Doit-on craindre pour nos fonds de retraite ?

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Doit-on craindre pour nos fonds de retraite ?

Vincent Morin est professeur et directeur de la maîtrise en gestion des organisations au Département des sciences économiques et administratives de l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC).

Depuis un peu plus de trois mois, notre vie a radicalement changé et on mesure encore difficilement les impacts de la crise sur notre quotidien et notre futur. Des millions d’emplois ont été perdus en Amérique, plusieurs entreprises sont en grandes difficultés financières et les gouvernements ont dû faire des déficits records pour permettre de soutenir les différents secteurs de l’économie et éviter la catastrophe. Dans ce contexte d’incertitude, il est normal de se poser des questions sur nos fonds de retraite, qu’il soit en REER ou dans un fonds de pension. 

Les marchés boursiers sont très sensibles à la conjoncture économique. Plus la croissance économique est bonne, plus les compagnies font des profits et plus la valeur des actions en bourse augmente. Il est donc normal de constater qu’au plus fort de la crise actuelle, le ralentissement économique causé par le confinement a fait chuter le Standard & Poor’s 500, l’indice de la valeur des actions de la Bourse de New York, de près de 35 %. Depuis, la bourse a repris de la vigueur et récupéré plus de 60 % des pertes enregistrés. Mais les marchés restent très volatils et on doit s’attendre à assister à d’autres baisses quotidiennes et, probablement, à d’autres remontées pour les mois à venir. 

Pourquoi tant de variation ? C’est simple. On ne comprend pas encore tous les impacts de la crise. On sait que certaines entreprises sortiront gagnantes de la crise alors que d’autres seront perdantes ou en très grandes difficultés financières. Nous faisons face à une nouvelle réalité et les analystes ne sont pas encore en mesure de comprendre comment cela affectera la valeur des entreprises en bourse. Devant autant d’incertitude, le marché pourrait réagir fortement à chaque nouvelle importante, bonne ou mauvaise, pendant encore plusieurs mois.

Dans ce contexte, serait-il plus prudent de sortir mes placements et de les mettre en sécurité ? Si on savait exactement quand la bourse va baisser et remonter, c’est sûr qu’on pourrait sortir notre argent juste avant les baisses et replacer juste avant la reprise. Malheureusement, même les meilleurs analystes financiers n’arrivent pas à prédire les mouvements boursiers. Donc, quand on commence à s’inquiéter de la valeur de nos placements, c’est normalement qu’il est trop tard pour les vendre. Et surtout, si on vend nos actions alors que la bourse reprend, on rate une belle opportunité de faire du rendement. Alors, la meilleure chose à faire durant une crise est de faire preuve de patience et d’attendre que ça passe. 

Est-ce que les pertes boursières actuelles risquent d’affecter à long terme la valeur de mes prestations de retraite ? D’abord, il faut rappeler que si vous détenez un portefeuille diversifié, vous détenez aussi des titres à revenu fixe, principalement des titres de dettes des différents gouvernements. Et la bonne nouvelle, c’est qu’avec la crise financière et la baisse forcée des taux d’intérêt, les titres à revenu fixe ont fait des rendements plus qu’intéressants en mars et en avril 2020. Bref, malgré la crise actuelle et tous ses remous, les douze derniers mois n’ont pas été aussi mauvais et plusieurs investisseurs auront quand même des rendements positifs dans leurs fonds. Reste à voir ce que le reste de 2020 nous réserve. 

Toutefois, il faut mettre en perspective que depuis 2009, les rendements de tous les placements ont été très bons et il y a eu très peu de corrections boursières. Une aussi longue période sans récession et correction majeure est assez rare. Tôt ou tard, il était prévisible que l’on subisse une récession. C’est juste la cause de cette récession qui a pris le monde par surprise. Mais si on se fie à l’histoire des 100 dernières années, toutes les crises importantes, incluant celle de 2008, où les actions ont chuté de près de 45 %, ont été suivies de reprises importantes dans les années suivantes. Donc, dites-vous que si votre retraite est dans 10 ou 15 ans, les marchés boursiers auront encore amplement le temps de reprendre de la vigueur et le rendement perdu cette année sera repris éventuellement.

Est-ce un bon temps pour investir en bourse ? Le rendement en bourse sur une longue période – plus de 10 ans – est pratiquement toujours supérieur à ce que vous auriez avec des placements garantis. En théorie, il n’y a jamais de mauvais moments pour investir. Mais pour cela, il faut avoir un horizon à long terme. Les sommes dont vous aurez besoin à court terme – moins de cinq ans – ne devraient jamais être investies en bourse, car vous pourriez subir de trop grandes fluctuations de votre capital. 

Déjà que la bourse est volatile, dites-vous que les prochains mois pourraient être une succession de hausses et de baisses. Oui, il y a le risque d’une deuxième vague de COVID-19, mais il y a aussi les élections américaines qui pourraient changer le portrait politique et économique. Si vous avez des gros montants à investir à long terme, il pourrait être prudent de vous garder une portion de liquidités pour profiter d’éventuelles baisses de marché à l’automne. Si vous ne voulez pas suivre la bourse pendant les prochains mois, ce serait encore plus simple d’investir de façon périodique et de répartir votre investissement en 12 versements égaux. Évidemment, il demeure encore plus essentiel d’avoir un portefeuille bien diversifié. Ce n’est surtout pas le temps de tout miser sur une seule compagnie en espérant réussir un coup de circuit.

En somme, nous vivons une période un peu folle et les marchés boursiers n’y font pas exception. Des remous sont encore à prévoir pour les prochains mois. Il faut faire preuve de patience, conserver nos placements et se rappeler qu’après la tempête, il y aura du beau temps.

Rendez-vous le mardi 30 juin, à 18 h, au https://uqac.zoom.us/my/quotidien

Le sport étudiant comme vecteur de développement

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Le sport étudiant comme vecteur de développement

L’auteur de ce texte, Étienne Hébert, est professeur au Département des sciences de la santé de l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) et psychologue spécialisé en psychologie sportive.

Lorsque la COVID-19 a bousculé le cours normal des choses et forcé notre confinement, plusieurs étudiants-athlètes ont vu leur saison annulée ; d’autres l’ont vu prendre fin prématurément ; d’autres encore n’ont pas eu l’occasion de jouer les séries et d’aller le plus loin possible. 

À ce moment, les conséquences de cet arrêt étaient négligeables en comparaison à l’urgence sanitaire qui prévalait. Le confinement a permis de sauver des vies et, en ce sens, il a atteint son objectif. À présent que la situation s’améliore et que nous en sommes à planifier la rentrée scolaire de l’automne dans l’ensemble du système scolaire québécois, il est possible de soulever quelques questions et de réfléchir à propos du sport étudiant et de son utilité dans notre système scolaire. À quel moment pourra-t-on reprendre les activités et les compétitions ? Formulé autrement : est-ce qu’il nous faut accorder de l’importance à la relance du sport étudiant dans la nouvelle réalité scolaire ? Et plus précisément encore : que manquent et qu’ont manqué les étudiants-athlètes qui ne peuvent pratiquer leur sport ?

Pour répondre à ces questions, il est utile de s’intéresser à ce que disent les étudiants eux-mêmes quant à leur participation sportive. Ils soulignent qu’ils font du sport d’abord pour avoir du plaisir, pour faire quelque chose dans lequel ils se sentent bons, pour vivre l’excitation et le défi de la compétition, pour faire partie d’une équipe, pour améliorer leurs habiletés sportives et pour être en forme .

En plus de ces bénéfices identifiés par les étudiants-athlètes eux-mêmes, le sport étudiant est un important moteur de développement personnel et social. En effet, il a été observé qu’il leur permet de développer différentes habiletés et compétences telles que le travail en équipe, l’établissement et la poursuite d’objectifs, la gestion du temps, la communication interpersonnelle, certaines habiletés sociales, le leadership ainsi que la résolution de problème et la prise de décision. L’engagement dans le sport étudiant est encore associé à une meilleure estime de soi, au développement du sentiment d’auto-efficacité ainsi qu’au développement et à la régulation émotionnelle. De même, il constitue une source importante de motivation pour de nombreux élèves qui évoluent dans des programmes sport-études ou des concentrations sportives. De plus, dans le bon contexte, ces habiletés et compétences pourront être transférées dans d’autres sphères de leur vie. En bref, le plus important dans le sport étudiant, ce n’est pas de gagner, mais de permettre aux étudiants-athlètes de vivre des succès et de se développer au meilleur de leurs capacités. 

Toutefois, et contrairement à ce que nous avons longtemps cru, la seule pratique d’un sport ne suffit pas pour produire tous ces bienfaits. Il faut bien plus pour que la magie opère et un contexte précis est nécessaire à leur développement. Quel est-il ? 

D’une part, le sport doit être enseigné dans une philosophie de non-violence, ne pas supporter les comportements d’agression qui ne visent qu’à intimider ou blesser , mettre l’accent sur le respect de soi-même et de l’adversaire , valoriser le contrôle de soi et accorder de l’importance au sens des responsabilités. De plus, l’environnement devrait être centré sur l’amélioration personnelle plutôt que sur la victoire et les gains à court terme. Il devrait également permettre aux étudiants-athlètes d’identifier les compétences qu’ils développent, créer des opportunités de les utiliser dans différents contextes et leur fournir du support et les encouragements nécessaires pour les aider à prendre confiance dans leur capacité à les utiliser dans des domaines différents. 

C’est à la lumière de ces caractéristiques que l’interaction et l’expression « sport-études » prennent tout leur sens. En effet, le milieu scolaire, grâce à l’interaction possible entre le sport et les études, représente un endroit idéal pour favoriser la mise en place des conditions qui permettent aux étudiants-athlètes de profiter des bénéfices que peut leur offrir la pratique d’un sport.

Avec le confinement, tous ces bénéfices potentiels et réels sont disparus. Les étudiants-athlètes ont été privés d’une source de développement et de valorisation importante. Bien que le confinement ait d’abord pu permettre une pause et servir de repos, l’arrêt prolongé et l’annulation des saisons et des séries ont pu provoquer chez certains étudiants-athlètes des sentiments de vide, voire de détresse, qui ont pu se manifester de nombreuses façons. Certains ont pu vivre de l’anxiété ; d’autres de la tristesse, de l’irritabilité, une modification de leurs habitudes de sommeil, de leur appétit, des difficultés de concentration, etc. Bref, les réactions ont pu être nombreuses et diversifiées. 

Il est aussi possible – et même probable – que certains n’aient pas réalisé qu’ils souffraient en fait des contrecoups du vide créé par l’arrêt soudain du sport-études. Il est également logique de croire que, pour certains, cet arrêt a été associé à une baisse d’intérêt et de motivation scolaire. Cela a notamment pu se répercuter dans l’assiduité et la complétion des travaux scolaires proposés et à faire à la maison pendant le confinement, et peut-être même dans le désir de poursuivre des études à des niveaux supérieurs. 

Qu’ont donc manqué et que manquent les étudiants-athlètes pendant l’arrêt de leur sport ? De façon simple, toutes ces opportunités de développement. Autrement dit, tout ce contexte que fournit le sport étudiant, propice à l’apprentissage et au développement de citoyens engagés et responsables, en dehors des salles de classe, mais en milieu scolaire. 

Il ne sera pas possible de reprendre le temps perdu, mais il est important d’organiser et de planifier celui à venir. La reprise du sport étudiant permettra non seulement aux étudiants-athlètes de retrouver une source de plaisir et de valorisation, mais il contribuera également à mieux les outiller pour poursuivre leur adaptation dans cette nouvelle réalité constamment changeante, et ce, sans même qu’ils s’en rendent compte. 

Ainsi, dans les réflexions qui s’entament quant aux moyens à prendre pour valoriser et poursuivre l’engagement scolaire de nos étudiants, le sport étudiant devrait être une pièce importante du casse-tête. 

Un colloque virtuel pour repenser la pédagogie

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Un colloque virtuel pour repenser la pédagogie

L’auteure de ce texte, Eve Pouliot (Ph.D.), est professeure agrégée au Département des sciences humaines et sociales de l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) et responsable du Comité institutionnel de pédagogie universitaire (CPU).

A près avoir terminé la session d’hiver en ligne, les enseignants de l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) se préparent, depuis quelques semaines déjà, à voir ce scénario se répéter pour la session d’automne 2020. Pour ce faire, ils doivent développer rapidement leurs compétences pédagogiques et technologiques, tout en s’adaptant aux exigences inhérentes à l’inclusion d’étudiants aux parcours et aux besoins de formation variés. Mais comment garder les étudiants actifs dans leurs apprentissages en ligne, tout en préservant un climat de proximité et de collaboration ? Ce thème sera au coeur du premier colloque virtuel du Comité de pédagogie universitaire (CPU), lequel se tiendra le 11 juin en partenariat avec le Centre de soutien à la prestation virtuelle de cours (CPV).

« La pédagogie, c’est l’affaire de tous ! »

Depuis 2003, le CPU a pour mission de susciter à l’UQAC un intérêt soutenu et une préoccupation constante pour la qualité de l’enseignement. Cette mission découle de la conviction partagée par ses membres à l’effet que « la pédagogie, c’est l’affaire de tous » ! En effet, tous les membres du personnel, et pas seulement les professeurs et les chargés de cours, sont concernés lorsqu’il est question de la qualité de l’enseignement. Pour réaliser sa mission, le CPU propose aux enseignants de l’UQAC des formations, des ateliers, des communautés d’apprentissage et des journées de réflexion entourant la pédagogie universitaire, entre autres. Ce comité institutionnel se compose de huit professeurs élus par les différents départements, de deux chargés de cours, de trois conseillers pédagogiques, d’un membre étudiant et de représentants des différents services.

Depuis quelques années, le CPU tient un colloque annuel afin d’aborder un thème en lien avec des préoccupations pédagogiques identifiées par les enseignants. Cette journée annuelle a permis, au cours des dernières années, de réfléchir à l’enseignement à l’aide d’un dispositif à distance, aux étudiants internationaux, de même qu’aux étudiants en situation de handicap. Pour l’édition 2020 du colloque, le thème des pédagogies actives a été retenu par les membres du CPU. 

Au départ, le colloque devait avoir lieu en présentiel, dans une formule s’apparentant au speed dating, afin de permettre aux participants d’expérimenter diverses pédagogies actives. Mais comme partout ailleurs, la pandémie a bousculé le projet initialement prévu.

La COVID-19 et la nécessité d’un accompagnement pédagogique accru

Dans le contexte de la COVID-19, et des mesures de confinement et de distanciation physique qui en découlent, le premier réflexe des membres du CPU a été d’annuler le colloque sur les pédagogies actives. Mais rapidement, le maintien du colloque a semblé nécessaire, dans un contexte où les enseignants doivent trouver des solutions rapides afin d’adapter des pratiques pédagogiques habituellement dispensées en présentiel en formule utilisant un dispositif à distance.

Or, les enseignants universitaires sont engagés selon leur expertise dans leur domaine de recherche et ne possèdent pas nécessairement une formation en pédagogie et, encore moins, en technologie éducative. Ils doivent aussi s’adapter à une augmentation et une diversification des étudiants en situation de handicap, présentant des besoins particuliers ou conciliant leurs études avec des responsabilités professionnelles et/ou familiales. Cette diversification des étudiants inscrits au sein de notre institution nécessite le développement de pratiques pédagogiques différenciées et efficaces, un défi qui peut sembler encore plus grand dans un contexte d’enseignement à distance.

Un colloque à réinventer

La nécessité d’accompagner les enseignants dans le renouvellement de leurs pratiques pédagogiques à l’ère du coronavirus a donc incité le CPU à organiser son premier colloque virtuel.

Ce colloque, qui aura lieu le 11 juin, sera l’occasion de réfléchir aux pédagogies actives et à leur utilisation, tant dans le cadre de cours en présentiel qu’en formation à distance. Souvent définies en opposition avec les méthodes dites traditionnelles de l’enseignement magistral et de la démonstration, les pédagogies actives reposent sur l’idée que l’enseignant n’est plus le diffuseur principal de contenus théoriques. Il a plutôt un rôle de guide, afin de créer des contextes favorables aux apprentissages des étudiants.

Dans cette perspective, le colloque sur les pédagogies actives permettra aux participants d’échanger, de partager et de vivre concrètement certaines pédagogies actives en ligne, tout en se familiarisant avec de nouveaux outils. En prévision de ce colloque, les enseignants de l’UQAC ont été invités à partager des récits de pratique sous forme de capsules vidéo afin d’inspirer leurs collègues d’ici et d’ailleurs dans l’utilisation de pédagogies actives. Au total, une vingtaine de capsules ont été produites par des enseignants des différents départements, allant des sciences fondamentales aux sciences humaines et sociales. 

Ces capsules abordent différentes pédagogies actives, telles que l’apprentissage par problème, la classe inversée, la carte conceptuelle, la méthode Jigsaw et l’atelier-débat. À ce jour, une centaine de membres de la communauté universitaire de l’UQAC se sont inscrits à la première édition du colloque en ligne du CPU. Pour des raisons de logistique, la participation au colloque est réservée aux employés de l’UQAC, notamment les professeurs, chargés de cours, maîtres de français et bibliothécaires. Toutefois, les informations transmises lors du colloque demeurent pertinentes pour tous les enseignants. Après sa tenue, l’enregistrement de certaines portions du colloque sera d’ailleurs rendu disponible sur le site Internet afin d’inspirer d’autres acteurs de la communauté. Car, plus que jamais, « la pédagogie, c’est l’affaire de tous » !

Pour consulter les récits de pratique sous forme de capsules et certains extraits du colloque, vous pouvez visiter le site Internet en cliquant ici.

Pour en savoir plus, nous vous invitons à participer à une séance de clavardage avec la professeure Eve Pouliot lundi, le 8 juin à 18 h : https://uqac.zoom.us/my/quotidien

Quand la COVID-19 fait pousser des carottes dans votre jardin

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Quand la COVID-19 fait pousser des carottes dans votre jardin

L’auteure de ce texte, Sabrina Tremblay, est professeure au Département des sciences humaines et sociales de l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) et coordonnatrice par intérim du Groupe de recherche et d’intervention régionales (GRIR). Ses champs d’intérêt principaux sont l’intervention collective, le développement local, le développement social, l’empowerment des individus et des communautés et l’économie sociale.

Ces dernières semaines, certains événements nous ont fait réaliser à quel point nous étions devenus dépendants des produits des autres pays. Le cas du matériel médical – masques N95, blouses médicales, etc. – ainsi que les problèmes d’approvisionnement pour certaines denrées alimentaires – farine, levure et viandes – ont fait la une des journaux à plusieurs reprises. Comment expliquer cette situation ?

Plusieurs réponses existent, mais la piste de l’hypermondialisation est intéressante à explorer. Je pourrais vous présenter quantité de statistiques pour vous démontrer à quel point notre économie est devenue intriquée et dépendante de celles des autres pays, mais je me contenterai plutôt de vous résumer l’hypermondialisation par ce paradoxe : nous produisons plus que jamais et pourtant, nous consommons de moins en moins ce que nous produisons ! Corollaire : nous consommons de plus en plus mal, car nous produisons de plus en plus... mal.

Ce constat aurait dû nous mettre la puce à l’oreille depuis longtemps. À dire vrai, cela fait quelques décennies que les lanceurs d’alerte, tels que les altermondialistes, les antidéveloppementistes et les écologistes, sont au front. On sait qu’au niveau socio-économique, les promesses d’une richesse pour tous ne se sont pas concrétisées. L’écart entre les ultras riches et les ultras pauvres s’est creusé de façon tout à fait indécente, même si les conditions de vie et l’état de santé des populations – infantile et maternelle, surtout – se sont améliorés dans plusieurs coins du monde. Hélas, cette invasion des capitaux étrangers s’est accompagnée d’une uniformisation culturelle. Alors qu’on promettait la diffusion égalitaire de toutes les cultures, nous avons assisté à l’occidentalisation du monde.

Au niveau environnemental, le bilan est encore plus lourd : introduction d’insectes ravageurs ou de maladies dans les écosystèmes locaux, exploitation éhontée des ressources naturelles, déforestation du bassin amazonien, surexploitation et disparition graduelle des terres les plus fertiles, pollution, changements climatiques et j’en passe. Sans doute vous demandez-vous comment, individuellement, on peut agir pour contrer les effets délétères de la mondialisation ? La réponse courte vous décevra sûrement : rien. Zéro. Nada. La réponse plus élaborée vous conviendra probablement davantage : plusieurs choses en fait, mais à une condition... que votre JE se transforme en NOUS. Explorons davantage ces possibilités.

La consommation locale comme stratégie de changement social

L’un des problèmes avec la mondialisation est que beaucoup de biens que nous consommons ne sont pas produits à proximité. Cela a un impact direct sur le développement des régions, tant du point de vue économique que social. En effet, sans relation de proximité – ou de proximité dans les relations, si vous préférez –, il n’y a pas de projet commun, pas de mobilisation, pas d’engagement, pas de NOUS. Les collectivités implosent alors ; certaines disparaissent dans l’indifférence générale.

L’une des stratégies pour contrer cela est de miser sur l’achat local. Or, il ne se limite pas au simple acte de payer pour un bien produit à proximité. C’est aussi le moment de parler avec le producteur, d’échanger des potins locaux, de faire du réseautage ; bref, de créer et de densifier les liens sociaux. Acheter localement devient un acte politique. C’est remettre en question un mode de fonctionnement qui a été imposé de l’extérieur. Comme le dirait l’économiste John Friedman, l’achat local, c’est infléchir le courant dominant en refusant des compromis sur la culture et l’identité locale. Acheter localement est aussi un acte écologiquement responsable, puisque nous réduisons notre empreinte écologique. Le NOUS prend alors tout son sens. Acheter localement devient un projet collectif, mobilisateur. Cela dit, si une telle démarche prend naissance à l’échelle locale, elle ne peut se terminer là. En effet, pour que cela devienne une nouvelle norme sociale, il faut un soutien de nos élus et de l’État central.

Certains biens de consommation sont plus faciles que d’autres à produire et à acheter localement. C’est le cas des produits alimentaires. Mieux encore, il est possible de faire de l’autoproduction ! On remarque d’ailleurs que depuis ce printemps, plusieurs personnes ont décidé de se lancer dans l’aventure du potager familial. Certaines ont même poussé l’expérience jusqu’au poulailler domestique. Beaucoup mettront en doute la capacité de ces nouveaux jardiniers amateurs – ou aspirants agriculteurs, à votre choix – de mener à bien leur projet. Mais il n’en demeure pas moins que du point de vue du développement des savoirs, du savoir-faire et du sentiment de compétence, ces projets d’autosuffisance, si mineurs soient-ils, sont une excellente nouvelle. Mais surtout, il y aura chez plusieurs personnes une prise de conscience des enjeux entourant l’alimentation. Et c’est précisément là que le changement social pourra se produire. 

Il ne débarquera pas du jour au lendemain, précédé par des crieurs publics et une fanfare. Il prendra racine silencieusement dans chacun de nos jardins, champs ou balconnières. Il se concrétisera dans chaque tomate récoltée le matin avant d’aller au boulot ou dans chaque oeuf cueilli par un enfant, émerveillé par sa chaleur résiduelle. Il deviendra la norme quand l’ail venant de Chine ou les fraises fades et vulgaires du mois de février demeureront sur les tablettes des supermarchés. 

Le changement social ne s’imposera pas ; nous le cultiverons. 

Pour agir contre les effets négatifs de la mondialisation en cette période de pandémie, je vous invite à semer le changement social dans votre jardin. Commencez donc par les carottes ; elles sont assez faciles pour une première expérience !

PAGE UQAC : Les médias sociaux en temps de crise

PAGE UQAC : Les médias sociaux en temps de crise

Collaboration spéciale — Les médias sociaux ont une place dans l’espace médiatique prépondérante. Ces plateformes permettent à l’auditoire d’interagir avec la nouvelle, et parfois avant même qu’elle ne soit validée et diffusée par des canaux reconnus, comme la télévision, la presse écrite et la radio, ou encore les autorités gouvernementales et publiques.

L’auteur de ce texte, Hervé Saint-Louis, est professeur en médias émergents à l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) et bédéiste.

De 70 km/h à 50 km/h sur Talbot

Actualités

De 70 km/h à 50 km/h sur Talbot

La limite de vitesse permise passera de 70 km/h à 50 km/h sur le boulevard Talbot, entre la rue des Saguenéens et le boulevard Barrette. La Ville de Saguenay veut ainsi être cohérente avec les modifications apportées sur cette portion de route au cours des dernières années.

Les autorités municipales en ont fait l’annonce mardi après-midi. Elles devaient au préalable obtenir la permission du ministère des Transports du Québec étant donné que le boulevard Talbot est sous sa juridiction. La vitesse sera donc la même entre la rue Jacques-Cartier et le boulevard Barrette.

Dès février

Une signalisation sera installée pendant les prochaines semaines afin d’aviser les automobilistes. La nouvelle vitesse sera effective dès la fin du mois de février.

« Cette démarche a été accomplie à la suite des travaux majeurs qui ont été réalisés entre les boulevards de l’Université et Barrette pour améliorer la sécurité des piétons, des cyclistes et des usagers du transport en commun. Considérant les efforts qui ont été déployés en 2016 et 2017 pour effectuer un aménagement multimodal (trottoirs cyclopiétonniers), il devenait incontournable d’ajuster la vitesse », a expliqué la Ville dans un communiqué de presse.

Des analyses effectuées récemment par les autorités ont démontré qu’en période de pointe, les voitures circulaient déjà en dessous de la limite de vitesse permise en raison du grand nombre de véhicules qui empruntent cette portion jusqu’au boulevard Barrette.

Crise à Saint-Ambroise : le maire ne veut pas se rétracter

Crise à Saint-Ambroise : le maire ne veut pas se rétracter

Le maire de Saint-Ambroise, Deny Tremblay, n’a pas l’intention de se rétracter, lui qui est visé par une mise en demeure envoyée par le conseiller municipal Nicholas Tremblay. Ce dernier l’accuse d’avoir dit des propos diffamatoires et inexacts à son endroit afin de «porter atteinte à sa réputation».

Questionné par Le Quotidien mardi matin, le maire a dit ne pas avoir reçu la mise en demeure. 

«La mise en demeure, je l’ai appris ce matin. Je ne l’ai pas eue encore, je ne l’ai pas vue. Je ne suis même pas au courant que je suis poursuivi. Je trouve ça drôle, tout le monde est courant, mais j’ai vu ça en lisant le journal», a mentionné Deny Tremblay. 

Dans la mise en demeure, Nicholas Tremblay et ses avocats, Me Marc-Antoine Cloutier et Me David-Alexandre Aubé, demandent au maire et à Me Pierre Mazurette de se rétracter et de présenter des excuses publiques dans les 24 heures suivant la réception de la lettre, et le versement de 10 000$. 

Selon les prétentions du maire, le conseiller municipal aurait loué une pelle mécanique à un entrepreneur et celui-ci l’aurait par la suite utilisée pour exécuter un contrat donné par la municipalité. Nicholas Tremblay assure cependant qu’il n’était pas au courant des intentions de l’entrepreneur.

Malgré tout, le maire Deny Tremblay ne veut pas reculer et ne compte pas retirer la demande introductive d’instance en déclaration d’inhabileté qui empêcherait le conseiller de siéger pendant cinq ans. Une demande qu’il a déposée en son nom personnel.

«Moi j’ai intenté une poursuite, donc c’est entre les mains de la justice. Je laisse aller le cours normal des choses, c’est tout. Je vais voir ce qui va se passer. C’est mon avocat qui a ça entre les mains. Je n’ai pas du tout l’intention de me rétracter. Ça va suivre son cours, ce n’est pas grave, » a ajouté le maire. 

Climat

Quant au climat qui règne à l’hôtel de ville, le maire, élu en juin dernier avec 40% des voix, prétend que ça remonte à l’élection de Monique Gagnon, il y a deux ans, elle qui a démissionné en mars dernier. Selon lui, les conseillers «ont tout fait pour la harceler pour qu’elle parte, ‘‘on va l’écoeurer assez qu’elle va démissionner’’». 

Selon lui, ce sont toujours les quatre mêmes conseillers qui parlent, faisant allusion à Nicholas Tremblay, Nathalie Perron, Nathalie Girard et Jérôme Lavoie, et il a lancé des critiques bien senties à l’endroit de ce dernier.  

«C’est le conseil parallèle, c’est Jérôme Lavoie, c’est lui qui alimente tout ça. Il reproche toujours de ne pas respecter les procédures et c’est lui qui ne les respecte pas. Ce qu’il a fait hier soir, d’ailleurs, je l’ai dit que ce n’était pas normal qu’il fasse ça. Mais il sait qu’il a la majorité du conseil, alors...», a-t-il lancé, faisant référence à la proposition de M. Lavoie d’acheter la collection de photos de Régis Pageau dans le cadre du 150e anniversaire de la municipalité, sur laquelle il a imposé son droit de veto pour bloquer le projet malgré quatre conseillers pour et deux contre. 

«Le projet, je suis d’accord avec. On en avait parlé il y a quelques semaines et on voulait l’inscrire dans le cadre des fêtes du 150e, dans un programme global. Même lui il a dit que ça nous prend un plan spécial. Pour les photos, les gens étaient d’accord là-dessus, mais il a négocié 3000$, il n’a pas le droit de faire ça. C’est lui qui a décidé, il n’y a pas eu de négociation. Il a suivi une formation pour les élus, je pense qu’il ne l’a pas comprise», a lancé Deny Tremblay.

Et avec ce climat qui règne, regrette-t-il de s’être présenté? «Pas du tout», assure-t-il.

Me Mazurette, qui a aussi reçu une mise en demeure, ne commente pas le dossier.

Atterrissage d'urgence à l'aéroport de Roberval

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Atterrissage d'urgence à l'aéroport de Roberval

Un atterrissage d’urgence s’est produit, samedi vers 8h10, à l’aéroport de Roberval au Lac-Saint-Jean. Le pilote d’un hélicoptère de type Robinson R44 qui se préparait à l’atterrissage a été dans l’obligation de procéder à un atterrissage d’urgence. Le pilote et son passager n’ont pas été blessés alors que l’appareil a été endommagé.

Selon la Sûreté du Québec, un bris mécanique serait à l’origine de la manœuvre d’urgence. « En approche de Roberval, l’hélicoptère a subi une perte de puissance. Le pilote a fait une autorotation. Il s’agit d’une procédure pour atterrir sans moteur », a secondé, le porte-parole du Bureau de la sécurité des Transports du Canada, Chris Krepski.

Le père de famille et son enfant qui prenaient place à bord de l’hélicoptère s’en tirent indemnes. La radiobalise de repérage d’urgence s’est déclenchée.

Le porte-parole du Bureau de la sécurité des Transports du Canada, Chris Krepski a confirmé au Quotidien que l’appareil a subi des dommages au rotor principal. L’hélicoptère a été remisé dans un hangar de l’aéroport de Roberval.

Le Bureau de la sécurité des Transports du Canada (BST) se chargera du dossier. Personne de l’organisme n’a été envoyé sur place. Toutefois, un suivi sera réalisé au courant des prochains jours.

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Une expérience accessible et enivrante

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Une expérience accessible et enivrante

UQAC / Découvrir la France et la diversité de ses paysages naturels et patrimoniaux, grâce à la quarantaine de véloroutes qui la sillonnent, est un véritable plaisir non seulement pour les yeux, mais un ravissement pour la tête et le cœur !

C’est pourquoi, en juin dernier, pendant une dizaine de jours, j’ai eu le bonheur de rouler 500 kilomètres, principalement sur la Vélo Francette, soit d’Angers à La Rochelle, pour faire suite à un précédent voyage le long de la Mayenne (Éd. Amalthée, 2017). Le cyclotourisme demeure la meilleure façon de voyager et est surtout écoresponsable ! Zéro émission, pas trop lente, pas trop vite ! Juste assez pour maintenir l’intérêt et la forme du voyageur, rejoignant la tendance du tourisme lent, sous le grand parapluie du développement durable.

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L’UQAC a 50 ans

L'auteur de cette chronique, Jean-Guy Hudon, Ph.D., est professeur émérite et retraité du Département des arts et lettres de l’UQAC

PAGE UQAC / Jeune étudiant gradué de l’Université Laval, je suis arrivé à Chicoutimi à l’été de 1969 pour entreprendre, en septembre suivant, à l’UQAC, un enseignement à temps plein qui s’est poursuivi jusqu’en avril 2006. J’étais donc en poste à la naissance même de l’institution universitaire chicoutimienne, et, comme tous les pionniers d’alors, j’ai participé aux différentes étapes de sa mise en marche. Ce furent des débuts à la fois exaltants et difficiles, où chacun et chacune y allait avec enthousiasme (un enthousiasme parfois délirant, si j’ose dire), sans égard à la dépense d’énergie nécessitée par l’objectif commun. C’est ainsi que les quelque 85 premiers professeurs, dont il ne reste aujourd’hui aucun « survivant » encore actif - il y en a 235 actuellement -, ont élaboré des programmes nouveaux dans des structures nouvelles, avec tous les « à-côtés » que la chose implique. J’ai souvenir des multiples efforts déployés par toutes et tous pour faire fonctionner la jeune université. Toutes les entités disciplinaires, appelées « modules », y compris le Module des lettres, où j’ai oeuvré pendant les 37 ans de mon activité de professeur de littérature francophone, tous les modules, dis-je, au début, faisaient et refaisaient leurs programmes chaque année, voire à chaque session, ajoutant ici, corrigeant là, ajustant ailleurs, et se donnaient en même temps les outils de gérance requis : politique d’évaluation de l’enseignement, questionnaires d’évaluation, normes linguistiques de base, création et re-création de banques de cours, confection de listes d’ouvrages à acquérir en bibliothèque, car en l’absence de documentalistes disciplinaires, à l’époque, chaque professeur était responsable de l’opération en son domaine… ; le tout, en mettant à l’épreuve, avec patience, la double structure département-module, dans un cadre, abandonné depuis, de double vice-décanat, de lourde mémoire. Ces débuts épiques ont duré plusieurs années et il me semble, avec le recul, que nous étions de tous les débats et sur tous les fronts à la fois.

Des milieux partenaires

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Des milieux partenaires

Par Nadia Cody, Ph. D., professeure au Département des sciences de l’éducation de l’UQAC, et Andréanne Gagné, assistante de recherche et doctorante en éducation

PAGE UQAC / La situation des enseignants au Québec et la formation de la relève préoccupent plus que jamais, et avec raison, les intervenants et les chercheurs du domaine de l’éducation. Des centaines de recherches, d’initiatives pédagogiques et d’activités de formation ont été réalisées par les programmes en enseignement de l’UQAC et les milieux scolaires régionaux. Un projet touchant trois secteurs d’enseignement (préscolaire-primaire, secondaire et adaptation scolaire et sociale) a suscité l’intérêt de tous les partenaires, soulignant ainsi leur vivacité et leur désir d’agir. Ce projet découlait d’un triple constat.

• Des étudiants en enseignement de l’UQAC ont manifesté le désir d’échanger, entre programmes, autour de défis éducatifs rencontrés pendant leurs stages.

Des langues en déclin

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Des langues en déclin

UQAC / Comment détermine-t-on que les langues autochtones du Québec sont menacées ? Tout d’abord parce qu’elles s’affaiblissent par manque de locuteurs et que le seuil de viabilité d’une langue est estimé à 100 000 locuteurs. Le deuxième critère repose sur le fait que leur état se détériore rapidement. En effet, la connaissance qu’en ont les locuteurs s’appauvrit sans arrêt sous l’effet combiné des changements survenus dans le mode de vie et de l’influence de la langue majoritaire (le français ou l’anglais, selon les communautés).

On note tout d’abord qu’il y a, dans toutes les langues autochtones, de plus en plus d’emprunts au vocabulaire des deux langues majoritaires, et ce, non plus seulement pour nommer les nouvelles réalités (ordinateur, cafetière), mais de plus en plus pour remplacer le vocabulaire de base. Il se produit donc un remplacement progressif et insidieux du vocabulaire autochtone par des mots en français et en anglais. Une telle situation est fortement symptomatique d’une langue en état de déperdition.

L’exemple de la recherche forestière

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L’exemple de la recherche forestière

UQAC / La mission de l’UQAC est l’enseignement, la recherche et le service aux collectivités. Pour remplir sa mission, la direction de l’UQAC a organisé des rencontres avec les gens de la région pour connaître leurs besoins en recherche et développement. Plusieurs sujets ont été mentionnés dont le maintien des ressources forestières en milieux boréaux. Afin de relever ce défi, l’UQAC a créé le premier Consortium de recherche sur la forêt boréale commerciale en 1992. Le Consortium regroupait des organismes gouvernementaux du Québec et du Canada, des partenaires industriels, et des membres de l’UQAC. D’un commun accord, les partenaires ont choisi comme sujet principal de recherche les forêts du domaine de l’épinette noire. Ces forêts étant du domaine public, les résultats de recherche seront aussi publics et pourront profiter à l’ensemble de la communauté.

Malgré son abondance sur le plan régional, l’épinette noire est une espère rare dans le monde. En effet, c’est dans le nord-est de l’Amérique du Nord, c’est-à-dire au Québec, que l’on retrouve les plus grandes forêts d’épinette noire au monde. Ces forêts d’épinette noire représentent donc un important élément de la biodiversité mondiale. Chaque partenaire du Consortium est bien conscient qu’il faut en assurer sa pérennité.

Complexe TDAH

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Complexe TDAH

L'auteure de cette chronique est Marie-Christine Brault, professeure au Département des sciences humaines et sociales de l'Université du Québec à Chicoutimi

PAGE UQAC / Être TDAH est devenu un adjectif dans notre langage courant. Qui, en oubliant ses clés ou son portefeuille, n’a pas dit « je suis donc bien TDAH ! » … Pourtant, avoir un TDAH peut avoir des conséquences bien plus graves et incapacitantes, parlez-en aux jeunes qui sont réellement aux prises avec ce trouble neurodéveloppemental. Pour ces jeunes et leur famille, il est important de s’assurer qu’ils ont accès aux soins et aux services sociaux et scolaires appropriés. Il est également essentiel de définir les meilleures pratiques diagnostiques, afin d’identifier le plus justement possible la présence du trouble. Du travail reste encore à faire à ce niveau, comme l’indiquent les plus récentes statistiques sur le sujet.

Le Québec, et le Saguenay–Lac-Saint-Jean, ont été surpris ces derniers mois par l’ampleur du phénomène du Trouble du déficit d’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) et de sa médication. En quelques mois seulement, nous avons appris que les jeunes Québécois sont presque trois fois plus nombreux que les jeunes Canadiens à consommer des médicaments pour le TDAH (INESSS, 2017) ; que depuis les années 2000 le nombre de diagnostics de TDAH augmente constamment ; que dans la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean. Le nombre de diagnostics s’accroit, au fil des années, et l’écart se creuse avec le reste du Québec. Près d’un adolescent sur trois rapporte avoir reçu ce diagnostic en 2016-2017 (CIUSSS-SLSJ, 2019).

L’UQAC se penche sur l’acériculture des régions nordiques

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L’UQAC se penche sur l’acériculture des régions nordiques

CHRONIQUE UQAC / Avec le réchauffement de la planète, certaines espèces forestières des régions nordiques seront favorisées par le climat plus doux et les conditions plus favorables à la croissance, ce qui donnera des nouvelles opportunités de valorisation et de développement des ressources naturelles. C’est tout à l’intérêt de notre région de prévoir ces changements et de s’organiser pour profiter des conditions climatiques attendues. Sergio Rossi, professeur en écologie forestière au Département des sciences fondamentales de l’UQAC, a mis en place un projet pour étudier l’écophysiologie de l’érable à sucre et la dynamique des coulées. Le projet cherche à comprendre les mécanismes d’adaptation de l’espèce au climat local, à identifier les provenances les plus performantes pour le Saguenay–Lac-Saint-Jean, et à bâtir des modèles prévisionnels des coulées selon des scénarios régionaux de réchauffement climatique. Une équipe multidisciplinaire participe aux activités, incluant des chercheurs de l’Université du Québec en Outaouais (Sylvain Delagrange et Yann Surget-Groba) et du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs (Daniel Houle).

L’érable et le temps des sucres sont une véritable tradition et une institution de la culture québécoise : les cabanes à sucre sont fréquentées par milliers de visiteurs chaque année et la production de sirop d’érable représente une activité incontournable, même dans notre région. L’acériculture est ancrée sur l’aménagement durable de la forêt, et pour cette raison, elle représente une activité d’agroforesterie respectueuse de l’environnement, ce qui permet le maintien, l’exploitation et la valorisation de notre ressource forestière locale. Le projet de recherche se penchera sur l’écologie et le fonctionnement de l’érable à sucre, sur la réponse aux facteurs environnementaux, sur les mécanismes de réactivation de la croissance, et sur les liens entre la réhydratation printanière de la tige et les coulées d’eau d’érable.

Les débuts de la géographie en 1969

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Les débuts de la géographie en 1969

PAGE UQAC / Il est 9 h du matin le 9 septembre 1969. J’entre pour la première fois dans la classe de géographie à la nouvelle université qui vient de naître à Chicoutimi – l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC). Trente beaux et jeunes étudiants m’attendent avec le sourire aux lèvres ; impatients, nerveux, avides de savoirs et de connaître leur professeur.

L’auteur, Majella-J. Gauthier, est professeur émérite de l’UQAC

Trente ans de psychologie à l’UQAC

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Trente ans de psychologie à l’UQAC

Par Claudie Émond, Ph.D., professeure et directrice du module de psychologie de l’UQAC

CHRONIQUE UQAC / Cette année, la psychologie à l’UQAC a trente ans ! Depuis la création du premier programme de certificat en psychologie en 1989, plusieurs programmes ont été développés dont le certificat en psychologie du travail et des organisations et le baccalauréat en psychologie ainsi que la maîtrise et le doctorat en psychologie. De plus, la Clinique universitaire de psychologie, créée en 1998, dont le mandat est de former les futurs psychologues et neuropsychologues, offre des services psychologiques à la population régionale et a pour objectif de développer la recherche clinique. On compte aujourd’hui une équipe de 13 professeurs spécialisés dans différents domaines en psychologie, dont le développement, la personnalité, la neuropsychologie et les neurosciences, l’évaluation, la psychopathologie, la psychologie de la santé, la psychologie sportive, la psychologie clinique, la psychologie sociale, les méthodologies de la recherche, etc. On retrouve également une équipe de chargés de cours en provenance de différents milieux de pratique.

Langues autochtones: le temps presse pour les sauver

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Langues autochtones: le temps presse pour les sauver

Quelles sont-elles ? Où sont-elles parlées ? Par combien de personnes ?

L'auteure de ce texte est Diane Daviault, professeure retraitée du Département des sciences de l'éducation de l'UQAC

En cette année internationale des langues autochtones, le moment est propice pour faire le point sur ces questions.

Le savoir de la littérature

Le savoir de la littérature

On entend parfois dire que l’université est une tour d’ivoire, à l’écart sinon à l’abri des réalités sociales, comme si les ponts étaient coupés entre le monde académique et la société. Peut-être était-ce le cas à une époque ; mais cette situation prévaut-elle encore aujourd’hui ?

L’auteur de cette chronique est Nicolas Xanthos, professeur au Département des arts et lettres de l’UQAC.

Professeur de littérature, je connais bien cette version des deux solitudes ; mais je sais aussi que, même dans le cas des études littéraires, le lien avec la société n’a jamais cessé d’être, et se veut aujourd’hui plus fort, et peut-être plus nécessaire, que jamais.

Bien entendu, on n’attendra pas de la littérature une rentabilité économique ou la « création de richesses ». Mais réduire une société à sa seule dimension économique revient à l’amputer de ce qu’elle est : non pas une somme de « payeurs de taxes » insatisfaits ; mais avant tout une diversité d’individus – jeunes ou non, hommes ou femmes, riches ou pauvres, en santé ou malades, etc. – qui cherchent à cohabiter pacifiquement, à partager des manières de voir, à se donner la chance de réaliser leurs ambitions, à être heureux, autant que possible. Cette recherche est parfois un défi ; elle est toujours une nécessité.

Et la littérature ? Ce qui en elle me fascine et me touche, et sur quoi je travaille, est sa manière de donner à voir et à comprendre. 

En présentant un personnage que la société enchante ou accable, elle dit quelque chose de ce lien compliqué qui nous unit aux autres ; en présentant un personnage à la recherche de son passé, elle nous entretient du temps et de la mémoire ; en présentant un personnage qui porte en terre un être cher, elle nous éclaire sur les sentiments et le deuil. 

Toutes les expériences, petites ou grandes, claires ou obscures, qui font nos vies, la littérature en parle, et de multiples façons ; elle les rend visibles à travers le destin des personnages et elle les rend compréhensibles en montrant, par l’histoire racontée, les raisons, les effets, les dangers, les nécessités, les valeurs. 

J’aime voir un roman comme une réflexion, incarnée dans une histoire et des personnages, sur la complexité de ce que nous sommes et faisons, du plus intime et secret en nous jusqu’à nos actions politiques ou culturelles. Plus encore, chaque roman donne à voir et à comprendre à sa manière : la littérature n’impose aucun dogme auquel jurer fidélité ; elle multiplie plutôt les expériences représentées et les manières de les connaître. 

Un roman parlera précisément de ce que nous vivons comme nous le vivons, un autre en parlera d’une manière qui ne nous est pas familière ; mais, en nous aidant à mieux saisir ce que nous expérimentons ou en nous montrant d’autres façons de voir et de penser, la littérature augmente notre connaissance de nous-mêmes et enrichit notre capacité à envisager des expériences semblables ou différentes à la nôtre.

On est loin, alors, de la tour d’ivoire. La littérature est un vaste savoir sur soi, sur les autres, sur le monde qui est le nôtre. 

Elle pluralise les conceptions de l’être humain, affine notre intelligence de ce que nous expérimentons au quotidien, accroît notre sensibilité à d’autres possibles. 

Dans sa diversité, elle dit toutes les vies et le tout des vies. Elle reconnaît notre réalité, et nous rend plus disposés à reconnaître en retour des expériences qui ne sont pas les nôtres.

Étudier la littérature, c’est alors tout sauf se couper du monde. C’est à la fois reconnaître que la vie des gens et des sociétés est parfois confuse, obscure, troublée ; et croire que, dans le destin des personnages de fiction, on peut trouver des moyens de comprendre davantage les événements de l’existence individuelle ou collective, et d’y réagir. 

Ne nous leurrons pas : l’étude d’un roman n’est pas la panacée ; elle ne guérit rien d’incurable et ne protège pas contre les mauvais jours. Mais les œuvres littéraires sont, à leur échelle et à leur manière, autant de possibilités de connaissance qui s’offrent à nous. Ne nous en privons pas.

Quelles connaissances, quels défis?

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Quelles connaissances, quels défis?

Dans le cadre du 86e Congrès de l’Association francophone pour le savoir (ACFAS), qui se tiendra à l’UQAC du 7 au 11 mai, découvrez les recherches présentées par nos professeurs-chercheurs.

Différentes études nous montrent que les enfants ne bougent pas suffisamment pour être en santé et pour bien se développer. De plus, le système éducatif a pendant longtemps valorisé l’activité intellectuelle dans les programmes de formation. Cependant, on reconnaît aujourd’hui l’importance de donner aux enfants l’occasion de bouger et de jouer pour être en santé et pour bien se développer.

Dans les milieux éducatifs, l’idée de mettre l’enfant en mouvement impose des changements concernant la compréhension du développement du jeune et une réorganisation du milieu lui-même.

Les approches du développement global et psychomoteur impliquent de faire des liens entre le développement moteur et les autres dimensions du développement des jeunes. Le colloque « Corps, développement et apprentissage » qui aura lieu le lundi 7 mai de 8 heures à 18 heures au local H0-1090 à l’UQAC se propose d’ouvrir des fenêtres sur cette façon globale d’envisager et de comprendre l’intervention.

La journée permettra de prendre connaissance des résultats de travaux scientifiques menés par des chercheurs de l’UQAM et l’UQAC, spécialistes de l’éducation, des environnements éducatifs, du développement de l’enfant, de la motricité. Se joindront des étudiants de l’UQAC ayant réalisé des travaux sur le sujet. L’expérience belge sera présentée par une psychomotricienne chargée de cours à l’Université de Sherbrooke. Ensuite, le sujet de la collaboration et des pratiques interdisciplinaires sera discuté par des représentants des milieux éducatifs de la région et par un panel de chercheurs. Une stratégie de développement permettant d’ouvrir de nouvelles perspectives sera présentée en fin de journée.

Le colloque est organisé conjointement par Suzanne Gravel du Consortium québécois de développement des pratiques psychomotrices et Tommy Chevrette, professeur-chercheur en kinésiologie à l’UQAC.

Tommy Chevrette, professeur

Département des sciences de la santé

Directeur de la Clinique universitaire de kinésiologie de l'UQAC

Le développement, la coopération internationale et le développement régional

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Le développement, la coopération internationale et le développement régional

UQAC / Dans le cadre du 86e Congrès de l’Association francophone pour le savoir (ACFAS), qui se tiendra à l’UQAC du 7 au 11 mai, découvrez les recherches présentées par nos professeurs-chercheurs.

Les régions du Québec se distinguent par l’existence de plusieurs organisations qui interviennent dans la coopération internationale pour le développement. Les opportunités d’échange, de formation, de recrutement d’étudiants internationaux et de travailleurs qualifiés, d’investissements et de création de petites et moyennes entreprises, de mise en œuvre de projets de santé ou de projets éducatifs sont bien réelles et parfois sous-exploitées. Le colloque « Coopération internationale et développement régional : enjeux et défis des régions » vise à dresser le portait des organisations régionales et à mieux connaître leurs initiatives de coopération internationale. Il prolonge une recherche menée à l’UQAC par le Laboratoire d’études et de recherches appliquées sur l’Afrique qui a permis la production d’un répertoire des organisations de la région du Saguenay–Lac-Saint-Jean qui interviennent en Afrique. Un des résultats de la recherche démontre que les organisations de coopération internationale établies en région sont aujourd’hui à un tournant majeur de leur existence dans ce contexte de redéfinition des politiques. Il est pertinent de poser les jalons d’une collaboration soutenue entre elles à travers une mutualisation des ressources, des expériences et des expertises.

Le Laboratoire d’études et de recherches appliquées sur l’Afrique de l’UQAC organise un autre colloque sur le thème « Le Québec en Afrique : solidarité, diplomatie et/ou affaires ? » dont l’objectif est d’analyser les enjeux et les défis de l’action internationale du Québec en Afrique. Il s’agit de comprendre l’ancrage, les enjeux et les fondements du nouvel élan du Québec pour l’Afrique ; de démontrer le rôle de l’affinité linguistique dans les liens privilégiés que le Québec cherche à établir sur le continent en mettant à profit son statut au sein de l’Organisation internationale de la Francophonie ; de cerner les singularités du Québec, avec son statut de province majoritairement francophone du Canada, comparées aux pays ayant formellement les attributs de pays souverain ; et d’analyser les capacités d’action du Québec dans un contexte où il entre en compétition avec les anciennes puissances coloniales et les nouveaux pays émergents.

Marie Fall, professeure

Département des sciences humaines et sociales de l’UQAC

20 ans de collaboration en éducation dans la région

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20 ans de collaboration en éducation dans la région

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L’ACFAS coïncide avec un événement important : le 20e anniversaire du Consortium régional de recherche en éducation (CRRE). Celui-ci sera mis en valeur dans deux colloques.

Le premier, dont le principal responsable est Souleymane Barry, établira un bilan des recherches menées en collaboration entre chercheurs et praticiens des milieux scolaires. Les sujets au coeur de ce type de recherche, les rôles des acteurs, les processus de travail, les limites et les défis seront autant d’éléments au centre des discussions.

Le CRRE sera aussi l’un des huit cas retenus pour témoigner des pratiques, des enjeux, des défis et de l’avenir de la collaboration université-cégep en recherche. Ce colloque est coorganisé par Stéphane Allaire et les cégeps de la région et de Sept-Îles.

Descendre
de sa tour d’ivoire

Le CRRE est un partenariat interordre regroupant les commissions scolaires et les cégeps de la région, celui de Sept-Îles et l’UQAC. Le modèle, unique au Québec, oeuvre à la formation continue par la recherche participative. Il prend la forme de projets visant à résoudre une problématique rencontrée par des enseignants, des conseillers pédagogiques ou des directions d’établissement. Ainsi, les chercheurs descendent de leur prétendue tour d’ivoire pour co-élaborer et documenter des solutions novatrices à des enjeux du milieu scolaire.

Des retombées variées

Outre la progression des connaissances scientifiques sur une variété de sujets, le CRRE favorise la concertation autour d’enjeux régionaux et la production de connaissances directement applicables en classe et dans l’école. Les intervenants des milieux scolaires sont considérés comme des coproducteurs de connaissances, ce qui valorise la profession enseignante et rapproche la recherche et la pratique. 

Enfin, le partenariat contribue au rayonnement de la région.

Sont aussi cosignataires du texte : Nicole Monney, Souleymane Barry, Catherine Dumoulin, Carole Fisher, Patrick Giroux, Joëlle Duval, Catherine Larouche, Christine Couture, Diane Gauthier, Odette Gagnon, Nadia Cody, Sandra Coulombe, Karine N. Tremblay, Manon Doucet, Pascale Thériault, Nathalie Murray, Marie-Pierre Baron, Monique L’Hostie, Pauline Minier, Martha Anadon, Constance Lavoie, Carole Côté, Roberto Gauthier, Catherine Duquette et Andrée Lessard.

Stéphane Allaire

Professeur au Département des sciences de l’éducation de l’UQAC

L'engagement régional de l'éducation supérieure

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L'engagement régional de l'éducation supérieure

PAGE UQAC / Dans le cadre du 86e Congrès de l’Association francophone pour le savoir (ACFAS), qui se tiendra à l’UQAC du 7 au 11 mai, découvrez les recherches présentées par nos professeurs-chercheurs.

Dans son grand élan moderniste de la Révolution tranquille, l’État québécois a notamment porté son attention sur son immense territoire à aménager, à développer et à administrer. Fut ainsi initiée une véritable politique territoriale à multiples volets. Politique publique qui demeure toujours d’actualité en posant de nombreuses questions. Afin de mieux comprendre le chemin parcouru et à parcourir, le Centre de recherche sur le développement territorial (CRDT) lance une réflexion élargie sur les « Cinq décennies de politiques territoriales au Québec », par la tenue d’un colloque lors du Congrès ACFAS 2018. Une trentaine d’experts universitaires proposeront leur analyse.

Notre propre contribution de chercheurs proposera un cadre théorique et empirique pour mieux saisir et comprendre le rôle névralgique des universités et des collèges localisés en régions périphériques. En observant ces laboratoires vivants, nous sommes d’emblée impressionnés par leur fulgurante évolution. L’enseignement s’est fortement déployé à tous les niveaux et cycles. Multipliés, les divers programmes furent considérablement modulés aux besoins particuliers d’expertise sur le terrain. Aussi, la recherche scientifique a tout simplement explosé depuis les années 1990. Signalons à cet effet que les cinq universités et les 13 cégeps localisés en régions ciblent largement leurs travaux et réflexions sur des spécificités de leurs milieux. 

L’engagement universitaire et collégial va encore plus loin, en étant inspiré par les meilleures pratiques d’un mouvement universel de positionnement régional dans la société du savoir. En périphérie du Québec, les institutions de l’éducation supérieure alimentent l’apprentissage collectif par une variété de mécanismes de transferts de savoir, de médiation relationnelle et de soutien intelligent aux initiatives sociale, culturelle, économique, environnementale, gestionnaire et politique.

Marc-Urbain Proulx

Professeur au Département des sciences économiques et administratives de l’UQAC

Regards croisés sur la recherche biographique

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Regards croisés sur la recherche biographique

PAGE UQAC / Dans le cadre du 86e Congrès de l’Association francophone pour le savoir (ACFAS), qui se tiendra à l’UQAC du 7 au 11 mai, découvrez les recherches présentées par nos professeurs-chercheurs.

La recherche biographique s’inscrit dans un mouvement de recherche contemporaine en éducation. Elle fait cause commune avec les chercheurs-créateurs et les artistes qui ont pris pour tâche d’explorer des perspectives de recherche toutes nouvelles, fondées sur le récit d’expérience. Partant du présupposé que la biographisation est un processus fondamental selon lequel la personne donne forme et sens à ses expériences de vie et à ses expériences d’apprentissage, nous soulevons l’idée centrale que raconter son expérience est un mode de subjectivation, de cohésion identitaire et de production de savoirs. Selon cette conception du biographique, la recherche met de l’avant la nécessité d’élargir l’horizon de ces nouvelles recherches qui appréhendent l’expérience humaine comme projet politique, artistique, éducatif et culturel qui s’inscrit dans une perspective d’autonomie, d’émancipation et d’«empowerment». 

C’est cette possibilité de produire des savoirs d’expériences qui anime de part en part le colloque « Regards croisés sur la recherche biographique » les 7 et 8 mai prochains. Associé au centre de recherche EXPERICE paris 13 et au réseau québécois RQPHV, le colloque posera un regard transversal sur le biographique, depuis des paradigmes herméneutiques, phénoménologiques et pragmatiques. Les conférenciers documenteront au plus près le récit d’expérience soulignant ses enjeux spécifiques autour de vecteurs performatifs, transformateurs et créateurs. Le colloque invite donc à penser la recherche biographique selon trois axes de réflexion : en éducation, la construction biographique est une dynamique qui s’active au sein de l’espace pédagogique ; en création, le faire biographique répond à un mode d’appréhension du vécu subjectif ; en transmission culturelle, le biographique veut comprendre les processus selon lesquels les individus et les collectivités se coconstruisent.

Sylvie Morais, professeure

Constanza Camelo, professeure

Département des arts et lettres de l’UQAC

Marcelle Dubé, professeure

Département des sciences humaines et sociales de l’UQAC

Enjeux humains et psychosociaux au travail

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Enjeux humains et psychosociaux au travail

PAGE UQAC / Dans le cadre du 86e Congrès de l’Association francophone pour le savoir (ACFAS), qui se tiendra à l’UQAC du 7 au 11 mai, découvrez les recherches présentées par nos professeurs-chercheurs.

Épuisement professionnel, violence au travail, détresse psychologique, retour au travail…

Sujet malheureusement trop souvent d’actualité, le travail n’est pas neutre : lieu de réalisation personnelle et professionnelle, il peut aussi être source de souffrances, d’atteintes physiques ou psychologiques.

Que peut nous apprendre la recherche sur ces sujets ? C’est précisément l’objectif qu’entreprend d’atteindre le colloque 424 Enjeux humains et psychosociaux du travail, organisé par le Laboratoire d’interventions et de recherche sur les incidents critiques en milieu de travail, qui se tiendra le 9 mai 2018, à l’UQAC, dans le cadre de l’ACFAS 2018. 

Ce colloque débutera par le lancement du livre Enjeux humains et psychosociaux du travail (sous la direction de J. Douesnard, Éditions PUQ). Par la suite, les auteurs de l’ouvrage présenteront des conférences liées aux thèmes abordés dans leur chapitre respectif, cernant les enjeux et les interventions à cibler pour freiner la montée de la souffrance au travail. Que ce soit en référence à la violence et aux comportements antisociaux au travail, à la détresse psychologique associée au caractère dangereux/difficile de certains métiers ou encore à la façon d’aborder la problématique du retour au travail à la suite d’une absence pour des raisons de santé psychologique, ce colloque met en lumière des travaux canadiens et européens qui abordent cet enjeu de santé publique et organisationnelle. 

Faisant notamment état du chemin parcouru au Québec depuis la publication du Livre blanc sur la santé au travail au Québec, ce colloque s’adresse aux professionnels qui agissent en prévention ou en intervention quant à la santé psychologique au travail, de même qu’aux étudiants, aux chercheurs et aux décideurs intéressés par les questions de psychologie organisationnelle et de gestion favorisant la santé organisationnelle et un sain maintien en emploi de ses acteurs. 

Jacinthe Douesnard, professeure 

Département des sciences économiques et administratives de l’UQAC

L’intelligence collective au service des projets

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L’intelligence collective au service des projets

CHRONIQUE UQAC / Dans le cadre du 86e Congrès de l’Association francophone pour le savoir (ACFAS) qui se tiendra à l’UQAC du 7 au 11 mai, découvrez les recherches présentées par nos professeurs-chercheurs.

Parmi les innovations ayant marqué la gestion ces dernières années, deux tendances semblent clairement se dégager. La première repose sur l’impératif de flexibilité et d’adaptation imposé par des marchés turbulents. La deuxième correspond quant à elle au (re) positionnement de l’humain et du social au cœur de la réflexion sur la performance organisationnelle. 

Dans le contexte des projets, ces deux tendances se traduisent d’un côté par des approches dites « agiles » et de l’autre par des démarches de « co-construction ». Toutes deux visent une plus grande production de valeur grâce à des mécanismes collaboratifs et en particulier grâce à l’inclusion systématique d’un nombre accru de participants aux projets. 

En revanche, les deux se positionnent à des niveaux de gestion différents et s’accompagnent d’enjeux qui peuvent a priori se révéler contradictoires. Les approches agiles offrent avant tout un cadre de gestion adaptatif, mais qui demeure assez contrôlé, pour une innovation collaborative, alors que la co-construction se concentre plutôt sur des dispositifs de délibération collective devant être sans cesse redéfinis et qui sont donc assez incertains. C’est sans doute pourquoi, encore aujourd’hui, les approches agiles restent souvent cantonnées aux projets informatiques dont elles sont issues alors que la co-construction demeure essentiellement l’apanage de projets de développement de politiques publiques ou de production de connaissances.

Toutefois, en croisant plus qu’en opposant ces deux types de pratiques, il semble que l’on puisse les enrichir mutuellement. Il apparaît alors possible de bénéficier des effets structurants d’un cadre de gestion adaptatif tout en permettant une véritable contribution collective des participants. L’intelligence collective peut réellement être mise en œuvre pour le succès de projets de nature variée présentant de fortes contraintes de temps et de budget.

Cette recherche sera présentée dans le cadre du colloque « La recherche en management de projet : des approches unidisciplinaires vers des approches multidisciplinaires et transdisciplinaires ? » qui se tiendra le mardi 8 mai dans le cadre du congrès de l’ACFAS.

Christophe Leyrie, professeur à l’UQAC

Sonia Boivin, chercheure associée au CIUSSS et doctorante à l’UQAC

Jan Betta et Agnieszka Skomra, Université de Science et de Technologie de Wroclaw, Pologne

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Cliniques surspécialisées en maladies neuromusculaires: coconstruction de la connaissance

Le colloque intitulé « Les cliniques surspécialisées en maladies neuromusculaires : une trajectoire de coconstruction de la connaissance entre la clinique et la recherche » porte sur l’expérience d’échange vécue entre les cliniciens, les chercheurs et les personnes suivies à la Clinique des maladies neuromusculaires (CMNM) du Saguenay–Lac-Saint-Jean. Cette collaboration entre chercheurs de différents établissements universitaires reflète avec justesse le modèle unique d’interdisciplinarité à partir duquel la CMNM est en mesure d’offrir ses services à plus de 1500 patients atteints de maladies neuromusculaires. En effet, depuis 35 ans, les chercheurs, les intervenants et les patients ainsi que leur famille s’allient pour accroître les connaissances scientifiques et cliniques relatives aux maladies neuromusculaires.

L’objectif principal de notre Colloque est de présenter l’évolution des connaissances en maladies neuromusculaires issues du maillage clinique-recherche et de faire ressortir les opportunités et les enjeux liés à ce modèle. Les conférenciers présenteront les avancées scientifiques issues des travaux de recherche réalisés à la CMNM en lien avec les trois maladies neuromusculaires les plus fréquentes au Québec : la dystrophie myotonique de type 1, l’ataxie récessive spastique de Charlevoix-Saguenay et la dystrophie musculaire oculopharyngée. Les présentations aborderont différentes thématiques incluant la recherche fondamentale, l’histoire naturelle, la participation sociale et l’environnement socioéconomique. Elles permettront de faire un bref survol historique des connaissances acquises, des projets en cours et de cerner les lacunes. Un atelier suivra pour permettre aux panélistes et aux participants de discuter des éléments essentiels à l’optimisation du modèle.

Elise Duchesne, professeure à l’UQAC

Cynthia Gagnon et Luigi Bouchard, professeurs à l’Université de Sherbrooke

Comment l'environnement scolaire peut-il contribuer?

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Comment l'environnement scolaire peut-il contribuer?

Dans le cadre du 86e Congrès de l’Association francophone pour le savoir (ACFAS) qui se tiendra à l’UQAC du 7 au 11 mai, découvrez les recherches présentées par nos professeurs-chercheurs.

Page UQAC / Saviez-vous que près de 60 % des jeunes rapportent avoir vécu au moins une forme de violence, qu’elle soit physique, psychologique ou sexuelle dans leurs relations amoureuses au cours de la dernière année ? Que les adolescents issus de l’immigration sont davantage à risque de présenter un faible bien-être psychologique ? Que l’insatisfaction corporelle débute dès le primaire et que le poids est la raison la plus fréquente d’intimidation dans les écoles secondaires ?

Heureusement, les jeunes peuvent compter sur de nombreuses ressources, dont plusieurs en milieu scolaire. L’école contribue à la santé et au bien-être des jeunes de plusieurs manières : soit en offrant des milieux sécuritaires, chaleureux, inclusifs et de qualité, soit par l’entremise de cours d’éducation à la santé, soit en offrant des activités faisant la promotion des saines habitudes de vie, soit par l’action de professionnels réalisant des dépistages de divers troubles physiques ou psychologiques, etc. 

L’école possède au moins deux avantages majeurs qui favorisent cette contribution unique : d’abord elle regroupe la presque totalité des jeunes ; ensuite, elle possède les infrastructures nécessaires à la mise en œuvre de programmes, qui ne pourraient exister hors du milieu scolaire, ou qui n’auraient pas les mêmes impacts.

La programmation du colloque de la chaire de recherche UQAC-Cégep de Jonquière sur les conditions de VIe, la Santé, l’Adaptation et les aspirations des Jeunes (VISAJ) propose de discuter et de montrer comment les chercheurs ainsi que les acteurs du milieu scolaire et communautaire mettent leurs forces en commun pour offrir aux jeunes des ressources qui les aideront à se développer sainement et à s’épanouir. Le contenu du colloque servira à partager les connaissances issues à la fois de la recherche et de la pratique, dans le but de montrer, à partir de nombreux exemples et à partir d’échanges entre intervenants et chercheurs, comment l’environnement scolaire peut contribuer à la santé et au bien-être des jeunes.

Marie-Christine Brault, professeure

Département des sciences humaines et sociales

Jacinthe Dion, professeure

Département des sciences de la santé de l’UQAC

Marie-Ève Blackburn, chercheuse

ÉCOBES - Groupe d’Étude des Conditions de vie et des Besoins de la population

Gouvernance d'entreprise et développement durable

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Gouvernance d'entreprise et développement durable

Dans le cadre du 86e Congrès de l’Association francophone pour le savoir (ACFAS) qui se tiendra à l’UQAC du 7 au 11 mai, découvrez les recherches présentées par nos professeurs-chercheurs.

PAGE UQAC / De nombreuses entreprises hésitent encore à adopter les principes du développement durable dans leurs stratégies. Pourtant, plusieurs scandales financiers (Enron, WorldCom, Parmalat, Nortel, etc.) ont remis en question la pertinence des mécanismes de gouvernance d’entreprise axés principalement sur la maximisation de la richesse des actionnaires. Révélant des pratiques et des comportements non éthiques, ces scandales ont ébranlé la confiance des investisseurs et du grand public. L’intégration de la dimension sociale et environnementale liée à l’exigence du développement durable est devenue un impératif pour les entreprises. Souvent ignoré et mal compris des entreprises, le concept de responsabilité sociale des entreprises (RSE) apparait aujourd’hui comme une dimension essentielle de la gouvernance d’entreprise dans la mesure où l’on se propose de concilier les objectifs financiers, sociaux et environnementaux. La RSE impose aux entreprises de créer une performance financière et extrafinancière durable pour l’ensemble des parties prenantes (bailleurs de fonds, employés, clients, fournisseurs, communauté et environnement).

Lors du colloque « Gouvernance d’entreprise et développement durable : De la valeur actionnariale à la valeur partagée » organisé dans le cadre de l’ACFAS par le LARIGO et qui aura lieu le 8 mai prochain à l’UQAC, des chercheurs de renommée internationale et régionale en matière de gouvernance et responsabilité sociale des entreprises échangeront sur l’importance pour les entreprises d’être durables et responsables à l’égard de ceux qui participent à leurs vies économiques. Les travaux de recherche présentés dans le cadre de ce colloque se proposent alors de sensibiliser les chercheurs, les professionnels, les praticiens et les dirigeants d’organisations publiques et privées aux enjeux en matière de gouvernance, de développement durable et de création de valeur partagée pour l’ensemble des parties prenantes. Ces recherches visent à mieux comprendre comment la durabilité de l’entreprise intégrant les cinq volets : économique, de gouvernance, social, environnemental et éthique permet la création d’une richesse durable. En somme, ce colloque propose un modèle de gouvernance plurielle, plus équitable envers l’ensemble des parties prenantes.

Imen Latrous, professeure

Département des sciences économiques et administratives de l’UQAC

Les mobilités du processus de création

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Les mobilités du processus de création

Dans le cadre du 86e Congrès de l’Association francophone pour le savoir (ACFAS) qui se tiendra à l’UQAC du 7 au 11 mai, découvrez les recherches présentées par nos professeurs-chercheurs.

PAGE UQAC / Organisé par la Chaire de recherche du Canada en dramaturgie sonore au théâtre, le colloque « Les mobilités du processus de création-Approche interdisciplinaire » rendra compte, durant deux jours, de l’évolution exponentielle de la mobilité dans les arts. 

De la fabrication à la diffusion, des collaborations aux technologies, de l’accès à l’archivage au récit de création, le concept de mobilité se conjugue au pluriel. L’artiste se déplace avec son sujet. 

Un processus artistique qui pourrait alors appréhender moins prioritairement la question de son objet que celle des relations (parfois fortuites) qui le construisent. En ce sens, cette dynamique mobile ne concernerait pas seulement le créateur, mais aussi l’engagement du spectateur dont les interactions de plus en plus signifiantes contribuent activement à la conception comme à la présentation de l’œuvre même. 

Pour débattre du sujet, plus d’une vingtaine d’invités de six universités canadiennes et du Collège d’Alma viendront présenter leurs recherches théoriques et des performances artistiques les 10 et 11 mai, au théâtre de l’UQAC, au Studio-théâtre et au Studio création des arts numériques (SCAN).

Nous aborderons des thèmes tels que les mutations territoriales, la mobilité interartistique, l’ubiquité et la téléprésence, l’expérience radiophonique, la phonographie, le corps dansant, les écritures performatives ou encore les laboratoires mobiles (deux camions stationnés dans la cour intérieure de l’UQAC). Le jeudi à partir de 17 h 30, nous proposerons une soirée cocktail pour le lancement de trois ouvrages et la présentation de trois performances installatives, radiophoniques et corporelles.

Jean-Paul Quéinnec 

James Partaik

Mathieu Valade

Professeurs au Département des arts et lettres de l’UQAC

BALSAC d'hier à demain

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BALSAC d'hier à demain

Dans le cadre du 86e Congrès de l’Association francophone pour le savoir (ACFAS) qui se tiendra à l’UQAC du 7 au 11 mai, découvrez les recherches présentées par nos professeurs-chercheurs.

PAGE UQAC / Depuis 45 ans, le fichier de population BALSAC a pour but de reconstruire la généalogie de la population franco-canadienne. Aujourd’hui, près de trois millions d’actes de mariages, de naissances et de décès permettent d’étudier le développement sociohistorique de la population depuis les débuts de la Nouvelle-France jusqu’aux années récentes. 

Avec l’avènement de nouveaux outils technologiques, le fichier de population amorce une nouvelle phase de son existence. Nous envisageons maintenant l’intégration des données génomiques afin de créer une cartographie détaillée de la structure de la population franco-canadienne. À l’aube de ces changements, les utilisateurs passés, présents et futurs du fichier BALSAC sont invités à se regrouper afin de faire état de la recherche actuelle avec les données disponibles, d’identifier des pistes susceptibles de maintenir le fichier attrayant pour la communauté scientifique et de discuter des stratégies, méthodes et orientations à privilégier pour faciliter ces développements.

Nous invitons le public à venir en apprendre davantage notamment sur l’apport des données généalogiques dans notre compréhension de certains phénomènes comme la contribution des Filles du roi au patrimoine génétique et démographique de la population québécoise, de l’évolution des populations humaines, et de l’étude de certaines maladies comme l’épilepsie, l’asthme et la fibrose kystique. De leur côté, les données génétiques permettent de reconstituer des passés inconnus ou de combler certaines lacunes dans les données généalogiques comme dans l’identification d’individus à partir d’ossements anciens ou la reconstitution généalogique par l’ADN. Bien que les données soient très complémentaires, elles soulèvent plusieurs questionnements liés à la protection des renseignements personnels. Nous avons réservé un espace pour aborder les aspects éthiques liés à une telle entreprise.

Simon Girard

Professeur au Département des sciences fondamentales de l’UQAC et directeur du projet BALSAC