Ouverture des camps de jour: une semi-bonne nouvelle

Mariane Guay
Le Quotidien
Le gestionnaire du Centre du Lac Pouce situé à Laterrière, Laval Dionne, est «semi-content» de l’annonce du gouvernement survenue jeudi midi concernant l’ouverture des camps de jour.

«Ils n’ont rien annoncé par rapport à une aide financière que nous pourrions recevoir pour nous aider à passer au travers de ça, afin d’assurer notre survie à moyen ou long terme. Rien n’a été annoncé à propos des autres camps, comme les camps de vacances», déplore M. Dionne. Selon ce qui a été rendu public un peu plus tard en journée, l’ouverture des camps de vacances est repoussée quant à elle à l’été 2021.

La situation précaire dans lequel sont présentement les camps demeure. Avec cette annonce, M. Dionne voit seulement un changement dans l’approche qu’il peut avoir dans la recherche de ses prochains employés. «La seule chose qui changent, c’est que maintenant, les animateurs que je passe en entrevue, je peux leur confirmer qu’ils auront un emploi», a-t-il ajouté.

Le gestionnaire devra jongler avec des groupes de jeunes restreints de moitié selon de nouveaux ratios établis par le gouvernement, ce qui requiert plus d’employés. «Pour accueillir le même nombre de jeunes, cela va me coûter deux fois plus cher de personnel, parce que j’aurai besoin du double d’animateurs.»

Par exemple, le ratio pour le groupe d’âge 5-6 ans au Centre du Lac Pouce était d’un animateur pour neuf jeunes. Selon les nouvelles directives, ce sera d’un animateur pour cinq enfants.

Réaction de l’ACQ

L’annonce du premier ministre Legault qui vise l’ouverture des camps de jour le 22 juin survient quelques heures après la sortie d’un communiqué de presse provenant de l’Association des camps du Québec (ACQ) qui «sonne l’alarme» sur les besoins financiers des camps.

Des chiffres inquiétants sont d’ailleurs exposés dans le communiqué. Dans la région du Saguenay, 66% des camps devront fermer à l’été 2020 et 26% pourraient faire face à la faillite s’il n’y a pas d’aide gouvernementale. Au contraire, tous les camps pourraient poursuivre leur activité à l’été 2020 s’il y a un soutien financier provenant des gouvernements. Un fonds d’aide d’une somme entre 26 M$ et 33 M$ est demandé par l’ACQ.

Soulagement pour les parents

Avec la reprise économique graduelle et le retour au travail, l’ouverture des camps de jour était attendue, selon M. Dionne «Les garderies et les écoles sont considérées comme des services essentiels, l’été quand l’école se termine, c’est les camps qui deviennent essentiels. On joue un rôle extrêmement important pour les parents.»