Les travailleurs guatémaltèques travailleront comme désosseur à la Charcuterie Fortin.

Nutrinor fait appel à des immigrants guatémaltèques

La Charcuterie Fortin accueillera sept travailleurs immigrants guatémaltèques pour une période de huit mois et six autres travailleurs intégreront l’équipe de travail de la Fromagerie Perron. Une première pour Nutrinor qui est propriétaire, du moins en partie, des deux établissements.

Pour souligner l’arrivée des cinq premiers travailleurs guatémaltèques à la Charcuterie Perron, Nutrinor a organisé un 5 à 7 avec les employés au presbytère de Saint-Cœur-de-Marie, jeudi à Alma, où résideront les nouveaux arrivants. Inoccupé depuis plusieurs mois, le bâtiment a été loué à la coopérative par la fabrique.

D’ici quelques semaines, deux autres de leurs compatriotes viendront les rejoindre pour travailler en tant que manœuvre pour désosser la viande à la charcuterie. « L’embauche de travailleurs étrangers fait partie des solutions pour répondre à la pénurie de main-d’œuvre, mentionne Marie-Claude Paradis, conseillère en ressources humaines chez Nutrinor. Ça nous permet de combler les postes vacants et de tomber en mode planification au lieu de répondre aux urgences. »

Pour des entreprises œuvrant dans la transformation agroalimentaire, une limite de 10 % est fixée pour l’embauche des travailleurs immigrants. Pour la Charcuterie Fortin, qui compte 96 employés, cette limitation fera en sorte que les travailleurs seront intégrés aux équipes de travail régulières, favorisant les échanges entre les employés. Et pour faciliter leur arrivée, Nutrinor a fait l’embauche d’un intégrateur, Raul Jardines, un Cubain qui est arrivé au Québec il y a 11 ans.

Pour Jorge Audiel Salguero Ramirez, un conducteur d’autobus de 40 ans, cette opportunité lui permet enfin de rêver, car il compte amasser assez d’argent pour s’acheter un terrain et se construire une maison à son retour au pays. Alors qu’il gagnait environ 18 dollars par jour au Guatemala, il touchera désormais 15 dollars de l’heure.

Marie-Claude Paradis, conseillère en ressources humaines, et Luc Belley, directeur des opérations du secteur viande chez Nutrinor.

« Ça va me permettre d’améliorer la qualité de vie de ma famille », ajoute le père de trois enfants.

L’opportunité de venir travailler au Canada pour amasser une belle somme d’argent est de plus en plus prisée au Guatemala et plusieurs jeunes décident de miser sur ce levier pour augmenter leur niveau de vie. C’est le cas de Walter Leonardo Escobar, qui compte envoyer une partie de son salaire à sa famille.

Les sept travailleurs étrangers, âgés de 20 à 40 ans, ont été embauchés pour une période de huit mois. Par la suite, une nouvelle cohorte devrait les remplacer, tant et aussi longtemps qu’il sera impossible de combler les besoins localement, remarque Marie-Claude Paradis.

Pour l’instant, l’intégration se passe très bien, estime Luc Belley, directeur des opérations du secteur viande chez Nutrinor.

À Saint-Prime, la Fromagerie Perron, qui compte une centaine d’employés, a aussi fait l’embauche de six travailleurs immigrants.

Manuel Alexander Oliva Castaneda, Jefferson Otoniel Arriaza Fajardo, Kevin William Ceron Miranda, Jorge Audiel Salguero Ramirez, Raul Jardines, l’intégrateur embauché par Nutrinor, et Walter Leonardo Escobar, devant le presbytère à Saint-Cœur-de-Marie, où résideront sept travailleurs guatémaltèques cet été.

Une solution parmi tant d’autres

Outre l’embauche de travailleurs étrangers, Nutrinor a aussi décidé de refaire sa marque pour être plus attractif. « On veut mettre en valeur nos avantages concurrentiels comme la stabilité et la diversité des emplois, les possibilités d’avancement et l’opportunité de travailler dans des secteurs à la fine pointe de la technologie », remarque Marie-Claude Paradis, qui met aussi l’accent sur la structure de la coopérative, qui compte 850 employés.