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Trente ans de psychologie à l’UQAC

Par Claudie Émond, Ph.D., professeure et directrice du module de psychologie de l’UQAC

CHRONIQUE UQAC / Cette année, la psychologie à l’UQAC a trente ans ! Depuis la création du premier programme de certificat en psychologie en 1989, plusieurs programmes ont été développés dont le certificat en psychologie du travail et des organisations et le baccalauréat en psychologie ainsi que la maîtrise et le doctorat en psychologie. De plus, la Clinique universitaire de psychologie, créée en 1998, dont le mandat est de former les futurs psychologues et neuropsychologues, offre des services psychologiques à la population régionale et a pour objectif de développer la recherche clinique. On compte aujourd’hui une équipe de 13 professeurs spécialisés dans différents domaines en psychologie, dont le développement, la personnalité, la neuropsychologie et les neurosciences, l’évaluation, la psychopathologie, la psychologie de la santé, la psychologie sportive, la psychologie clinique, la psychologie sociale, les méthodologies de la recherche, etc. On retrouve également une équipe de chargés de cours en provenance de différents milieux de pratique.

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Langues autochtones: le temps presse pour les sauver

Quelles sont-elles ? Où sont-elles parlées ? Par combien de personnes ?

L'auteure de ce texte est Diane Daviault, professeure retraitée du Département des sciences de l'éducation de l'UQAC

En cette année internationale des langues autochtones, le moment est propice pour faire le point sur ces questions.

Le savoir de la littérature

On entend parfois dire que l’université est une tour d’ivoire, à l’écart sinon à l’abri des réalités sociales, comme si les ponts étaient coupés entre le monde académique et la société. Peut-être était-ce le cas à une époque ; mais cette situation prévaut-elle encore aujourd’hui ?

L’auteur de cette chronique est Nicolas Xanthos, professeur au Département des arts et lettres de l’UQAC.

Professeur de littérature, je connais bien cette version des deux solitudes ; mais je sais aussi que, même dans le cas des études littéraires, le lien avec la société n’a jamais cessé d’être, et se veut aujourd’hui plus fort, et peut-être plus nécessaire, que jamais.

Bien entendu, on n’attendra pas de la littérature une rentabilité économique ou la « création de richesses ». Mais réduire une société à sa seule dimension économique revient à l’amputer de ce qu’elle est : non pas une somme de « payeurs de taxes » insatisfaits ; mais avant tout une diversité d’individus – jeunes ou non, hommes ou femmes, riches ou pauvres, en santé ou malades, etc. – qui cherchent à cohabiter pacifiquement, à partager des manières de voir, à se donner la chance de réaliser leurs ambitions, à être heureux, autant que possible. Cette recherche est parfois un défi ; elle est toujours une nécessité.

Et la littérature ? Ce qui en elle me fascine et me touche, et sur quoi je travaille, est sa manière de donner à voir et à comprendre. 

En présentant un personnage que la société enchante ou accable, elle dit quelque chose de ce lien compliqué qui nous unit aux autres ; en présentant un personnage à la recherche de son passé, elle nous entretient du temps et de la mémoire ; en présentant un personnage qui porte en terre un être cher, elle nous éclaire sur les sentiments et le deuil. 

Toutes les expériences, petites ou grandes, claires ou obscures, qui font nos vies, la littérature en parle, et de multiples façons ; elle les rend visibles à travers le destin des personnages et elle les rend compréhensibles en montrant, par l’histoire racontée, les raisons, les effets, les dangers, les nécessités, les valeurs. 

J’aime voir un roman comme une réflexion, incarnée dans une histoire et des personnages, sur la complexité de ce que nous sommes et faisons, du plus intime et secret en nous jusqu’à nos actions politiques ou culturelles. Plus encore, chaque roman donne à voir et à comprendre à sa manière : la littérature n’impose aucun dogme auquel jurer fidélité ; elle multiplie plutôt les expériences représentées et les manières de les connaître. 

Un roman parlera précisément de ce que nous vivons comme nous le vivons, un autre en parlera d’une manière qui ne nous est pas familière ; mais, en nous aidant à mieux saisir ce que nous expérimentons ou en nous montrant d’autres façons de voir et de penser, la littérature augmente notre connaissance de nous-mêmes et enrichit notre capacité à envisager des expériences semblables ou différentes à la nôtre.

On est loin, alors, de la tour d’ivoire. La littérature est un vaste savoir sur soi, sur les autres, sur le monde qui est le nôtre. 

Elle pluralise les conceptions de l’être humain, affine notre intelligence de ce que nous expérimentons au quotidien, accroît notre sensibilité à d’autres possibles. 

Dans sa diversité, elle dit toutes les vies et le tout des vies. Elle reconnaît notre réalité, et nous rend plus disposés à reconnaître en retour des expériences qui ne sont pas les nôtres.

Étudier la littérature, c’est alors tout sauf se couper du monde. C’est à la fois reconnaître que la vie des gens et des sociétés est parfois confuse, obscure, troublée ; et croire que, dans le destin des personnages de fiction, on peut trouver des moyens de comprendre davantage les événements de l’existence individuelle ou collective, et d’y réagir. 

Ne nous leurrons pas : l’étude d’un roman n’est pas la panacée ; elle ne guérit rien d’incurable et ne protège pas contre les mauvais jours. Mais les œuvres littéraires sont, à leur échelle et à leur manière, autant de possibilités de connaissance qui s’offrent à nous. Ne nous en privons pas.

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Quelles connaissances, quels défis?

Dans le cadre du 86e Congrès de l’Association francophone pour le savoir (ACFAS), qui se tiendra à l’UQAC du 7 au 11 mai, découvrez les recherches présentées par nos professeurs-chercheurs.

Différentes études nous montrent que les enfants ne bougent pas suffisamment pour être en santé et pour bien se développer. De plus, le système éducatif a pendant longtemps valorisé l’activité intellectuelle dans les programmes de formation. Cependant, on reconnaît aujourd’hui l’importance de donner aux enfants l’occasion de bouger et de jouer pour être en santé et pour bien se développer.

Dans les milieux éducatifs, l’idée de mettre l’enfant en mouvement impose des changements concernant la compréhension du développement du jeune et une réorganisation du milieu lui-même.

Les approches du développement global et psychomoteur impliquent de faire des liens entre le développement moteur et les autres dimensions du développement des jeunes. Le colloque « Corps, développement et apprentissage » qui aura lieu le lundi 7 mai de 8 heures à 18 heures au local H0-1090 à l’UQAC se propose d’ouvrir des fenêtres sur cette façon globale d’envisager et de comprendre l’intervention.

La journée permettra de prendre connaissance des résultats de travaux scientifiques menés par des chercheurs de l’UQAM et l’UQAC, spécialistes de l’éducation, des environnements éducatifs, du développement de l’enfant, de la motricité. Se joindront des étudiants de l’UQAC ayant réalisé des travaux sur le sujet. L’expérience belge sera présentée par une psychomotricienne chargée de cours à l’Université de Sherbrooke. Ensuite, le sujet de la collaboration et des pratiques interdisciplinaires sera discuté par des représentants des milieux éducatifs de la région et par un panel de chercheurs. Une stratégie de développement permettant d’ouvrir de nouvelles perspectives sera présentée en fin de journée.

Le colloque est organisé conjointement par Suzanne Gravel du Consortium québécois de développement des pratiques psychomotrices et Tommy Chevrette, professeur-chercheur en kinésiologie à l’UQAC.

Tommy Chevrette, professeur

Département des sciences de la santé

Directeur de la Clinique universitaire de kinésiologie de l'UQAC

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Le développement, la coopération internationale et le développement régional

UQAC / Dans le cadre du 86e Congrès de l’Association francophone pour le savoir (ACFAS), qui se tiendra à l’UQAC du 7 au 11 mai, découvrez les recherches présentées par nos professeurs-chercheurs.

Les régions du Québec se distinguent par l’existence de plusieurs organisations qui interviennent dans la coopération internationale pour le développement. Les opportunités d’échange, de formation, de recrutement d’étudiants internationaux et de travailleurs qualifiés, d’investissements et de création de petites et moyennes entreprises, de mise en œuvre de projets de santé ou de projets éducatifs sont bien réelles et parfois sous-exploitées. Le colloque « Coopération internationale et développement régional : enjeux et défis des régions » vise à dresser le portait des organisations régionales et à mieux connaître leurs initiatives de coopération internationale. Il prolonge une recherche menée à l’UQAC par le Laboratoire d’études et de recherches appliquées sur l’Afrique qui a permis la production d’un répertoire des organisations de la région du Saguenay–Lac-Saint-Jean qui interviennent en Afrique. Un des résultats de la recherche démontre que les organisations de coopération internationale établies en région sont aujourd’hui à un tournant majeur de leur existence dans ce contexte de redéfinition des politiques. Il est pertinent de poser les jalons d’une collaboration soutenue entre elles à travers une mutualisation des ressources, des expériences et des expertises.

Le Laboratoire d’études et de recherches appliquées sur l’Afrique de l’UQAC organise un autre colloque sur le thème « Le Québec en Afrique : solidarité, diplomatie et/ou affaires ? » dont l’objectif est d’analyser les enjeux et les défis de l’action internationale du Québec en Afrique. Il s’agit de comprendre l’ancrage, les enjeux et les fondements du nouvel élan du Québec pour l’Afrique ; de démontrer le rôle de l’affinité linguistique dans les liens privilégiés que le Québec cherche à établir sur le continent en mettant à profit son statut au sein de l’Organisation internationale de la Francophonie ; de cerner les singularités du Québec, avec son statut de province majoritairement francophone du Canada, comparées aux pays ayant formellement les attributs de pays souverain ; et d’analyser les capacités d’action du Québec dans un contexte où il entre en compétition avec les anciennes puissances coloniales et les nouveaux pays émergents.

Marie Fall, professeure

Département des sciences humaines et sociales de l’UQAC

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20 ans de collaboration en éducation dans la région

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L’ACFAS coïncide avec un événement important : le 20e anniversaire du Consortium régional de recherche en éducation (CRRE). Celui-ci sera mis en valeur dans deux colloques.

Le premier, dont le principal responsable est Souleymane Barry, établira un bilan des recherches menées en collaboration entre chercheurs et praticiens des milieux scolaires. Les sujets au coeur de ce type de recherche, les rôles des acteurs, les processus de travail, les limites et les défis seront autant d’éléments au centre des discussions.

Le CRRE sera aussi l’un des huit cas retenus pour témoigner des pratiques, des enjeux, des défis et de l’avenir de la collaboration université-cégep en recherche. Ce colloque est coorganisé par Stéphane Allaire et les cégeps de la région et de Sept-Îles.

Descendre
de sa tour d’ivoire

Le CRRE est un partenariat interordre regroupant les commissions scolaires et les cégeps de la région, celui de Sept-Îles et l’UQAC. Le modèle, unique au Québec, oeuvre à la formation continue par la recherche participative. Il prend la forme de projets visant à résoudre une problématique rencontrée par des enseignants, des conseillers pédagogiques ou des directions d’établissement. Ainsi, les chercheurs descendent de leur prétendue tour d’ivoire pour co-élaborer et documenter des solutions novatrices à des enjeux du milieu scolaire.

Des retombées variées

Outre la progression des connaissances scientifiques sur une variété de sujets, le CRRE favorise la concertation autour d’enjeux régionaux et la production de connaissances directement applicables en classe et dans l’école. Les intervenants des milieux scolaires sont considérés comme des coproducteurs de connaissances, ce qui valorise la profession enseignante et rapproche la recherche et la pratique. 

Enfin, le partenariat contribue au rayonnement de la région.

Sont aussi cosignataires du texte : Nicole Monney, Souleymane Barry, Catherine Dumoulin, Carole Fisher, Patrick Giroux, Joëlle Duval, Catherine Larouche, Christine Couture, Diane Gauthier, Odette Gagnon, Nadia Cody, Sandra Coulombe, Karine N. Tremblay, Manon Doucet, Pascale Thériault, Nathalie Murray, Marie-Pierre Baron, Monique L’Hostie, Pauline Minier, Martha Anadon, Constance Lavoie, Carole Côté, Roberto Gauthier, Catherine Duquette et Andrée Lessard.

Stéphane Allaire

Professeur au Département des sciences de l’éducation de l’UQAC

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L'engagement régional de l'éducation supérieure

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Dans son grand élan moderniste de la Révolution tranquille, l’État québécois a notamment porté son attention sur son immense territoire à aménager, à développer et à administrer. Fut ainsi initiée une véritable politique territoriale à multiples volets. Politique publique qui demeure toujours d’actualité en posant de nombreuses questions. Afin de mieux comprendre le chemin parcouru et à parcourir, le Centre de recherche sur le développement territorial (CRDT) lance une réflexion élargie sur les « Cinq décennies de politiques territoriales au Québec », par la tenue d’un colloque lors du Congrès ACFAS 2018. Une trentaine d’experts universitaires proposeront leur analyse.

Notre propre contribution de chercheurs proposera un cadre théorique et empirique pour mieux saisir et comprendre le rôle névralgique des universités et des collèges localisés en régions périphériques. En observant ces laboratoires vivants, nous sommes d’emblée impressionnés par leur fulgurante évolution. L’enseignement s’est fortement déployé à tous les niveaux et cycles. Multipliés, les divers programmes furent considérablement modulés aux besoins particuliers d’expertise sur le terrain. Aussi, la recherche scientifique a tout simplement explosé depuis les années 1990. Signalons à cet effet que les cinq universités et les 13 cégeps localisés en régions ciblent largement leurs travaux et réflexions sur des spécificités de leurs milieux. 

L’engagement universitaire et collégial va encore plus loin, en étant inspiré par les meilleures pratiques d’un mouvement universel de positionnement régional dans la société du savoir. En périphérie du Québec, les institutions de l’éducation supérieure alimentent l’apprentissage collectif par une variété de mécanismes de transferts de savoir, de médiation relationnelle et de soutien intelligent aux initiatives sociale, culturelle, économique, environnementale, gestionnaire et politique.

Marc-Urbain Proulx

Professeur au Département des sciences économiques et administratives de l’UQAC

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Regards croisés sur la recherche biographique

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La recherche biographique s’inscrit dans un mouvement de recherche contemporaine en éducation. Elle fait cause commune avec les chercheurs-créateurs et les artistes qui ont pris pour tâche d’explorer des perspectives de recherche toutes nouvelles, fondées sur le récit d’expérience. Partant du présupposé que la biographisation est un processus fondamental selon lequel la personne donne forme et sens à ses expériences de vie et à ses expériences d’apprentissage, nous soulevons l’idée centrale que raconter son expérience est un mode de subjectivation, de cohésion identitaire et de production de savoirs. Selon cette conception du biographique, la recherche met de l’avant la nécessité d’élargir l’horizon de ces nouvelles recherches qui appréhendent l’expérience humaine comme projet politique, artistique, éducatif et culturel qui s’inscrit dans une perspective d’autonomie, d’émancipation et d’«empowerment». 

C’est cette possibilité de produire des savoirs d’expériences qui anime de part en part le colloque « Regards croisés sur la recherche biographique » les 7 et 8 mai prochains. Associé au centre de recherche EXPERICE paris 13 et au réseau québécois RQPHV, le colloque posera un regard transversal sur le biographique, depuis des paradigmes herméneutiques, phénoménologiques et pragmatiques. Les conférenciers documenteront au plus près le récit d’expérience soulignant ses enjeux spécifiques autour de vecteurs performatifs, transformateurs et créateurs. Le colloque invite donc à penser la recherche biographique selon trois axes de réflexion : en éducation, la construction biographique est une dynamique qui s’active au sein de l’espace pédagogique ; en création, le faire biographique répond à un mode d’appréhension du vécu subjectif ; en transmission culturelle, le biographique veut comprendre les processus selon lesquels les individus et les collectivités se coconstruisent.

Sylvie Morais, professeure

Constanza Camelo, professeure

Département des arts et lettres de l’UQAC

Marcelle Dubé, professeure

Département des sciences humaines et sociales de l’UQAC

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Enjeux humains et psychosociaux au travail

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Épuisement professionnel, violence au travail, détresse psychologique, retour au travail…

Sujet malheureusement trop souvent d’actualité, le travail n’est pas neutre : lieu de réalisation personnelle et professionnelle, il peut aussi être source de souffrances, d’atteintes physiques ou psychologiques.

Que peut nous apprendre la recherche sur ces sujets ? C’est précisément l’objectif qu’entreprend d’atteindre le colloque 424 Enjeux humains et psychosociaux du travail, organisé par le Laboratoire d’interventions et de recherche sur les incidents critiques en milieu de travail, qui se tiendra le 9 mai 2018, à l’UQAC, dans le cadre de l’ACFAS 2018. 

Ce colloque débutera par le lancement du livre Enjeux humains et psychosociaux du travail (sous la direction de J. Douesnard, Éditions PUQ). Par la suite, les auteurs de l’ouvrage présenteront des conférences liées aux thèmes abordés dans leur chapitre respectif, cernant les enjeux et les interventions à cibler pour freiner la montée de la souffrance au travail. Que ce soit en référence à la violence et aux comportements antisociaux au travail, à la détresse psychologique associée au caractère dangereux/difficile de certains métiers ou encore à la façon d’aborder la problématique du retour au travail à la suite d’une absence pour des raisons de santé psychologique, ce colloque met en lumière des travaux canadiens et européens qui abordent cet enjeu de santé publique et organisationnelle. 

Faisant notamment état du chemin parcouru au Québec depuis la publication du Livre blanc sur la santé au travail au Québec, ce colloque s’adresse aux professionnels qui agissent en prévention ou en intervention quant à la santé psychologique au travail, de même qu’aux étudiants, aux chercheurs et aux décideurs intéressés par les questions de psychologie organisationnelle et de gestion favorisant la santé organisationnelle et un sain maintien en emploi de ses acteurs. 

Jacinthe Douesnard, professeure 

Département des sciences économiques et administratives de l’UQAC

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L’intelligence collective au service des projets

CHRONIQUE UQAC / Dans le cadre du 86e Congrès de l’Association francophone pour le savoir (ACFAS) qui se tiendra à l’UQAC du 7 au 11 mai, découvrez les recherches présentées par nos professeurs-chercheurs.

Parmi les innovations ayant marqué la gestion ces dernières années, deux tendances semblent clairement se dégager. La première repose sur l’impératif de flexibilité et d’adaptation imposé par des marchés turbulents. La deuxième correspond quant à elle au (re) positionnement de l’humain et du social au cœur de la réflexion sur la performance organisationnelle. 

Dans le contexte des projets, ces deux tendances se traduisent d’un côté par des approches dites « agiles » et de l’autre par des démarches de « co-construction ». Toutes deux visent une plus grande production de valeur grâce à des mécanismes collaboratifs et en particulier grâce à l’inclusion systématique d’un nombre accru de participants aux projets. 

En revanche, les deux se positionnent à des niveaux de gestion différents et s’accompagnent d’enjeux qui peuvent a priori se révéler contradictoires. Les approches agiles offrent avant tout un cadre de gestion adaptatif, mais qui demeure assez contrôlé, pour une innovation collaborative, alors que la co-construction se concentre plutôt sur des dispositifs de délibération collective devant être sans cesse redéfinis et qui sont donc assez incertains. C’est sans doute pourquoi, encore aujourd’hui, les approches agiles restent souvent cantonnées aux projets informatiques dont elles sont issues alors que la co-construction demeure essentiellement l’apanage de projets de développement de politiques publiques ou de production de connaissances.

Toutefois, en croisant plus qu’en opposant ces deux types de pratiques, il semble que l’on puisse les enrichir mutuellement. Il apparaît alors possible de bénéficier des effets structurants d’un cadre de gestion adaptatif tout en permettant une véritable contribution collective des participants. L’intelligence collective peut réellement être mise en œuvre pour le succès de projets de nature variée présentant de fortes contraintes de temps et de budget.

Cette recherche sera présentée dans le cadre du colloque « La recherche en management de projet : des approches unidisciplinaires vers des approches multidisciplinaires et transdisciplinaires ? » qui se tiendra le mardi 8 mai dans le cadre du congrès de l’ACFAS.

Christophe Leyrie, professeur à l’UQAC

Sonia Boivin, chercheure associée au CIUSSS et doctorante à l’UQAC

Jan Betta et Agnieszka Skomra, Université de Science et de Technologie de Wroclaw, Pologne

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Cliniques surspécialisées en maladies neuromusculaires: coconstruction de la connaissance

Le colloque intitulé « Les cliniques surspécialisées en maladies neuromusculaires : une trajectoire de coconstruction de la connaissance entre la clinique et la recherche » porte sur l’expérience d’échange vécue entre les cliniciens, les chercheurs et les personnes suivies à la Clinique des maladies neuromusculaires (CMNM) du Saguenay–Lac-Saint-Jean. Cette collaboration entre chercheurs de différents établissements universitaires reflète avec justesse le modèle unique d’interdisciplinarité à partir duquel la CMNM est en mesure d’offrir ses services à plus de 1500 patients atteints de maladies neuromusculaires. En effet, depuis 35 ans, les chercheurs, les intervenants et les patients ainsi que leur famille s’allient pour accroître les connaissances scientifiques et cliniques relatives aux maladies neuromusculaires.

L’objectif principal de notre Colloque est de présenter l’évolution des connaissances en maladies neuromusculaires issues du maillage clinique-recherche et de faire ressortir les opportunités et les enjeux liés à ce modèle. Les conférenciers présenteront les avancées scientifiques issues des travaux de recherche réalisés à la CMNM en lien avec les trois maladies neuromusculaires les plus fréquentes au Québec : la dystrophie myotonique de type 1, l’ataxie récessive spastique de Charlevoix-Saguenay et la dystrophie musculaire oculopharyngée. Les présentations aborderont différentes thématiques incluant la recherche fondamentale, l’histoire naturelle, la participation sociale et l’environnement socioéconomique. Elles permettront de faire un bref survol historique des connaissances acquises, des projets en cours et de cerner les lacunes. Un atelier suivra pour permettre aux panélistes et aux participants de discuter des éléments essentiels à l’optimisation du modèle.

Elise Duchesne, professeure à l’UQAC

Cynthia Gagnon et Luigi Bouchard, professeurs à l’Université de Sherbrooke