le sourire aux lèvres ; impatients, nerveux, avides de savoirs et de connaître leur professeur.

L’auteur, Majella-J. Gauthier, est professeur émérite de l’UQAC

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Trente ans de psychologie à l’UQAC

Par Claudie Émond, Ph.D., professeure et directrice du module de psychologie de l’UQAC

CHRONIQUE UQAC / Cette année, la psychologie à l’UQAC a trente ans ! Depuis la création du premier programme de certificat en psychologie en 1989, plusieurs programmes ont été développés dont le certificat en psychologie du travail et des organisations et le baccalauréat en psychologie ainsi que la maîtrise et le doctorat en psychologie. De plus, la Clinique universitaire de psychologie, créée en 1998, dont le mandat est de former les futurs psychologues et neuropsychologues, offre des services psychologiques à la population régionale et a pour objectif de développer la recherche clinique. On compte aujourd’hui une équipe de 13 professeurs spécialisés dans différents domaines en psychologie, dont le développement, la personnalité, la neuropsychologie et les neurosciences, l’évaluation, la psychopathologie, la psychologie de la santé, la psychologie sportive, la psychologie clinique, la psychologie sociale, les méthodologies de la recherche, etc. On retrouve également une équipe de chargés de cours en provenance de différents milieux de pratique.

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Langues autochtones: le temps presse pour les sauver

Quelles sont-elles ? Où sont-elles parlées ? Par combien de personnes ?

L'auteure de ce texte est Diane Daviault, professeure retraitée du Département des sciences de l'éducation de l'UQAC

En cette année internationale des langues autochtones, le moment est propice pour faire le point sur ces questions.

Le savoir de la littérature

On entend parfois dire que l’université est une tour d’ivoire, à l’écart sinon à l’abri des réalités sociales, comme si les ponts étaient coupés entre le monde académique et la société. Peut-être était-ce le cas à une époque ; mais cette situation prévaut-elle encore aujourd’hui ?

L’auteur de cette chronique est Nicolas Xanthos, professeur au Département des arts et lettres de l’UQAC.

Professeur de littérature, je connais bien cette version des deux solitudes ; mais je sais aussi que, même dans le cas des études littéraires, le lien avec la société n’a jamais cessé d’être, et se veut aujourd’hui plus fort, et peut-être plus nécessaire, que jamais.

Bien entendu, on n’attendra pas de la littérature une rentabilité économique ou la « création de richesses ». Mais réduire une société à sa seule dimension économique revient à l’amputer de ce qu’elle est : non pas une somme de « payeurs de taxes » insatisfaits ; mais avant tout une diversité d’individus – jeunes ou non, hommes ou femmes, riches ou pauvres, en santé ou malades, etc. – qui cherchent à cohabiter pacifiquement, à partager des manières de voir, à se donner la chance de réaliser leurs ambitions, à être heureux, autant que possible. Cette recherche est parfois un défi ; elle est toujours une nécessité.

Et la littérature ? Ce qui en elle me fascine et me touche, et sur quoi je travaille, est sa manière de donner à voir et à comprendre. 

En présentant un personnage que la société enchante ou accable, elle dit quelque chose de ce lien compliqué qui nous unit aux autres ; en présentant un personnage à la recherche de son passé, elle nous entretient du temps et de la mémoire ; en présentant un personnage qui porte en terre un être cher, elle nous éclaire sur les sentiments et le deuil. 

Toutes les expériences, petites ou grandes, claires ou obscures, qui font nos vies, la littérature en parle, et de multiples façons ; elle les rend visibles à travers le destin des personnages et elle les rend compréhensibles en montrant, par l’histoire racontée, les raisons, les effets, les dangers, les nécessités, les valeurs. 

J’aime voir un roman comme une réflexion, incarnée dans une histoire et des personnages, sur la complexité de ce que nous sommes et faisons, du plus intime et secret en nous jusqu’à nos actions politiques ou culturelles. Plus encore, chaque roman donne à voir et à comprendre à sa manière : la littérature n’impose aucun dogme auquel jurer fidélité ; elle multiplie plutôt les expériences représentées et les manières de les connaître. 

Un roman parlera précisément de ce que nous vivons comme nous le vivons, un autre en parlera d’une manière qui ne nous est pas familière ; mais, en nous aidant à mieux saisir ce que nous expérimentons ou en nous montrant d’autres façons de voir et de penser, la littérature augmente notre connaissance de nous-mêmes et enrichit notre capacité à envisager des expériences semblables ou différentes à la nôtre.

On est loin, alors, de la tour d’ivoire. La littérature est un vaste savoir sur soi, sur les autres, sur le monde qui est le nôtre. 

Elle pluralise les conceptions de l’être humain, affine notre intelligence de ce que nous expérimentons au quotidien, accroît notre sensibilité à d’autres possibles. 

Dans sa diversité, elle dit toutes les vies et le tout des vies. Elle reconnaît notre réalité, et nous rend plus disposés à reconnaître en retour des expériences qui ne sont pas les nôtres.

Étudier la littérature, c’est alors tout sauf se couper du monde. C’est à la fois reconnaître que la vie des gens et des sociétés est parfois confuse, obscure, troublée ; et croire que, dans le destin des personnages de fiction, on peut trouver des moyens de comprendre davantage les événements de l’existence individuelle ou collective, et d’y réagir. 

Ne nous leurrons pas : l’étude d’un roman n’est pas la panacée ; elle ne guérit rien d’incurable et ne protège pas contre les mauvais jours. Mais les œuvres littéraires sont, à leur échelle et à leur manière, autant de possibilités de connaissance qui s’offrent à nous. Ne nous en privons pas.

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Quelles connaissances, quels défis?

Dans le cadre du 86e Congrès de l’Association francophone pour le savoir (ACFAS), qui se tiendra à l’UQAC du 7 au 11 mai, découvrez les recherches présentées par nos professeurs-chercheurs.

Différentes études nous montrent que les enfants ne bougent pas suffisamment pour être en santé et pour bien se développer. De plus, le système éducatif a pendant longtemps valorisé l’activité intellectuelle dans les programmes de formation. Cependant, on reconnaît aujourd’hui l’importance de donner aux enfants l’occasion de bouger et de jouer pour être en santé et pour bien se développer.

Dans les milieux éducatifs, l’idée de mettre l’enfant en mouvement impose des changements concernant la compréhension du développement du jeune et une réorganisation du milieu lui-même.

Les approches du développement global et psychomoteur impliquent de faire des liens entre le développement moteur et les autres dimensions du développement des jeunes. Le colloque « Corps, développement et apprentissage » qui aura lieu le lundi 7 mai de 8 heures à 18 heures au local H0-1090 à l’UQAC se propose d’ouvrir des fenêtres sur cette façon globale d’envisager et de comprendre l’intervention.

La journée permettra de prendre connaissance des résultats de travaux scientifiques menés par des chercheurs de l’UQAM et l’UQAC, spécialistes de l’éducation, des environnements éducatifs, du développement de l’enfant, de la motricité. Se joindront des étudiants de l’UQAC ayant réalisé des travaux sur le sujet. L’expérience belge sera présentée par une psychomotricienne chargée de cours à l’Université de Sherbrooke. Ensuite, le sujet de la collaboration et des pratiques interdisciplinaires sera discuté par des représentants des milieux éducatifs de la région et par un panel de chercheurs. Une stratégie de développement permettant d’ouvrir de nouvelles perspectives sera présentée en fin de journée.

Le colloque est organisé conjointement par Suzanne Gravel du Consortium québécois de développement des pratiques psychomotrices et Tommy Chevrette, professeur-chercheur en kinésiologie à l’UQAC.

Tommy Chevrette, professeur

Département des sciences de la santé

Directeur de la Clinique universitaire de kinésiologie de l'UQAC

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Le développement, la coopération internationale et le développement régional

UQAC / Dans le cadre du 86e Congrès de l’Association francophone pour le savoir (ACFAS), qui se tiendra à l’UQAC du 7 au 11 mai, découvrez les recherches présentées par nos professeurs-chercheurs.

Les régions du Québec se distinguent par l’existence de plusieurs organisations qui interviennent dans la coopération internationale pour le développement. Les opportunités d’échange, de formation, de recrutement d’étudiants internationaux et de travailleurs qualifiés, d’investissements et de création de petites et moyennes entreprises, de mise en œuvre de projets de santé ou de projets éducatifs sont bien réelles et parfois sous-exploitées. Le colloque « Coopération internationale et développement régional : enjeux et défis des régions » vise à dresser le portait des organisations régionales et à mieux connaître leurs initiatives de coopération internationale. Il prolonge une recherche menée à l’UQAC par le Laboratoire d’études et de recherches appliquées sur l’Afrique qui a permis la production d’un répertoire des organisations de la région du Saguenay–Lac-Saint-Jean qui interviennent en Afrique. Un des résultats de la recherche démontre que les organisations de coopération internationale établies en région sont aujourd’hui à un tournant majeur de leur existence dans ce contexte de redéfinition des politiques. Il est pertinent de poser les jalons d’une collaboration soutenue entre elles à travers une mutualisation des ressources, des expériences et des expertises.

Le Laboratoire d’études et de recherches appliquées sur l’Afrique de l’UQAC organise un autre colloque sur le thème « Le Québec en Afrique : solidarité, diplomatie et/ou affaires ? » dont l’objectif est d’analyser les enjeux et les défis de l’action internationale du Québec en Afrique. Il s’agit de comprendre l’ancrage, les enjeux et les fondements du nouvel élan du Québec pour l’Afrique ; de démontrer le rôle de l’affinité linguistique dans les liens privilégiés que le Québec cherche à établir sur le continent en mettant à profit son statut au sein de l’Organisation internationale de la Francophonie ; de cerner les singularités du Québec, avec son statut de province majoritairement francophone du Canada, comparées aux pays ayant formellement les attributs de pays souverain ; et d’analyser les capacités d’action du Québec dans un contexte où il entre en compétition avec les anciennes puissances coloniales et les nouveaux pays émergents.

Marie Fall, professeure

Département des sciences humaines et sociales de l’UQAC

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L'engagement régional de l'éducation supérieure

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Dans son grand élan moderniste de la Révolution tranquille, l’État québécois a notamment porté son attention sur son immense territoire à aménager, à développer et à administrer. Fut ainsi initiée une véritable politique territoriale à multiples volets. Politique publique qui demeure toujours d’actualité en posant de nombreuses questions. Afin de mieux comprendre le chemin parcouru et à parcourir, le Centre de recherche sur le développement territorial (CRDT) lance une réflexion élargie sur les « Cinq décennies de politiques territoriales au Québec », par la tenue d’un colloque lors du Congrès ACFAS 2018. Une trentaine d’experts universitaires proposeront leur analyse.

Notre propre contribution de chercheurs proposera un cadre théorique et empirique pour mieux saisir et comprendre le rôle névralgique des universités et des collèges localisés en régions périphériques. En observant ces laboratoires vivants, nous sommes d’emblée impressionnés par leur fulgurante évolution. L’enseignement s’est fortement déployé à tous les niveaux et cycles. Multipliés, les divers programmes furent considérablement modulés aux besoins particuliers d’expertise sur le terrain. Aussi, la recherche scientifique a tout simplement explosé depuis les années 1990. Signalons à cet effet que les cinq universités et les 13 cégeps localisés en régions ciblent largement leurs travaux et réflexions sur des spécificités de leurs milieux. 

L’engagement universitaire et collégial va encore plus loin, en étant inspiré par les meilleures pratiques d’un mouvement universel de positionnement régional dans la société du savoir. En périphérie du Québec, les institutions de l’éducation supérieure alimentent l’apprentissage collectif par une variété de mécanismes de transferts de savoir, de médiation relationnelle et de soutien intelligent aux initiatives sociale, culturelle, économique, environnementale, gestionnaire et politique.

Marc-Urbain Proulx

Professeur au Département des sciences économiques et administratives de l’UQAC

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Regards croisés sur la recherche biographique

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La recherche biographique s’inscrit dans un mouvement de recherche contemporaine en éducation. Elle fait cause commune avec les chercheurs-créateurs et les artistes qui ont pris pour tâche d’explorer des perspectives de recherche toutes nouvelles, fondées sur le récit d’expérience. Partant du présupposé que la biographisation est un processus fondamental selon lequel la personne donne forme et sens à ses expériences de vie et à ses expériences d’apprentissage, nous soulevons l’idée centrale que raconter son expérience est un mode de subjectivation, de cohésion identitaire et de production de savoirs. Selon cette conception du biographique, la recherche met de l’avant la nécessité d’élargir l’horizon de ces nouvelles recherches qui appréhendent l’expérience humaine comme projet politique, artistique, éducatif et culturel qui s’inscrit dans une perspective d’autonomie, d’émancipation et d’«empowerment». 

C’est cette possibilité de produire des savoirs d’expériences qui anime de part en part le colloque « Regards croisés sur la recherche biographique » les 7 et 8 mai prochains. Associé au centre de recherche EXPERICE paris 13 et au réseau québécois RQPHV, le colloque posera un regard transversal sur le biographique, depuis des paradigmes herméneutiques, phénoménologiques et pragmatiques. Les conférenciers documenteront au plus près le récit d’expérience soulignant ses enjeux spécifiques autour de vecteurs performatifs, transformateurs et créateurs. Le colloque invite donc à penser la recherche biographique selon trois axes de réflexion : en éducation, la construction biographique est une dynamique qui s’active au sein de l’espace pédagogique ; en création, le faire biographique répond à un mode d’appréhension du vécu subjectif ; en transmission culturelle, le biographique veut comprendre les processus selon lesquels les individus et les collectivités se coconstruisent.

Sylvie Morais, professeure

Constanza Camelo, professeure

Département des arts et lettres de l’UQAC

Marcelle Dubé, professeure

Département des sciences humaines et sociales de l’UQAC

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Enjeux humains et psychosociaux au travail

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Épuisement professionnel, violence au travail, détresse psychologique, retour au travail…

Sujet malheureusement trop souvent d’actualité, le travail n’est pas neutre : lieu de réalisation personnelle et professionnelle, il peut aussi être source de souffrances, d’atteintes physiques ou psychologiques.

Que peut nous apprendre la recherche sur ces sujets ? C’est précisément l’objectif qu’entreprend d’atteindre le colloque 424 Enjeux humains et psychosociaux du travail, organisé par le Laboratoire d’interventions et de recherche sur les incidents critiques en milieu de travail, qui se tiendra le 9 mai 2018, à l’UQAC, dans le cadre de l’ACFAS 2018. 

Ce colloque débutera par le lancement du livre Enjeux humains et psychosociaux du travail (sous la direction de J. Douesnard, Éditions PUQ). Par la suite, les auteurs de l’ouvrage présenteront des conférences liées aux thèmes abordés dans leur chapitre respectif, cernant les enjeux et les interventions à cibler pour freiner la montée de la souffrance au travail. Que ce soit en référence à la violence et aux comportements antisociaux au travail, à la détresse psychologique associée au caractère dangereux/difficile de certains métiers ou encore à la façon d’aborder la problématique du retour au travail à la suite d’une absence pour des raisons de santé psychologique, ce colloque met en lumière des travaux canadiens et européens qui abordent cet enjeu de santé publique et organisationnelle. 

Faisant notamment état du chemin parcouru au Québec depuis la publication du Livre blanc sur la santé au travail au Québec, ce colloque s’adresse aux professionnels qui agissent en prévention ou en intervention quant à la santé psychologique au travail, de même qu’aux étudiants, aux chercheurs et aux décideurs intéressés par les questions de psychologie organisationnelle et de gestion favorisant la santé organisationnelle et un sain maintien en emploi de ses acteurs. 

Jacinthe Douesnard, professeure 

Département des sciences économiques et administratives de l’UQAC

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L’intelligence collective au service des projets

CHRONIQUE UQAC / Dans le cadre du 86e Congrès de l’Association francophone pour le savoir (ACFAS) qui se tiendra à l’UQAC du 7 au 11 mai, découvrez les recherches présentées par nos professeurs-chercheurs.

Parmi les innovations ayant marqué la gestion ces dernières années, deux tendances semblent clairement se dégager. La première repose sur l’impératif de flexibilité et d’adaptation imposé par des marchés turbulents. La deuxième correspond quant à elle au (re) positionnement de l’humain et du social au cœur de la réflexion sur la performance organisationnelle. 

Dans le contexte des projets, ces deux tendances se traduisent d’un côté par des approches dites « agiles » et de l’autre par des démarches de « co-construction ». Toutes deux visent une plus grande production de valeur grâce à des mécanismes collaboratifs et en particulier grâce à l’inclusion systématique d’un nombre accru de participants aux projets. 

En revanche, les deux se positionnent à des niveaux de gestion différents et s’accompagnent d’enjeux qui peuvent a priori se révéler contradictoires. Les approches agiles offrent avant tout un cadre de gestion adaptatif, mais qui demeure assez contrôlé, pour une innovation collaborative, alors que la co-construction se concentre plutôt sur des dispositifs de délibération collective devant être sans cesse redéfinis et qui sont donc assez incertains. C’est sans doute pourquoi, encore aujourd’hui, les approches agiles restent souvent cantonnées aux projets informatiques dont elles sont issues alors que la co-construction demeure essentiellement l’apanage de projets de développement de politiques publiques ou de production de connaissances.

Toutefois, en croisant plus qu’en opposant ces deux types de pratiques, il semble que l’on puisse les enrichir mutuellement. Il apparaît alors possible de bénéficier des effets structurants d’un cadre de gestion adaptatif tout en permettant une véritable contribution collective des participants. L’intelligence collective peut réellement être mise en œuvre pour le succès de projets de nature variée présentant de fortes contraintes de temps et de budget.

Cette recherche sera présentée dans le cadre du colloque « La recherche en management de projet : des approches unidisciplinaires vers des approches multidisciplinaires et transdisciplinaires ? » qui se tiendra le mardi 8 mai dans le cadre du congrès de l’ACFAS.

Christophe Leyrie, professeur à l’UQAC

Sonia Boivin, chercheure associée au CIUSSS et doctorante à l’UQAC

Jan Betta et Agnieszka Skomra, Université de Science et de Technologie de Wroclaw, Pologne

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Cliniques surspécialisées en maladies neuromusculaires: coconstruction de la connaissance

Le colloque intitulé « Les cliniques surspécialisées en maladies neuromusculaires : une trajectoire de coconstruction de la connaissance entre la clinique et la recherche » porte sur l’expérience d’échange vécue entre les cliniciens, les chercheurs et les personnes suivies à la Clinique des maladies neuromusculaires (CMNM) du Saguenay–Lac-Saint-Jean. Cette collaboration entre chercheurs de différents établissements universitaires reflète avec justesse le modèle unique d’interdisciplinarité à partir duquel la CMNM est en mesure d’offrir ses services à plus de 1500 patients atteints de maladies neuromusculaires. En effet, depuis 35 ans, les chercheurs, les intervenants et les patients ainsi que leur famille s’allient pour accroître les connaissances scientifiques et cliniques relatives aux maladies neuromusculaires.

L’objectif principal de notre Colloque est de présenter l’évolution des connaissances en maladies neuromusculaires issues du maillage clinique-recherche et de faire ressortir les opportunités et les enjeux liés à ce modèle. Les conférenciers présenteront les avancées scientifiques issues des travaux de recherche réalisés à la CMNM en lien avec les trois maladies neuromusculaires les plus fréquentes au Québec : la dystrophie myotonique de type 1, l’ataxie récessive spastique de Charlevoix-Saguenay et la dystrophie musculaire oculopharyngée. Les présentations aborderont différentes thématiques incluant la recherche fondamentale, l’histoire naturelle, la participation sociale et l’environnement socioéconomique. Elles permettront de faire un bref survol historique des connaissances acquises, des projets en cours et de cerner les lacunes. Un atelier suivra pour permettre aux panélistes et aux participants de discuter des éléments essentiels à l’optimisation du modèle.

Elise Duchesne, professeure à l’UQAC

Cynthia Gagnon et Luigi Bouchard, professeurs à l’Université de Sherbrooke

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Comment l'environnement scolaire peut-il contribuer?

Dans le cadre du 86e Congrès de l’Association francophone pour le savoir (ACFAS) qui se tiendra à l’UQAC du 7 au 11 mai, découvrez les recherches présentées par nos professeurs-chercheurs.

Page UQAC / Saviez-vous que près de 60 % des jeunes rapportent avoir vécu au moins une forme de violence, qu’elle soit physique, psychologique ou sexuelle dans leurs relations amoureuses au cours de la dernière année ? Que les adolescents issus de l’immigration sont davantage à risque de présenter un faible bien-être psychologique ? Que l’insatisfaction corporelle débute dès le primaire et que le poids est la raison la plus fréquente d’intimidation dans les écoles secondaires ?

Heureusement, les jeunes peuvent compter sur de nombreuses ressources, dont plusieurs en milieu scolaire. L’école contribue à la santé et au bien-être des jeunes de plusieurs manières : soit en offrant des milieux sécuritaires, chaleureux, inclusifs et de qualité, soit par l’entremise de cours d’éducation à la santé, soit en offrant des activités faisant la promotion des saines habitudes de vie, soit par l’action de professionnels réalisant des dépistages de divers troubles physiques ou psychologiques, etc. 

L’école possède au moins deux avantages majeurs qui favorisent cette contribution unique : d’abord elle regroupe la presque totalité des jeunes ; ensuite, elle possède les infrastructures nécessaires à la mise en œuvre de programmes, qui ne pourraient exister hors du milieu scolaire, ou qui n’auraient pas les mêmes impacts.

La programmation du colloque de la chaire de recherche UQAC-Cégep de Jonquière sur les conditions de VIe, la Santé, l’Adaptation et les aspirations des Jeunes (VISAJ) propose de discuter et de montrer comment les chercheurs ainsi que les acteurs du milieu scolaire et communautaire mettent leurs forces en commun pour offrir aux jeunes des ressources qui les aideront à se développer sainement et à s’épanouir. Le contenu du colloque servira à partager les connaissances issues à la fois de la recherche et de la pratique, dans le but de montrer, à partir de nombreux exemples et à partir d’échanges entre intervenants et chercheurs, comment l’environnement scolaire peut contribuer à la santé et au bien-être des jeunes.

Marie-Christine Brault, professeure

Département des sciences humaines et sociales

Jacinthe Dion, professeure

Département des sciences de la santé de l’UQAC

Marie-Ève Blackburn, chercheuse

ÉCOBES - Groupe d’Étude des Conditions de vie et des Besoins de la population

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Gouvernance d'entreprise et développement durable

Dans le cadre du 86e Congrès de l’Association francophone pour le savoir (ACFAS) qui se tiendra à l’UQAC du 7 au 11 mai, découvrez les recherches présentées par nos professeurs-chercheurs.

PAGE UQAC / De nombreuses entreprises hésitent encore à adopter les principes du développement durable dans leurs stratégies. Pourtant, plusieurs scandales financiers (Enron, WorldCom, Parmalat, Nortel, etc.) ont remis en question la pertinence des mécanismes de gouvernance d’entreprise axés principalement sur la maximisation de la richesse des actionnaires. Révélant des pratiques et des comportements non éthiques, ces scandales ont ébranlé la confiance des investisseurs et du grand public. L’intégration de la dimension sociale et environnementale liée à l’exigence du développement durable est devenue un impératif pour les entreprises. Souvent ignoré et mal compris des entreprises, le concept de responsabilité sociale des entreprises (RSE) apparait aujourd’hui comme une dimension essentielle de la gouvernance d’entreprise dans la mesure où l’on se propose de concilier les objectifs financiers, sociaux et environnementaux. La RSE impose aux entreprises de créer une performance financière et extrafinancière durable pour l’ensemble des parties prenantes (bailleurs de fonds, employés, clients, fournisseurs, communauté et environnement).

Lors du colloque « Gouvernance d’entreprise et développement durable : De la valeur actionnariale à la valeur partagée » organisé dans le cadre de l’ACFAS par le LARIGO et qui aura lieu le 8 mai prochain à l’UQAC, des chercheurs de renommée internationale et régionale en matière de gouvernance et responsabilité sociale des entreprises échangeront sur l’importance pour les entreprises d’être durables et responsables à l’égard de ceux qui participent à leurs vies économiques. Les travaux de recherche présentés dans le cadre de ce colloque se proposent alors de sensibiliser les chercheurs, les professionnels, les praticiens et les dirigeants d’organisations publiques et privées aux enjeux en matière de gouvernance, de développement durable et de création de valeur partagée pour l’ensemble des parties prenantes. Ces recherches visent à mieux comprendre comment la durabilité de l’entreprise intégrant les cinq volets : économique, de gouvernance, social, environnemental et éthique permet la création d’une richesse durable. En somme, ce colloque propose un modèle de gouvernance plurielle, plus équitable envers l’ensemble des parties prenantes.

Imen Latrous, professeure

Département des sciences économiques et administratives de l’UQAC

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Les mobilités du processus de création

Dans le cadre du 86e Congrès de l’Association francophone pour le savoir (ACFAS) qui se tiendra à l’UQAC du 7 au 11 mai, découvrez les recherches présentées par nos professeurs-chercheurs.

PAGE UQAC / Organisé par la Chaire de recherche du Canada en dramaturgie sonore au théâtre, le colloque « Les mobilités du processus de création-Approche interdisciplinaire » rendra compte, durant deux jours, de l’évolution exponentielle de la mobilité dans les arts. 

De la fabrication à la diffusion, des collaborations aux technologies, de l’accès à l’archivage au récit de création, le concept de mobilité se conjugue au pluriel. L’artiste se déplace avec son sujet. 

Un processus artistique qui pourrait alors appréhender moins prioritairement la question de son objet que celle des relations (parfois fortuites) qui le construisent. En ce sens, cette dynamique mobile ne concernerait pas seulement le créateur, mais aussi l’engagement du spectateur dont les interactions de plus en plus signifiantes contribuent activement à la conception comme à la présentation de l’œuvre même. 

Pour débattre du sujet, plus d’une vingtaine d’invités de six universités canadiennes et du Collège d’Alma viendront présenter leurs recherches théoriques et des performances artistiques les 10 et 11 mai, au théâtre de l’UQAC, au Studio-théâtre et au Studio création des arts numériques (SCAN).

Nous aborderons des thèmes tels que les mutations territoriales, la mobilité interartistique, l’ubiquité et la téléprésence, l’expérience radiophonique, la phonographie, le corps dansant, les écritures performatives ou encore les laboratoires mobiles (deux camions stationnés dans la cour intérieure de l’UQAC). Le jeudi à partir de 17 h 30, nous proposerons une soirée cocktail pour le lancement de trois ouvrages et la présentation de trois performances installatives, radiophoniques et corporelles.

Jean-Paul Quéinnec 

James Partaik

Mathieu Valade

Professeurs au Département des arts et lettres de l’UQAC

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BALSAC d'hier à demain

Dans le cadre du 86e Congrès de l’Association francophone pour le savoir (ACFAS) qui se tiendra à l’UQAC du 7 au 11 mai, découvrez les recherches présentées par nos professeurs-chercheurs.

PAGE UQAC / Depuis 45 ans, le fichier de population BALSAC a pour but de reconstruire la généalogie de la population franco-canadienne. Aujourd’hui, près de trois millions d’actes de mariages, de naissances et de décès permettent d’étudier le développement sociohistorique de la population depuis les débuts de la Nouvelle-France jusqu’aux années récentes. 

Avec l’avènement de nouveaux outils technologiques, le fichier de population amorce une nouvelle phase de son existence. Nous envisageons maintenant l’intégration des données génomiques afin de créer une cartographie détaillée de la structure de la population franco-canadienne. À l’aube de ces changements, les utilisateurs passés, présents et futurs du fichier BALSAC sont invités à se regrouper afin de faire état de la recherche actuelle avec les données disponibles, d’identifier des pistes susceptibles de maintenir le fichier attrayant pour la communauté scientifique et de discuter des stratégies, méthodes et orientations à privilégier pour faciliter ces développements.

Nous invitons le public à venir en apprendre davantage notamment sur l’apport des données généalogiques dans notre compréhension de certains phénomènes comme la contribution des Filles du roi au patrimoine génétique et démographique de la population québécoise, de l’évolution des populations humaines, et de l’étude de certaines maladies comme l’épilepsie, l’asthme et la fibrose kystique. De leur côté, les données génétiques permettent de reconstituer des passés inconnus ou de combler certaines lacunes dans les données généalogiques comme dans l’identification d’individus à partir d’ossements anciens ou la reconstitution généalogique par l’ADN. Bien que les données soient très complémentaires, elles soulèvent plusieurs questionnements liés à la protection des renseignements personnels. Nous avons réservé un espace pour aborder les aspects éthiques liés à une telle entreprise.

Simon Girard

Professeur au Département des sciences fondamentales de l’UQAC et directeur du projet BALSAC

Chronique UQAC

Transmission et apprentissage des langues autochtones

Dans le cadre du 86e Congrès de l’Association francophone pour le savoir (ACFAS) qui se tiendra à l’UQAC du 7 au 11 mai prochain, découvrez les recherches présentées par nos professeurs-chercheurs.

Les langues autochtones vous intéressent ? La richesse de ce patrimoine de tradition orale vous interpelle ? Participez au Colloque sur la transmission et l’apprentissage des langues autochtones dans une perspective appliquée, qui se déroulera les 9 et 10 mai prochain dans le cadre du 86e congrès de l’ACFAS.

Ce colloque offre un espace de discussion et de partage autour de la situation des langues autochtones. Les coorganisateurs, Jimena Terraza, chercheuse de l’UQAM, et Marco Bacon, directeur du Centre des Premières Nations Nikanite de l’UQAC, et leurs partenaires, la Première Nation de Mashteuiatsh et le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, vous invitent à découvrir une programmation riche de contributions de praticiens et experts issus du milieu autochtone et de la recherche.

Seront réunis différents acteurs pour échanger autour des meilleures pratiques et des expériences concrètes en transmission ou en enseignement des langues autochtones, dans un contexte de langue maternelle ou seconde. Les ateliers exposeront des sujets tels que les méthodes et les outils d’apprentissage d’une langue autochtone en milieu scolaire, en milieu universitaire ou en milieu communautaire ; les approches pédagogiques à privilégier pour pallier les niveaux variables de compétences dans la langue autochtone et dans la langue d’enseignement ; l’impact d’une absence d’orthographe uniforme sur l’enseignement ou l’apprentissage d’une langue autochtone ; ainsi que les expériences concrètes d’intégration de manuels d’apprentissage et de grammaires en langue autochtone dans l’enseignement.

Vous aurez également la possibilité de vous procurer du matériel d’enseignement en langue innue offert par les Éditions Tshakapesh !

Pour plus d’informations sur la programmation et pour vous inscrire, consultez le lien suivant : https ://nikanite.uqac.ca/blog/programmation-acfas-2018/.

Marco Bacon

Directeur du Centre des Premières Nations Nikanite de l’UQAC

Chronique UQAC

Évolution ou révolution?

Dans le cadre du 86e Congrès de l'Association francophone pour le savoir (ACFAS) qui se tiendra à l'UQAC du 7 au 11 mai prochain, découvrez les recherches présentées par nos professeurs-chercheurs.

Économie du partage, circulaire, de plateforme ; systèmes de troc, d’échanges locaux, de produit-service, consommation responsable, produits reconditionnés, marchés de producteurs locaux, communautés en ligne, ou multiples vies des objets. Vous avez peut-être déjà vaguement entendu ces termes ? 

Dans le milieu universitaire, ces concepts donnent lieu à un foisonnement d’études, car ils font référence à de nouvelles formes d’échange. La crise financière de 2008, la révolution numérique et les aspirations socio-environnementales ont donné lieu à des formes d’échanges inédites ou réinventées, ayant subtilement envahi notre quotidien. De l’achat d’un ordinateur reconditionné chez Best Buy, à la revente en ligne d’un cadeau de mariage doublon sur Kijiji, en passant par les marchés de troc entre amis ou sur plateforme mobile, nombreux sont les exemples des nouvelles formes d’échange peuplant notre quotidien. Et si, mises bout à bout, ces pratiques, parfois non ou peu monétisées, d’initiative individuelle et moins entrepreneuriale, avec le support des technologies, ne seraient que les prémisses du basculement vers une nouvelle économie ? 

Le colloque intitulé « Les reconfigurations de l’échange marchand : tour d’horizon, enjeux, et perspectives » de notre Laboratoire sur les Nouvelles Formes de Consommation (LaboNFC), présente les recherches les plus récentes sur l’étude des nouvelles formes d’échange marchand. Ces recherches éclairent sur les comportements de consommation inédits tels que la consommation responsable, la consommation collaborative (ex. Uber, Airbnb, TaskRabbit), les modèles d’affaires coopératifs tels que les marchés de producteurs, ou les systèmes allongeant la durée de vie des produits (ex. reconditionnement, logistique inversée). En examinant ces nouvelles formes d’échange marchand, notre objectif est d’approfondir et provoquer des échanges sur la tendance de fond vers une économie plus participative, où l’individu aurait un rôle de plus en plus important.

Myriam Ertz, Damien Hallegatte et Julien Bousquet

Professeurs au Département des sciences économiques et administratives de l’UQAC

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En route vers l'ACFAS

UQAC / Dans le cadre du 86e Congrès de l’Association francophone pour le savoir (ACFAS) qui se tiendra à l’UQAC du 7 au 11 mai prochain, découvrez les recherches présentées par nos professeurs-chercheurs.

L’intelligence artificielle pour reconnaître les minéraux

Reconnaître les différents minéraux composant les grains de sable érodés par les glaciers pour reconnaître ceux qui proviendraient de gisements de métaux précieux n’est pas une tâche facile. Plus il y aura de grains d’or dans un sable provenant de l’érosion par les glaciers, plus le sable serait à proximité d’un gisement. Cependant, reconnaître les grains d’or dans des tonnes de sables n’est pas une tâche facile. 

Pour aider le géologue à identifier et caractériser les grains d’or, des chercheurs en sciences de la Terre et en informatique se sont associés à un partenaire industriel régional dans un projet de recherche commun. L’intelligence artificielle ou plus justement l’apprentissage automatisé fut mis à contribution. Une première étape consistait à reconnaître les grains d’or à partir de photographies au microscope optique. L’analyse du spectre de réflexion de l’or a permis de distinguer les grains d’or des autres minéraux. Les grains d’or reconnus sont ensuite photographiés au microscope électronique à balayage pour observer les détails fins. La taille et la forme des grains d’or donnent des indications sur la nature du gisement et des conditions de transport. L’or étant un métal malléable, les chocs avec les autres minéraux pendant le transport glaciaire modifient le grain. Plus un grain d’or sera transporté sur une grande distance, plus il sera déformé. Un ensemble de grains aux caractéristiques connues fut soumis à un apprentissage automatisé. De cet apprentissage automatique, un algorithme de calcul peut reconnaître la nature des grains d’or en utilisant la taille, la forme, l’ondulation des bordures des grains et d’autres caractéristiques des grains d’or. À l’aide d’images sophistiquées et de l’intelligence artificielle, il est maintenant possible de reconnaître les grains d’or et leur nature avec moins d’efforts et d’erreurs. 

Kevin Bouchard, L. Paul Bédard et Michael Higgins, professeurs à l'UQAC

Alexandre Néron et Réjean Girard, IOS Services Géoscientifiques

UQAC

UQAC: la recherche en gestion

CHRONIQUE UQAC / Depuis les débuts de l’UQAC, le Département des sciences économiques et administratives (DSEA) dispense des formations de pointe en matière de gestion orientée vers les besoins des organisations. Ces formations prodiguent des connaissances théoriques, mais développent aussi des compétences pratiques pour aider les futurs professionnels à se démarquer sur le marché du travail.

Ces habiletés et savoir-faire pratiques ne seraient pas murement formés et à jour s’ils n’étaient pas nourris par la recherche. L’université a pour fonction de développer l’esprit critique et la pensée de ces jeunes professionnels en devenir afin qu’ils soient prêts à affronter les défis actuels et les grands bouleversements de demain. Ils seront confrontés, entre autres, aux impacts de la mondialisation, de l’innovation, du vieillissement de la population, de l’accroissement des dettes publiques et privées, de l’évasion fiscale, de la corruption, etc.

La recherche en gestion a un rôle majeur à jouer dans la compréhension de ces problématiques. De par leur nature multidisciplinaire, les équipes de recherche en gestion sont en mesure de développer une vision globale des problèmes et d’identifier des solutions au développement des collectivités et non simplement dans l’intérêt financier des organisations.

Concrètement, la recherche au DSEA est orientée autour de 5 pôles d’expertise ayant un impact direct pour la région.

• Le pôle « Gestion de projet » étudie la complexité et la diversité des projets au niveau local et international. Les recherches du Laboratoire d’études multidisciplinaires en gestion de projet (LemGP) sont ainsi d’intérêt pour les organisations publiques et privées du secteur primaire ou secondaire.

• Le pôle « Management et comportement humain » étudie les transformations du travail et leurs incidences sur la gestion des ressources humaines, notamment l’impact sur la santé mentale des travailleurs. Certaines recherches s’intéressent aussi aux entrepreneurs, à la gestion du changement ou aux innovations organisationnelles et à leur influence sur la performance organisationnelle. Le Laboratoire de recherche et d’interventions sur les incidents critiques en milieu de travail (ICMT) et le Carrefour d’analyse des innovations et de soutien aux entreprises (CAISEN) interviennent dans cet axe. De plus, le Centre d’entrepreneuriat et d’essaimage de l’UQAC (CEE-UQAC) intervient depuis plusieurs années pour soutenir et développer l’entrepreneuriat chez les jeunes de la région.

• Le pôle « Gouvernance » examine les manières d’enrayer la mal-gouvernance des organisations, particulièrement dans le domaine financier, afin de limiter l’occurrence de crises et de scandales. Le Laboratoire de recherche et d’intervention en gouvernance des organisations (LARIGO) se propose d’identifier des solutions novatrices de gouvernance et de régulation permettant de concilier croissance économique, réduction des inégalités et vie démocratique.

• Le pôle « Consommation » est axé sur l’étude de l’évolution de la consommation et des modèles d’affaires qui accompagnent ces mutations. Le Laboratoire de recherche sur les nouvelles formes de consommation (LaboNFC) se penche sur les échanges alternatifs et la responsabilisation de la consommation. Les travaux en consommation locale et circulaire visent à promouvoir une économie dynamique et durable dans la région.

• Finalement, le pôle « Développement régional et territorial » s’intéresse au développement des collectivités. Plusieurs professeurs du département collaborent avec le Centre de recherche sur le développement territorial (CRDT), un centre de recherche interuniversitaire voué au développement des régions.

Cette recherche vivante est bien démontrée avec la publication d’un numéro spécial de la revue Organisations et Territoires ainsi que plusieurs colloques en gestion qui seront organisés dans le cadre de l’ACFAS qui se tiendra à l’UQAC du 7 au 11 mai prochain.

Vincent Morin, Jeanne Simard et Myriam Ertz

Professeurs au département des sciences économiques et administratives de l’UQAC

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Le triple mandat des cliniques universitaires

Les cliniques universitaires se multiplient dans plusieurs établissements d’études supérieures. Ces initiatives font leurs preuves en remplissant d’ordinaire un triple mandat, soit de bonifier la formation des étudiants, d’offrir des services à la population et de contribuer à la recherche universitaire. Le Quotidien vous propose un portrait et un état de situation des quatre cliniques universitaires de l’Université du Québec à Chicoutimi.

Clinique universitaire de physiothérapie: l’ouverture en mai

Une nouvelle clinique universitaire va amorcer ses activités à l’UQAC, en mai. La Clinique universitaire de physiothérapie proposera des services ciblés sur les troubles cardiorespiratoires qui seront prodigués par les étudiants à la maîtrise en physiothérapie.

La clientèle sera principalement référée par des professionnels de la santé de la région. Ainsi, la clinique, active huit mois par année, agira en complément aux services publics et privés.

« Les traitements seront réalisés sous la supervision de professeurs cliniciens, de chercheurs et de physiothérapeutes. On veut faire profiter de l’expertise d’ici, favoriser la transmission du savoir. Nous avons ciblé le champ de pratique cardiorespiratoire, car c’est plus dur de trouver des places de stage dans ce domaine. La clinique va contribuer à la formation de base des étudiants. Elle sera dotée d’équipements à la fine pointe de la technologie. Ces équipements vont permettre des recherches spécialisées », informe Luc Robitaille, codirecteur de la clinique.

« On a des équipements qu’on ne retrouve pas ailleurs », précise aussitôt son codirecteur, Rubens Da Silva.

À court ou à moyen terme, la clinique, qui se situe dans le nouveau pavillon du Grand Séminaire, pourrait élargir ses horizons à d’autres champs de pratique.

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De 200 à 300 postes à pourvoir

Une seule journée, 51 stands de recruteurs et de 200 à 300 postes à pourvoir. Le Salon de l’emploi, organisé par l’Association des diplômés de l’UQAC (ADUQAC), est une occasion rêvée pour les chercheurs d’emploi, étudiants ou non. Mercredi, quelque 1500 personnes sont attendues au centre social de l’université régionale, curriculum vitae à la main.

« Un emploi de qualité dans son domaine d’études, c’est le plus beau cadeau que l’on peut offrir à nos diplômés, lance d’entrée de jeu Samuel Taillon, agent de liaison pour l’ADUQAC. C’est dans cette optique qu’on organise cet événement. C’est notre raison d’être. Plusieurs visiteurs du salon vont repartir avec des entretiens d’embauche, des ententes... ou même un emploi. »

Informatique, ingénierie, santé, enseignement, finances : l’offre est variée, à un point tel que l’ADUQAC ose parler de « magasinage ». « Les gens pourront littéralement se magasiner un employeur. C’est l’occasion d’échanger avec les entreprises sur leur culture, leurs valeurs, le cheminement possible. Le Salon de l’emploi est plus pertinent que jamais, car il y a un véritable besoin de main-d’œuvre. Peu importe ce qu’on entend, la demande est vraiment là », a fait valoir Samuel Taillon, lors d’un entretien téléphonique.

La participation de 51 exposants représente un record. « Nous sommes à pleine capacité, avec le plan actuel. On a dû refuser des recruteurs. Pour l’an prochain, nous allons essayer d’aménagement le salon autrement pour avoir un maximum d’exposants », informe-t-il.

Pour profiter de l’événement, il n’est pas nécessaire d’être un étudiant ou un diplômé de l’UQAC. Les chercheurs d’emploi issus de programmes techniques ou de formation professionnelle sont les bienvenus, tout comme les gens d’expérience et les retraités. Une trousse pour se préparer à l’événement est disponible sur le site Web de l’ADUQAC. Par ailleurs, la présidence d’honneur sera assurée par la présidente fondatrice de la plateforme emploiretraite.ca, Julie Dufresne, alors que le partenaire principal de cette 39e édition est RBC Banque Royale.

« C’est ouvert à tous. L’an dernier, l’achalandage a été estimé entre 1000 et 1200 visiteurs. Cette année, on a déplacé l’événement pour être plus près de la fin de l’année scolaire. Avant, c’était en novembre. Les gens sont plus dans un esprit de recherche d’emploi », pense l’agent de liaison de l’ADUQAC.

Ubisoft, CGI, Rio Tinto, Produits forestiers Résolu, de nombreuses commissions scolaires, deux CIUSSS et les Forces armées canadiennes ne sont que quelques exemples d’employeurs présents. « Il y aura aussi deux recruteurs des territoires du Nord, pour ceux qui veulent vivre une expérience de travail dans le Grand Nord. Ils tiendront d’ailleurs un dîner-questions, le 6 février [la veille du salon] », souligne Samuel Taillon.

Programmation

D’autres activités figurent aussi au programme de l’événement, dont la marche des recruteurs (voir autre texte) et un dîner-conférence, avec trois présentations de 30 minutes. Thomas Lévesque, de MobileXpert, prendra d’abord la parole pour partager son expérience de jeune entrepreneur et pour parler du Centre d’entrepreneuriat et d’essaimage de l’UQAC (CEE-UQAC). Suivront un recruteur de RBC Banque Royale ainsi qu’un panel de quatre jeunes diplômés de l’UQAC qui occupent aujourd’hui des postes clés chez RBC. La soirée se conclura avec le Salon de thé des affaires, une activité de réseautage tenue à l’Érudit café. À noter que le stationnement sera gratuit à l’occasion du Salon de l’emploi.

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Une expertise mondiale en matériaux antigivre

Ceux et celles qui prennent l’avion lorsque la température atteint le point de congélation ont sûrement remarqué que l’appareil est souvent aspergé de fluides avant le décollage. Sachez que ces liquides antigivre ont tous passé entre les murs du Laboratoire international des matériaux antigivre (LIMA) de l’UQAC avant d’être commercialisés.

Le LIMA est le seul laboratoire au monde à détenir l’accréditation de la Standard aerodynamic acceptance (SAE), renouvelée aux cinq ans, pour effectuer les tests sur les différents liquides. Ce certificat permet de déterminer si les fluides répondent aux nombreux critères. Chargé de projet au LIMA, Éric Villeneuve est représentant de la norme SAE AS 5900, qui contient le document expliquant les tests, les mesures et les critères à respecter dans l’analyse des différents fluides.

« Tous les fluides de dégivrage au monde doivent passer ici pour obtenir leur qualification », explique l’ingénieur, étudiant au doctorat en ingénierie, précisant que la glace pose problème parce qu’elle modifie les qualités aérodynamiques d’un aéronef, et non parce qu’elle ajoute du poids à l’appareil.

Les fluides testés doivent respecter plusieurs critères, dont ceux de l’aérodynamisme et de l’endurance, c’est-à-dire du temps qu’ils doivent rester sur un avion avant le décollage. Pour ce qui est de l’aérodynamisme, il a été établi qu’une perte de portance de 5,25 pour cent était jugée acceptable.

« On simule un décollage et on est capable de déterminer si la pénalité aérodynamique est acceptable pour que le fluide puisse être mis sur le marché, fait valoir Éric Villeneuve. On doit également requalifier les fluides tous les deux ou quatre ans, dépendant des types de fluides. »

Pour le test de l’endurance, une précipitation givrée est lancée sur un fluide et celui-ci doit y demeurer assez longtemps pour répondre aux normes.

« Le fluide est placé sur une plaque inclinée à 10 degrés pour simuler les courbures d’un avion, ajoute M. Villeneuve. Le fluide, selon le type, doit prévenir l’accumulation de glace sur 25 pour cent de la surface de la plaque. »

Pour procéder à ces examens rigoureux, le Pavillon technologique de l’UQAC est doté d’équipements à la fine pointe de la technologie. Deux souffleries sont à la disposition de l’équipe pour développer des projets de recherche, dont l’une qui permet de reproduire les conditions auxquelles les avions font face pendant l’hiver. 

« La deuxième soufflerie, de projet, est givrante, signale Éric Villeneuve. On a des gicleurs à l’intérieur qui nous permettent de reproduire des précipitations. On peut atteindre des températures allant jusqu’à -40 degrés Celsius. On peut mettre des objets (à échelle réduite) à l’intérieur pour recréer différents types de glaces sur les objets qui nous permettent de faire différentes mesures. »

En étant relié au Département des sciences appliquées de l’UQAC, le LIMA offre également l’opportunité aux étudiants de prendre part à différents projets.

L'occasion de voyager

Grâce à son poste au LIMA, Éric Villeneuve a une chance inouïe de voyager pour aller à la rencontre des principaux acteurs de l’aérospatiale.

En étant représentant pour la norme SAE AS 5900, l’ingénieur de 32 ans participe à des rencontres, deux fois par année, regroupant entre autres les lignes aériennes, les détaillants de fluides antigivre et les plus gros manufacturiers d’avions au monde.

« Tous les six mois, on doit rencontrer les différents intervenants parce qu’il y a toujours du nouveau développement dans ce domaine », met en contexte Éric Villeneuve. Ce dernier a d’ailleurs participé à une première rencontre alors qu’il venait tout juste de compléter sa maîtrise en ingénierie. Il avait à peine 23 ans.

« Je devais aller à Prague pour participer à des présentations en anglais avec des aérodynamiciens, se rappelle-t-il. C’était assez impressionnant de rencontrer des gens spécialisés dont la moyenne d’âge est de 50 à 60 ans quand tu as seulement 22 ou 23 ans. Ça me donne l’occasion de rencontrer des gens très compétents. »

Éric Villeneuve amorce sa deuxième année de quatre au doctorat. Le Saguenéen travaille présentement sur un projet avec une grande compagnie d’hélicoptère, qui vise à éviter l’accumulation de la glace sur les pales des plus petits hélicoptères.

« Actuellement, ce qui est thermique est beaucoup trop énergivore et embarquer un système qui permettrait de protéger les pales serait trop lourd et prendrait beaucoup trop de place dans l’hélicoptère, soutient-il. On veut essayer de créer une vibration dans les pales qui ferait casser les glaces, et ce à faible énergie. »