Les membres du Syndicat de la STS ont voté à 98,8 % en faveur de moyens de pression pouvant aller jusqu’à la grève générale illimitée.

Oui à la grève à 98,8%

Les membres du Syndicat des chauffeurs d’autobus de la Société de transport du Saguenay (STS) ont tenu une assemblée générale, dimanche, et ont voté à 98,8 % en faveur de moyens de pression pouvant aller jusqu’à une grève générale illimitée.

La convention collective étant échue depuis décembre 2016, plusieurs points faisaient l’objet de négociations entre le Syndicat et la partie patronale, dont l’imposition du nouveau plan de transport mis en place au printemps dernier.

« Le nouveau plan de transport a été vivement critiqué, entre autres à cause de la diminution de service à certains endroits de la ville. Ce sont les chauffeurs qui en paient les frais, car ils sont sur la première ligne devant les usagers mécontents des décisions prises par la direction », témoigne José-Nicolas Lopez, président du Syndicat, par voie de communiqué. Selon M. Lopez, le syndicat aurait dénoncé plusieurs de ces changements auprès de la direction, à maintes reprises, sans succès.

Questionné au cours du conseil d’arrondissement de Jonquière, mardi soir, à ce sujet, le conseiller et membre du conseil administratif de la STS, Jean-Marc Crevier, n’avait pas encore été mis au courant de cette décision et s’est dit extrêmement surpris. « Nous avons eu plusieurs rondes de négociations qui allaient assez rondement avec le syndicat, mais d’un commun accord, nous avions décidé que les négociations reprendraient au retour des vacances », a déclaré M. Crevier.

D’après le Code du travail en matière de services publics, le transport en commun n’est pas indispensable à la population, et seules les grandes agglomérations urbaines, telles que Québec, Montréal, Longueuil et Laval, doivent se plier à un maintien des services essentiels en cas de grève. Bien que l’idée d’une grève générale illimitée soit envisagée, Marc Pettersen, président du conseil d’administration de la STS, refuse de s’avancer sur le sujet et assure « qu’on traversera la rivière quand on sera rendu au pont. »

« Les actions entreprises par le syndicat sont légitimes et m’indiquent qu’il sera primordial de relancer un marathon de négociations cet automne dans l’espoir de régler cette convention une fois pour toutes. Il faudra ajouter de l’eau à son vin, tant du côté du syndicat que de la direction », explique M. Pettersen.

Le sujet devrait aussi être abordé lors de la prochaine réunion du conseil d’administration de la STS.