Quarante personnes étaient présentes.

Objectif octobre 2020 pour le projet d'éoliennes Belle-Rivière

Le dernier échéancier du projet d’éoliennes Belle-Rivière, évalué à près de 70 millions $, prévoit une mise en service officielle en octobre 2020, soit près de cinq ans après la date initiale. Les travaux de construction débuteront au cours des prochains jours afin d’assurer à temps les premiers tours de pales des six éoliennes installées sur des terres privées de Saint-Gédéon, de Saint-Bruno et d’Hébertville-Station.

Une séance publique d’information dévoilant les étapes subséquentes du projet éolien de 24 MW s’est tenue devant une salle comble, mercredi soir, à la salle communautaire de la municipalité de Saint-Gédéon. L’ensemble du projet a été présenté aux 40 personnes qui y participaient, dont des citoyens et plusieurs élus de municipalités de la MRC Lac-Saint-Jean-Est.

La construction des premiers chemins d’accès du scénario E126, qui a été privilégié, débutera dès les prochains jours, et ce, jusqu’à la période de gel hivernal. Un total de près de neuf kilomètres de chemins d’accès, dont cinq nouveaux, seront aménagés. Les travaux chapeautés par les Entreprises Alfred Boivin comprennent également le déboisement des aires de travail, l’installation d’un réseau collecteur d’énergie et d’un mât de mesure de vent.

La reprise des travaux, au printemps, coïncidera avec l’installation de la base des éoliennes qui sera faite à compter de mai et qui sera suivie de l’installation des éoliennes. Une période d’essai est planifiée en septembre 2020 et précédera la mise en service officielle prévue en octobre.

Aux termes de sa construction, le projet éolien communautaire devrait être en exploitation pendant deux décennies.

Moins d’impact

La dernière mise à jour du projet commun de la Coopérative de solidarité Val-Éo et d’Algonquin Power a fait passer le nombre total d’éoliennes de dix à six. Le choix des éoliennes de marque Enercon a de moins grandes répercussions sur le secteur, notamment moins d’empiètement sur les terres agricoles et une puissance sonore inférieure. La Coopérative Val-Éo penchait fortement pour l’éolienne de 4 MW qui représente, selon elle, la « meilleure machine et la plus fiable sur le marché ».

Le directeur général, Jean Lavoie, évalue l’empreinte sonore à l’équivalent du bruit d’un réfrigérateur pour les résidants les plus près d’une éolienne. Le bruit de l’appareil pourrait même être amoindri par la présence de vent.

Le scénario E126, qui nécessite une plus courte période de construction, permettra de bonifier d’environ 40 % les redevances globales. Le montant total des redevances annuelles de 176 025 $ est divisé ainsi : 58 667 $ pour Saint-Bruno, 29 333 $ pour Hébertville-Station et 88 025 $ pour Saint-Gédéon. Une somme de 20 000 $ est mise de côté, annuellement, afin de pallier à de potentielles baisses de la valeur de résidences situées à proximité des installations. M. Lavoie a cependant confié au Quotidien ne pas s’attendre à des baisses de valeurs.

Contrairement aux années précédentes, la séance d’information n’a pas été le théâtre de débordements. Les questions concernaient, entre autres, la distance entre les résidences et les éoliennes, l’impact sur les oiseaux ainsi que les avions.

Le maire de Saint-Gédéon, Émile Hudon, accueille favorablement le projet attendu depuis plus de 15 ans. « Il va enfin partir. Les gens de Val-Éo ont travaillé fort. Le projet est amélioré en passant de 10 à 6 éoliennes. Cela représente un bon fond pour les municipalités », explique M. Hudon.