Ophtalmologie: contrainte d'aller à Québec

Les services en ophtalmologie dans le réseau régional de la santé suscitent à nouveau le mécontentement de certains usagers.

Un Saguenéen a communiqué avec Le Quotidien pour déplorer le fait que sa mère de 80 ans doive se rendre à Québec pour recevoir des soins. La dame en question se trouve dans l’obligation de subir une opération pour un décollement de la rétine. Elle a dû se rendre dans la capitale une première fois pour évaluation et doit se déplacer à nouveau pour la chirurgie au cours des prochains jours.

Son fils juge aberrant de demander à une personne âgée, fragile, de faire le trajet Saguenay-Québec et de séjourner à l’extérieur pendant quelques jours. Il n’est pas recommandé de faire de la route en haute altitude, comme c’est le cas dans la Réserve faunique des Laurentides, après l’intervention.

« Ma mère a 80 ans. On lui donne des rendez-vous à 8 h le matin. Comment voulez-vous qu’elle s’organise ? Ça lui cause du stress et beaucoup de frais. Elle doit s’organiser pour le transport et l’hébergement. Ça n’a pas de sens », a fait valoir le lecteur, qui n’a pas voulu être nommé.

Notre interlocuteur dit avoir demandé une prise en charge à Chicoutimi pour sa mère et soutient que cela lui a été refusé.

Au Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) du Saguenay–Lac-Saint-Jean, le porte-parole, Marc-Antoine Tremblay, a précisé que la chirurgie de la rétine fait partie d’une surspécialité et qu’elle n’est pas offerte en région. C’est pour cette raison que tous les patients doivent être dirigés vers Québec ou Montréal. Il ajoute que des mécanismes de remboursement sont en place au CIUSSS pour rembourser une partie des frais de déplacement.

L’an dernier, une septuagénaire de Jonquière, Denise Lapierre, a utilisé les pages du Quotidien dans le but de dénoncer l’obligation, pour les patients du Saguenay, de se rendre à Roberval pour recevoir des services en ophtalmologie. Il lui était impossible d’obtenir un rendez-vous dans un délai raisonnable à Chicoutimi. Le porte-parole du CIUSSS de l’époque, Jean-François Saint-Gelais, avait alors convenu que la situation n’était pas idéale, particulièrement pour les personnes âgées, et avait fait part du désir de son organisation de trouver des solutions rapidement.