Me Jean-Marc Fradette

Opération Nocif: 12 mois pour un «runner»

Steeve Pelletier passera 12 mois derrière les barreaux à compter du 1er octobre pour son implication dans un réseau de trafiquants de stupéfiants, dont les membres ont été arrêtés dans le cadre de l’opération Nocif.

L’individu a enregistré des plaidoyers de culpabilité, vendredi matin, à des accusations de trafic de métamphétamines et de cocaïne.

Me Daniel Bélanger, du bureau du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP), a expliqué au juge Jean Hudon, de la Cour du Québec, que Pelletier recevait des boîtes de stupéfiants de la part d’un important trafiquant, Jimmy Côté (condamné à six ans et six mois de pénitencier) et qu’il voyait à les remettre à diverses personnes dans la région qui s’assuraient de livrer la marchandise.

« L’accusé a mentionné aux policiers qu’il avait agi ainsi à une dizaine de reprises et qu’il touchait 100 $ chaque fois. Notre preuve démontre qu’il a reçu des colis à trois occasions », a mentionné Me Bélanger.

L’Hébertvillois âgé de 32 ans n’a pas joué un grand rôle dans cette affaire, mais il savait très bien ce qu’il devait transporter d’un point à un autre. Il agissait à titre de «runner».

« Mon client a fait de l’aveuglement volontaire. Il se doutait bien de ce qui se trouvait dans les paquets, surtout qu’il connaissait bien le rythme de vie de Côté. À une occasion, il a ouvert une boîte pour voir ce qui s’y trouvait », a repris Me Jean-Marc Fradette.

Concernant les autres dossiers de Nocif, dont celui de la présumée tête dirigeante régionale, Gabriel Girard, ils ont été remis au 9 juillet. Il y a de fortes probabilités que plusieurs se règlent devant le juge Paul Guimond.

« Les discussions sont avancées. Nous poursuivons les pourparlers avec les avocats des accusés », a précisé Me Bélanger.

Les accusés Francis Côté, Marc-André Dallaire, Jean-Denis Fortin, Réal Girard, Tommy Lessard-Villeneuve, Maxime Martel, Alain Gagnon, Yohann Senneville et Stéphane Sinette seront invités à se présenter au Palais de justice de Chicoutimi.

Seul le dossier de Sébastien Patoine pourrait être reporté à une date ultérieure, car pour l’instant, le client de Me Julien Boulianne veut subir son procès.

perquisition
Il faut se rappeler que l’opération Nocif s’est déroulée le 29 novembre 2017, alors que des policiers ont mené des perquisitions au Saguenay-Lac-Saint-Jean, à Montréal, dans la couronne nord de Montréal, dans Lanaudière et en Montérégie.

Cette opération a mis un terme à un important réseau de trafiquants de drogue. Les policiers voulaient démontrer que deux membres des Hell’s Angels, Jean-François Bergeron et le Saguenéen Bernard Plourde étaient impliqués dans ce réseau.

Les deux hommes avaient été arrêtés, mais ont été rapidement relâchés. Et à ce jour, aucune accusation n’a été déposée contre Plourde et Bergeron.

Les agents avaient saisi près de deux kilogrammes de cocaïne, 3000 comprimés de drogue de synthèse (métamphétamines), sept armes à feu, sept véhicules et plus de 140 000 $ en argent comptant. Une résidence de Saint-Gabriel-de-Brandon fait l’objet d’un blocage.

Les policiers avaient arrêté 22 personnes sur les 24 identifiées dans le cadre de cette enquête policière. Parmi celles-ci 12 avaient comparu au Palais de justice de Chicoutimi, alors que les autres l’avaient fait dans leur région respective.

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REVENDEUR CONDAMNÉ À L'AMENDE 

Le Chicoutimien Jocelyn Fradette a été condamné à une amende de 2052 $ pour avoir agi à titre de commerçant automobile sans détenir le permis requis par la loi.

L’individu a plaidé coupable le 19 avril à l’Office de la protection du consommateur. L’homme, qui demeure sur le rang Saint-Jean-Baptiste à Chicoutimi, faisait l’acquisition de véhicules automobiles avec l’objectif de les revendre. 

Fradette a été pris, car il n’avait pas le permis nécessaire. Son manège s’est étiré entre février et avril 2016.

L’OPC émet des règles spécifiques aux commerçants d’automobiles et elle a la responsabilité de gérer les permis de commerçants et de recycleurs de véhicules routiers.

Les gens qui en font le commerce doivent avoir un permis, comme ceux qui agissent comme intermédiaire et qui sont rémunérés pour le faire.