Entouré du directeur général de Bell Média, Richard Turcotte, et du président-éditeur des journaux Le Quotidien et Le Progrès-Dimanche, Michel Simard, le directeur général du Festival international des Rythmes du Monde, Robert Hakim, a lancé une campagne de financement, hier, lors d'une rencontre de presse tenue à Chicoutimi. L'objectif consiste à amasser 75 000$ d'ici au début de l'été.

Objectif de 75 000$ pour le FIRM

Marc Dupré, un bracelet lumineux, ainsi que des tableaux mettant en vedette de grosses pointures du show-business: telles sont les armes de financement massif réunies par le Festival international des Rythmes du Monde (FIRM). Souhaitant compenser le retrait de différentes subventions, le comité organisateur a monté un plan destiné à maximiser ses revenus autonomes.
L'objectif consiste à récolter 75 000$, a-t-on appris hier, lors d'une rencontre de presse tenue à l'hôtel La Saguenéenne de Chicoutimi. Ce ne sera pas la réponse à toutes les pertes encaissées depuis 2010, l'année où le gouvernement Harper avait brusquement tiré le tapis sous les pieds de nombreux festivals. Cette initiative envoie cependant un signal clair, estime le directeur général Robert Hakim. «Nous voulons éliminer notre déficit accumulé en l'espace de quatre ou cinq ans», assure-t-il.
Le premier volet de la campagne de financement se mettra en branle samedi, à midi. C'est à ce moment que la population pourra réserver des billets en vue du spectacle que Marc Dupré donnera le 15 mai, à La Saguenéenne. Ils seront disponibles au coût de 53$ (les taxes ne sont pas incluses) et vu leur nombre limité, il ne faudra pas tarder avant de passer commande via le réseau Réservatech.
Une partie de la salle sera en effet réservée aux donateurs corporatifs, lesquels auront accès aux tables regroupées au pied de la scène (chacun déboursera 150$ pour ce privilège, ce qui inclut un cocktail en présence de l'artiste, de même qu'une photo dédicacée). C'est ce qui explique que le nombre de spectateurs sera limité à 300, au total. C'est nettement moins que les foules qu'attire le coach de l'émission La Voix.
De son côté, la vente des bracelets débutera en mai. Ils seront disponibles au coût de 5$ et leurs propriétaires seront invités à les faire briller sur la rue Racine, au cours de la prochaine édition du festival. Ils pourront aussi mériter des prix, puisque les membres du Regroupement des événements majeurs internationaux, auquel appartient le FIRM, se sont engagés à en offrir.
Quant à la vente des tableaux, prévue pour le mois de juin, elle donnera lieu à un encan qui ne manquera pas d'air, eu égard à la nature des oeuvres offertes au public. La plupart consistent en des photographies montrant des artistes se produisant dans la région, des images qui ont été accrochées à l'Opéra de Chicoutimi, ainsi que dans la salle Le Ménestrel, à l'époque du Théâtre du Saguenay.
Ce sera l'occasion d'acquérir un souvenir portant la griffe de gens comme Marie-Mai, Martin Matte ou Louis-José Houde, à moins qu'on préfère l'un des trois tableaux créés par des invités de la défunte coopérative. «Ce sont des genres de mosaïques et chaque fois, on a pris soin de filmer le travail des artistes. Sur la même toile, on peut retrouver des choses faites par Yvon Deschamps, Leonard Cohen et Gino Vanelli», souligne Robert Hakim.
Appuis médiatiques
Toujours hier, le FIRM a révélé qu'une campagne publicitaire verrait le jour prochainement, en lien avec ses activités de financement. Elle met en scène deux partenaires majeurs, soit les stations NRJ et Rouge FM, propriété de Bell Média, ainsi que les journaux Le Quotidien et Le Progrès-Dimanche.
«Nous allons donner de 42 000$ à 43 000$ en messages publicitaires à la radio, de même que sur le web, a expliqué le directeur général de Bell Média, Richard Turcotte. Le plan de relance est tellement bon que nous avons accepté d'aider un festival dont l'impact déborde des limites de la région, un rendez-vous qui attire plus de 200 000 personnes par année, dont 24% de touristes.»
Présent à ses côtés, le président-éditeur du Quotidien et de l'hebdomadaire Le Progrès-Dimanche, Michel Simard, s'est engagé à offrir l'équivalent de 25 000$ en publicité. Lui aussi juge que l'événement mérite un coup de pouce. «Il est naturel pour nous d'être là dans les bons moments, mais aussi dans les moments difficiles. Nous aiderons le FIRM à réussir sa campagne de financement», a-t-il mentionné.