Hendel Duplessy, directeur du recrutement pour l’Amérique du Nord chez Club Med, et Louis-Philippe Leblanc-Boucher, spécialiste en acquisition de talents.

Offensive régionale du Club Med

À deux ans de l’ouverture d’un premier Club Med au Québec au pied du Massif de Charlevoix, le géant mondial du « tout-inclus » tente toujours activement de recruter des employés du Saguenay–Lac-Saint-Jean qui cherchent une occasion de travailler dans l’un des dizaines de villages paradisiaques répartis autour du globe.

Une équipe de recruteurs s’est déplacée samedi à l’Université du Québec à Chicoutimi pour rencontrer une cinquantaine de candidats aspirants à travailler comme cuisiniers, infirmiers, guides ou autres types de conseillers à la clientèle. Les conseillers en vins étaient particulièrement recherchés samedi.

« C’est une expérience que je recherche. Je n’ai pas d’attaches présentement et j’aimerais peut-être partir un ou deux ans pour aller me chercher encore plus d’expérience dans mon domaine », confie Jean-Alexandre Bourdages, un étudiant de 26 ans de l’UQAC diplômé du CFP Mellon et détenteur d’un ASP en sommellerie qui avait de très bonnes chances d’être retenu pour partir dans la destination de son choix.

Renouveler le bassin d'employés
Malgré la venue imminente du Club Med à quelques kilomètres à peine du Saguenay avec ce village qui doit ouvrir à Petite-Rivière-Saint-François en 2020, la compagnie détenue par des intérêts chinois cherche à constamment renouveler son bassin d’employés et assure ne pas connaître de problème de pénurie de main-d’oeuvre.

Une cinquantaine de candidats ont été rencontrés en entrevue samedi, à l’UQAC.

« On cherche non seulement pour le projet de Petite-Rivière, mais aussi pour ajouter à notre bassin de GO (gentils organisateurs) québécois », assure Hendel Duplessy, directeur du recrutement pour l’Amérique du Nord chez Club Med.

Pour le seul projet du Massif, 300 emplois devront être comblés sur le site, et 400 emplois indirects seront aussi créés autour du site.

Miser sur la région
Le Club Med de Charlevoix offrira dans deux ans des circuits « découvertes » pouvant amener des touristes jusqu’au Saguenay. C’est l’une des raisons pour laquelle l’entreprise mise énormément sur la main-d’oeuvre locale.

« On croit beaucoup au potentiel qu’il y a ici. Si on prend nos médias, le monde des artistes ou le monde du sport, on sait que les bleuets bioniques, ils sont partout et sont beaucoup représentés au sein de l’élite. On croit que cette élite-là, on aimerait en avoir aussi qui partent avec le Club Med », assure Hendel Duplessy.

La compagnie annoncera au début du mois de novembre quelle forme prendra ce qu’elle appelle son « projet 418 », projet qui pourrait comporter un volet de formation de la main-d’oeuvre requise en partenariat avec des établissements d’enseignement du Saguenay–Lac-Saint-Jean.