Avec 20M$ d’investissements en 2018, Carl Dufour estime que l’arrondissement de Jonquière est bien traité.

«On a notre juste part»

Plus de 20 M $ ont été investis dans l’arrondissement Jonquière en 2018, dont plus de 8 M $ dans le pavage et plus de 10 M $ dans la réfection ou la construction d’infrastructures.

Les chiffres détaillés ont été présentés, mardi soir, lors de la dernière séance du conseil d’arrondissement de l’année qui avait lieu à la salle Pierrette-Gaudreault. De façon plus précise, sur les 20 184 980 $ injectés, 8 209 980 $ ont été dédiés au pavage, ce qui représente 17,4 kilomètres et plus de 46 pour cent de l’ensemble du territoire de Saguenay. Environ 40 pour cent du pavage a été effectué à Chicoutimi et le reste a appartenu à La Baie.

Ces sommes investies ont été saluées par les six conseillers de Jonquière et Carl Dufour en a profité pour rappeler que Jonquière avait obtenu sa part du gâteau au fil des ans, malgré la réputation d’enfant pauvre parfois véhiculée.

« Même si on entend souvent dire que Jonquière est négligé, je pense qu’avec des chiffres comme ceux-là, on peut dire qu’on a notre juste part depuis quelques années, a souligné le conseiller du district 5. On a travaillé très fort à l’arrondissement dans différents dossiers au cours des 12 derniers mois. »

Parmi les 10 735 000 $ investis dans les infrastructures, 6 M $ ont été consacrés à la nouvelle bibliothèque d’Arvida et 3 M $ ont permis d’agrandir la station Hydro-Jonquière. Finalement, 1,1 M $ a permis d’améliorer la situation des parcs et espaces verts, puis un montant de 230 000 $ a été octroyé pour remettre à niveau les pistes cyclables.

Carl Dufour a précisé que si 2018 avait été positive pour Jonquière, la prochaine année s’annonçait tout aussi prometteuse, en citant par exemple la réouverture du Palace d’Arvida, prévue quelque part à l’automne 2019. La construction du centre multisport près de l’ancien Walmart et le déplacement du centre Gagnon Frères au même endroit sont d’autres projets majeurs à ne pas oublier.

Jean-Marc Crevier a reçu un appui unanime de la part des conseillers municipaux de Jonquière, dont son collègue dans le secteur Arvida, Carl Dufour.

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APPUI UNANIME

La sortie de Jean-Marc Crevier sur l’iniquité fiscale dans la taxation des barrages de Rio Tinto a eu écho jusqu’à la séance du conseil d’arrondissement Jonquière, mardi soir. Les cinq conseillers ont félicité leur collègue d’avoir soulevé une problématique dans un « règlement désuet », tel que l’a décrit Jonathan Tremblay.

Dans l’édition du Quotidien de mercredi, Jean-Marc Crevier dénonçait l’iniquité qui favorise Rio Tinto dans la taxation des barrages, en reprenant une étude des professeurs Marie-Claude Prémont et Marc-Urbain Proulx, respectivement professeurs titulaires à l’École nationale d’administration publique et à l’Université du Québec à Chicoutimi.

L’étude sur la fiscalité foncière de la production hydroélectrique au Saguenay-Lac-Saint-Jean, menée en 2013 à la demande de l’ancien maire de Saguenay Jean Tremblay, avait été commanditée par Promotion Saguenay. Fait plutôt rare, la conseillère Julie Dufour a félicité l’ex-maire d’avoir demandé cette étude.

« C’était une étude complexe à faire à ce moment et je dois dire que M. Tremblay a eu une très bonne idée, a souligné Mme Dufour. Il faut comprendre que c’est un dossier qui ne va pas nous attirer beaucoup d’amis, dans le sens que c’est une problématique de région ressource et nous ne sommes que quelques-unes à vivre cette problématique. »

Dans l’étude publiée en mars 2013, on apprend que Rio Tinto verse 1627 $ par mégawatt de puissance sur le territoire de Saguenay, tandis que Produits forestiers Résolu remet 6290 $. Concrètement, Rio Tinto verse 1,8 M$ pour ses installations hydroélectriques de Shipshaw et Chute-à-Caron, alors que PFR redonne 2,5 M$ à Saint-David-de-Falardeau pour trois centrales (Jim-Gray, Chute-aux-Galets et Cunningham). PFR produit pourtant moins d’électricité que Rio Tinto dans ces centrales.

« Nous sommes tous en faveur d’une juste part, d’un souci d’équité dans le prix de nos ressources naturelles », a soulevé Julie Dufour.

Autour de la table du conseil, les autres échevins ont également donné leur appui total à Jean-Marc Crevier.

« Ensemble, je pense qu’on se dirige vers des solutions et il en existe assurément, a souligné Jonathan Tremblay. On a un conseil d’arrondissement et un conseil de ville qui sont en mode solution. J’y crois et je pense qu’à l’avenir, ça pourra nous rapporter des bénéfices. Je reconnais l’apport de la grande entreprise, mais des règlements sont désuets et on est rendu au point de faire quelque chose de plus équitable. »

La question de la fiscalité foncière de la production hydroélectrique sera soulevée en séance plénière du conseil de Saguenay, mercredi.

« C’est un régime fiscal foncier qui date des années 70 et je pense qu’une révision profonde doit s’amorcer, a pour sa part souhaité Kevin Armstrong. La réflexion doit se poursuivre. Merci à M. Crevier de remettre ce dossier sur la table. Je sais que c’est un dossier qui peut être chaud, mais il doit être travaillé.»