Le NGCC Des Groseilliers devrait être visible dans le fjord du Saguenay au cours des prochaines semaines.

Opération déglaçage dès le 12 mars

Signe que le printemps est sur le point de s’installer, le déglaçage du Saguenay débutera le 12 mars. Il faudra compter près d’une semaine afin que la Garde côtière canadienne complète le cassage du couvert de glace qui s’étend de Petit-Saguenay jusqu’à La Baie.

Le succès et la durée de l’opération de déglaçage sont conditionnels aux conditions climatiques du Saguenay. 

La manoeuvre qui a lieu année après année est réalisée afin d’éviter que d’immenses blocs se détachent du couvert de glace. « Ces morceaux de banquises à la dérive pourraient avoir des conséquences catastrophiques. Ils risqueraient de heurter les traversiers qui accueillent des passagers et des véhicules contenant parfois du pétrole et des matières dangereuses à l’entrée du Saguenay », précise le surintendant du déglaçage à la Garde côtière canadienne, Stacy Dufour. 

L’hiver en cours ne semble pas être différent de ceux des dernières années. Les mesures faites dernièrement confirment une épaisseur de glace se situant aux alentours de soixante-quinze centimètres. Ce qui est qualifié de normal, à ce temps de l’année, par le surintendant du déglaçage à la Garde côtière canadienne. Celui qui fait carrière dans ce type d’opérations depuis une quinzaine d’années assure que les résultats sont similaires année après année. 

Les navires de la Garde côtière canadienne sont présents dans le fjord tout au long de l’hiver. Des opérations d’escorte sont faites entre les installations portuaires et la limite du couvert de glace qui se forme sur le Saguenay, aux environs de Petit-Saguenay. Lors de cette période hivernale, des réductions de vitesse sont imposées aux navires afin d’éviter tout mouvement du couvert de glace. 

Sainte-Rose-du-Nord

La Garde côtière canadienne assure être bien au fait des fissures à Sainte-Rose-du-Nord. Le conseiller principal en communication de Pêches et Océans Canada et de la Garde côtière canadienne, Michel Plamondon, réfute les affirmations de Gaétan Crevier. Le vice-président de l’Association de pêche blanche de Sainte-Rose-du-Nord avançait que les crevasses étaient causées par le passage trop rapide du NGCC Des Groseilliers, le brise-glace de la Garde côtière canadienne. M. Plamondon assure que le phénomène est naturel. « Les battures ont quitté la terre ferme et nous avons vécu des périodes de redoux intenses depuis quelques semaines. Ce n’est pas la faute de la Garde côtière », ajoute celui qui souhaite remettre les pendules à l’heure.