Chronique UQAC

Transmission et apprentissage des langues autochtones

Dans le cadre du 86e Congrès de l’Association francophone pour le savoir (ACFAS) qui se tiendra à l’UQAC du 7 au 11 mai prochain, découvrez les recherches présentées par nos professeurs-chercheurs.

Les langues autochtones vous intéressent ? La richesse de ce patrimoine de tradition orale vous interpelle ? Participez au Colloque sur la transmission et l’apprentissage des langues autochtones dans une perspective appliquée, qui se déroulera les 9 et 10 mai prochain dans le cadre du 86e congrès de l’ACFAS.

Ce colloque offre un espace de discussion et de partage autour de la situation des langues autochtones. Les coorganisateurs, Jimena Terraza, chercheuse de l’UQAM, et Marco Bacon, directeur du Centre des Premières Nations Nikanite de l’UQAC, et leurs partenaires, la Première Nation de Mashteuiatsh et le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, vous invitent à découvrir une programmation riche de contributions de praticiens et experts issus du milieu autochtone et de la recherche.

Seront réunis différents acteurs pour échanger autour des meilleures pratiques et des expériences concrètes en transmission ou en enseignement des langues autochtones, dans un contexte de langue maternelle ou seconde. Les ateliers exposeront des sujets tels que les méthodes et les outils d’apprentissage d’une langue autochtone en milieu scolaire, en milieu universitaire ou en milieu communautaire ; les approches pédagogiques à privilégier pour pallier les niveaux variables de compétences dans la langue autochtone et dans la langue d’enseignement ; l’impact d’une absence d’orthographe uniforme sur l’enseignement ou l’apprentissage d’une langue autochtone ; ainsi que les expériences concrètes d’intégration de manuels d’apprentissage et de grammaires en langue autochtone dans l’enseignement.

Vous aurez également la possibilité de vous procurer du matériel d’enseignement en langue innue offert par les Éditions Tshakapesh !

Pour plus d’informations sur la programmation et pour vous inscrire, consultez le lien suivant : https ://nikanite.uqac.ca/blog/programmation-acfas-2018/.

Marco Bacon

Directeur du Centre des Premières Nations Nikanite de l’UQAC

Chronique UQAC

Évolution ou révolution?

Dans le cadre du 86e Congrès de l'Association francophone pour le savoir (ACFAS) qui se tiendra à l'UQAC du 7 au 11 mai prochain, découvrez les recherches présentées par nos professeurs-chercheurs.

Économie du partage, circulaire, de plateforme ; systèmes de troc, d’échanges locaux, de produit-service, consommation responsable, produits reconditionnés, marchés de producteurs locaux, communautés en ligne, ou multiples vies des objets. Vous avez peut-être déjà vaguement entendu ces termes ? 

Dans le milieu universitaire, ces concepts donnent lieu à un foisonnement d’études, car ils font référence à de nouvelles formes d’échange. La crise financière de 2008, la révolution numérique et les aspirations socio-environnementales ont donné lieu à des formes d’échanges inédites ou réinventées, ayant subtilement envahi notre quotidien. De l’achat d’un ordinateur reconditionné chez Best Buy, à la revente en ligne d’un cadeau de mariage doublon sur Kijiji, en passant par les marchés de troc entre amis ou sur plateforme mobile, nombreux sont les exemples des nouvelles formes d’échange peuplant notre quotidien. Et si, mises bout à bout, ces pratiques, parfois non ou peu monétisées, d’initiative individuelle et moins entrepreneuriale, avec le support des technologies, ne seraient que les prémisses du basculement vers une nouvelle économie ? 

Le colloque intitulé « Les reconfigurations de l’échange marchand : tour d’horizon, enjeux, et perspectives » de notre Laboratoire sur les Nouvelles Formes de Consommation (LaboNFC), présente les recherches les plus récentes sur l’étude des nouvelles formes d’échange marchand. Ces recherches éclairent sur les comportements de consommation inédits tels que la consommation responsable, la consommation collaborative (ex. Uber, Airbnb, TaskRabbit), les modèles d’affaires coopératifs tels que les marchés de producteurs, ou les systèmes allongeant la durée de vie des produits (ex. reconditionnement, logistique inversée). En examinant ces nouvelles formes d’échange marchand, notre objectif est d’approfondir et provoquer des échanges sur la tendance de fond vers une économie plus participative, où l’individu aurait un rôle de plus en plus important.

Myriam Ertz, Damien Hallegatte et Julien Bousquet

Professeurs au Département des sciences économiques et administratives de l’UQAC

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En route vers l'ACFAS

UQAC / Dans le cadre du 86e Congrès de l’Association francophone pour le savoir (ACFAS) qui se tiendra à l’UQAC du 7 au 11 mai prochain, découvrez les recherches présentées par nos professeurs-chercheurs.

L’intelligence artificielle pour reconnaître les minéraux

Reconnaître les différents minéraux composant les grains de sable érodés par les glaciers pour reconnaître ceux qui proviendraient de gisements de métaux précieux n’est pas une tâche facile. Plus il y aura de grains d’or dans un sable provenant de l’érosion par les glaciers, plus le sable serait à proximité d’un gisement. Cependant, reconnaître les grains d’or dans des tonnes de sables n’est pas une tâche facile. 

Pour aider le géologue à identifier et caractériser les grains d’or, des chercheurs en sciences de la Terre et en informatique se sont associés à un partenaire industriel régional dans un projet de recherche commun. L’intelligence artificielle ou plus justement l’apprentissage automatisé fut mis à contribution. Une première étape consistait à reconnaître les grains d’or à partir de photographies au microscope optique. L’analyse du spectre de réflexion de l’or a permis de distinguer les grains d’or des autres minéraux. Les grains d’or reconnus sont ensuite photographiés au microscope électronique à balayage pour observer les détails fins. La taille et la forme des grains d’or donnent des indications sur la nature du gisement et des conditions de transport. L’or étant un métal malléable, les chocs avec les autres minéraux pendant le transport glaciaire modifient le grain. Plus un grain d’or sera transporté sur une grande distance, plus il sera déformé. Un ensemble de grains aux caractéristiques connues fut soumis à un apprentissage automatisé. De cet apprentissage automatique, un algorithme de calcul peut reconnaître la nature des grains d’or en utilisant la taille, la forme, l’ondulation des bordures des grains et d’autres caractéristiques des grains d’or. À l’aide d’images sophistiquées et de l’intelligence artificielle, il est maintenant possible de reconnaître les grains d’or et leur nature avec moins d’efforts et d’erreurs. 

Kevin Bouchard, L. Paul Bédard et Michael Higgins, professeurs à l'UQAC

Alexandre Néron et Réjean Girard, IOS Services Géoscientifiques

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UQAC: la recherche en gestion

CHRONIQUE UQAC / Depuis les débuts de l’UQAC, le Département des sciences économiques et administratives (DSEA) dispense des formations de pointe en matière de gestion orientée vers les besoins des organisations. Ces formations prodiguent des connaissances théoriques, mais développent aussi des compétences pratiques pour aider les futurs professionnels à se démarquer sur le marché du travail.

Ces habiletés et savoir-faire pratiques ne seraient pas murement formés et à jour s’ils n’étaient pas nourris par la recherche. L’université a pour fonction de développer l’esprit critique et la pensée de ces jeunes professionnels en devenir afin qu’ils soient prêts à affronter les défis actuels et les grands bouleversements de demain. Ils seront confrontés, entre autres, aux impacts de la mondialisation, de l’innovation, du vieillissement de la population, de l’accroissement des dettes publiques et privées, de l’évasion fiscale, de la corruption, etc.

La recherche en gestion a un rôle majeur à jouer dans la compréhension de ces problématiques. De par leur nature multidisciplinaire, les équipes de recherche en gestion sont en mesure de développer une vision globale des problèmes et d’identifier des solutions au développement des collectivités et non simplement dans l’intérêt financier des organisations.

Concrètement, la recherche au DSEA est orientée autour de 5 pôles d’expertise ayant un impact direct pour la région.

• Le pôle « Gestion de projet » étudie la complexité et la diversité des projets au niveau local et international. Les recherches du Laboratoire d’études multidisciplinaires en gestion de projet (LemGP) sont ainsi d’intérêt pour les organisations publiques et privées du secteur primaire ou secondaire.

• Le pôle « Management et comportement humain » étudie les transformations du travail et leurs incidences sur la gestion des ressources humaines, notamment l’impact sur la santé mentale des travailleurs. Certaines recherches s’intéressent aussi aux entrepreneurs, à la gestion du changement ou aux innovations organisationnelles et à leur influence sur la performance organisationnelle. Le Laboratoire de recherche et d’interventions sur les incidents critiques en milieu de travail (ICMT) et le Carrefour d’analyse des innovations et de soutien aux entreprises (CAISEN) interviennent dans cet axe. De plus, le Centre d’entrepreneuriat et d’essaimage de l’UQAC (CEE-UQAC) intervient depuis plusieurs années pour soutenir et développer l’entrepreneuriat chez les jeunes de la région.

• Le pôle « Gouvernance » examine les manières d’enrayer la mal-gouvernance des organisations, particulièrement dans le domaine financier, afin de limiter l’occurrence de crises et de scandales. Le Laboratoire de recherche et d’intervention en gouvernance des organisations (LARIGO) se propose d’identifier des solutions novatrices de gouvernance et de régulation permettant de concilier croissance économique, réduction des inégalités et vie démocratique.

• Le pôle « Consommation » est axé sur l’étude de l’évolution de la consommation et des modèles d’affaires qui accompagnent ces mutations. Le Laboratoire de recherche sur les nouvelles formes de consommation (LaboNFC) se penche sur les échanges alternatifs et la responsabilisation de la consommation. Les travaux en consommation locale et circulaire visent à promouvoir une économie dynamique et durable dans la région.

• Finalement, le pôle « Développement régional et territorial » s’intéresse au développement des collectivités. Plusieurs professeurs du département collaborent avec le Centre de recherche sur le développement territorial (CRDT), un centre de recherche interuniversitaire voué au développement des régions.

Cette recherche vivante est bien démontrée avec la publication d’un numéro spécial de la revue Organisations et Territoires ainsi que plusieurs colloques en gestion qui seront organisés dans le cadre de l’ACFAS qui se tiendra à l’UQAC du 7 au 11 mai prochain.

Vincent Morin, Jeanne Simard et Myriam Ertz

Professeurs au département des sciences économiques et administratives de l’UQAC

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Le triple mandat des cliniques universitaires

Les cliniques universitaires se multiplient dans plusieurs établissements d’études supérieures. Ces initiatives font leurs preuves en remplissant d’ordinaire un triple mandat, soit de bonifier la formation des étudiants, d’offrir des services à la population et de contribuer à la recherche universitaire. Le Quotidien vous propose un portrait et un état de situation des quatre cliniques universitaires de l’Université du Québec à Chicoutimi.

Clinique universitaire de physiothérapie: l’ouverture en mai

Une nouvelle clinique universitaire va amorcer ses activités à l’UQAC, en mai. La Clinique universitaire de physiothérapie proposera des services ciblés sur les troubles cardiorespiratoires qui seront prodigués par les étudiants à la maîtrise en physiothérapie.

La clientèle sera principalement référée par des professionnels de la santé de la région. Ainsi, la clinique, active huit mois par année, agira en complément aux services publics et privés.

« Les traitements seront réalisés sous la supervision de professeurs cliniciens, de chercheurs et de physiothérapeutes. On veut faire profiter de l’expertise d’ici, favoriser la transmission du savoir. Nous avons ciblé le champ de pratique cardiorespiratoire, car c’est plus dur de trouver des places de stage dans ce domaine. La clinique va contribuer à la formation de base des étudiants. Elle sera dotée d’équipements à la fine pointe de la technologie. Ces équipements vont permettre des recherches spécialisées », informe Luc Robitaille, codirecteur de la clinique.

« On a des équipements qu’on ne retrouve pas ailleurs », précise aussitôt son codirecteur, Rubens Da Silva.

À court ou à moyen terme, la clinique, qui se situe dans le nouveau pavillon du Grand Séminaire, pourrait élargir ses horizons à d’autres champs de pratique.

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De 200 à 300 postes à pourvoir

Une seule journée, 51 stands de recruteurs et de 200 à 300 postes à pourvoir. Le Salon de l’emploi, organisé par l’Association des diplômés de l’UQAC (ADUQAC), est une occasion rêvée pour les chercheurs d’emploi, étudiants ou non. Mercredi, quelque 1500 personnes sont attendues au centre social de l’université régionale, curriculum vitae à la main.

« Un emploi de qualité dans son domaine d’études, c’est le plus beau cadeau que l’on peut offrir à nos diplômés, lance d’entrée de jeu Samuel Taillon, agent de liaison pour l’ADUQAC. C’est dans cette optique qu’on organise cet événement. C’est notre raison d’être. Plusieurs visiteurs du salon vont repartir avec des entretiens d’embauche, des ententes... ou même un emploi. »

Informatique, ingénierie, santé, enseignement, finances : l’offre est variée, à un point tel que l’ADUQAC ose parler de « magasinage ». « Les gens pourront littéralement se magasiner un employeur. C’est l’occasion d’échanger avec les entreprises sur leur culture, leurs valeurs, le cheminement possible. Le Salon de l’emploi est plus pertinent que jamais, car il y a un véritable besoin de main-d’œuvre. Peu importe ce qu’on entend, la demande est vraiment là », a fait valoir Samuel Taillon, lors d’un entretien téléphonique.

La participation de 51 exposants représente un record. « Nous sommes à pleine capacité, avec le plan actuel. On a dû refuser des recruteurs. Pour l’an prochain, nous allons essayer d’aménagement le salon autrement pour avoir un maximum d’exposants », informe-t-il.

Pour profiter de l’événement, il n’est pas nécessaire d’être un étudiant ou un diplômé de l’UQAC. Les chercheurs d’emploi issus de programmes techniques ou de formation professionnelle sont les bienvenus, tout comme les gens d’expérience et les retraités. Une trousse pour se préparer à l’événement est disponible sur le site Web de l’ADUQAC. Par ailleurs, la présidence d’honneur sera assurée par la présidente fondatrice de la plateforme emploiretraite.ca, Julie Dufresne, alors que le partenaire principal de cette 39e édition est RBC Banque Royale.

« C’est ouvert à tous. L’an dernier, l’achalandage a été estimé entre 1000 et 1200 visiteurs. Cette année, on a déplacé l’événement pour être plus près de la fin de l’année scolaire. Avant, c’était en novembre. Les gens sont plus dans un esprit de recherche d’emploi », pense l’agent de liaison de l’ADUQAC.

Ubisoft, CGI, Rio Tinto, Produits forestiers Résolu, de nombreuses commissions scolaires, deux CIUSSS et les Forces armées canadiennes ne sont que quelques exemples d’employeurs présents. « Il y aura aussi deux recruteurs des territoires du Nord, pour ceux qui veulent vivre une expérience de travail dans le Grand Nord. Ils tiendront d’ailleurs un dîner-questions, le 6 février [la veille du salon] », souligne Samuel Taillon.

Programmation

D’autres activités figurent aussi au programme de l’événement, dont la marche des recruteurs (voir autre texte) et un dîner-conférence, avec trois présentations de 30 minutes. Thomas Lévesque, de MobileXpert, prendra d’abord la parole pour partager son expérience de jeune entrepreneur et pour parler du Centre d’entrepreneuriat et d’essaimage de l’UQAC (CEE-UQAC). Suivront un recruteur de RBC Banque Royale ainsi qu’un panel de quatre jeunes diplômés de l’UQAC qui occupent aujourd’hui des postes clés chez RBC. La soirée se conclura avec le Salon de thé des affaires, une activité de réseautage tenue à l’Érudit café. À noter que le stationnement sera gratuit à l’occasion du Salon de l’emploi.

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Une expertise mondiale en matériaux antigivre

Ceux et celles qui prennent l’avion lorsque la température atteint le point de congélation ont sûrement remarqué que l’appareil est souvent aspergé de fluides avant le décollage. Sachez que ces liquides antigivre ont tous passé entre les murs du Laboratoire international des matériaux antigivre (LIMA) de l’UQAC avant d’être commercialisés.

Le LIMA est le seul laboratoire au monde à détenir l’accréditation de la Standard aerodynamic acceptance (SAE), renouvelée aux cinq ans, pour effectuer les tests sur les différents liquides. Ce certificat permet de déterminer si les fluides répondent aux nombreux critères. Chargé de projet au LIMA, Éric Villeneuve est représentant de la norme SAE AS 5900, qui contient le document expliquant les tests, les mesures et les critères à respecter dans l’analyse des différents fluides.

« Tous les fluides de dégivrage au monde doivent passer ici pour obtenir leur qualification », explique l’ingénieur, étudiant au doctorat en ingénierie, précisant que la glace pose problème parce qu’elle modifie les qualités aérodynamiques d’un aéronef, et non parce qu’elle ajoute du poids à l’appareil.

Les fluides testés doivent respecter plusieurs critères, dont ceux de l’aérodynamisme et de l’endurance, c’est-à-dire du temps qu’ils doivent rester sur un avion avant le décollage. Pour ce qui est de l’aérodynamisme, il a été établi qu’une perte de portance de 5,25 pour cent était jugée acceptable.

« On simule un décollage et on est capable de déterminer si la pénalité aérodynamique est acceptable pour que le fluide puisse être mis sur le marché, fait valoir Éric Villeneuve. On doit également requalifier les fluides tous les deux ou quatre ans, dépendant des types de fluides. »

Pour le test de l’endurance, une précipitation givrée est lancée sur un fluide et celui-ci doit y demeurer assez longtemps pour répondre aux normes.

« Le fluide est placé sur une plaque inclinée à 10 degrés pour simuler les courbures d’un avion, ajoute M. Villeneuve. Le fluide, selon le type, doit prévenir l’accumulation de glace sur 25 pour cent de la surface de la plaque. »

Pour procéder à ces examens rigoureux, le Pavillon technologique de l’UQAC est doté d’équipements à la fine pointe de la technologie. Deux souffleries sont à la disposition de l’équipe pour développer des projets de recherche, dont l’une qui permet de reproduire les conditions auxquelles les avions font face pendant l’hiver. 

« La deuxième soufflerie, de projet, est givrante, signale Éric Villeneuve. On a des gicleurs à l’intérieur qui nous permettent de reproduire des précipitations. On peut atteindre des températures allant jusqu’à -40 degrés Celsius. On peut mettre des objets (à échelle réduite) à l’intérieur pour recréer différents types de glaces sur les objets qui nous permettent de faire différentes mesures. »

En étant relié au Département des sciences appliquées de l’UQAC, le LIMA offre également l’opportunité aux étudiants de prendre part à différents projets.

L'occasion de voyager

Grâce à son poste au LIMA, Éric Villeneuve a une chance inouïe de voyager pour aller à la rencontre des principaux acteurs de l’aérospatiale.

En étant représentant pour la norme SAE AS 5900, l’ingénieur de 32 ans participe à des rencontres, deux fois par année, regroupant entre autres les lignes aériennes, les détaillants de fluides antigivre et les plus gros manufacturiers d’avions au monde.

« Tous les six mois, on doit rencontrer les différents intervenants parce qu’il y a toujours du nouveau développement dans ce domaine », met en contexte Éric Villeneuve. Ce dernier a d’ailleurs participé à une première rencontre alors qu’il venait tout juste de compléter sa maîtrise en ingénierie. Il avait à peine 23 ans.

« Je devais aller à Prague pour participer à des présentations en anglais avec des aérodynamiciens, se rappelle-t-il. C’était assez impressionnant de rencontrer des gens spécialisés dont la moyenne d’âge est de 50 à 60 ans quand tu as seulement 22 ou 23 ans. Ça me donne l’occasion de rencontrer des gens très compétents. »

Éric Villeneuve amorce sa deuxième année de quatre au doctorat. Le Saguenéen travaille présentement sur un projet avec une grande compagnie d’hélicoptère, qui vise à éviter l’accumulation de la glace sur les pales des plus petits hélicoptères.

« Actuellement, ce qui est thermique est beaucoup trop énergivore et embarquer un système qui permettrait de protéger les pales serait trop lourd et prendrait beaucoup trop de place dans l’hélicoptère, soutient-il. On veut essayer de créer une vibration dans les pales qui ferait casser les glaces, et ce à faible énergie. »