Les trois fondateurs du Lab-École, Pierre Lavoie, cofondateur du cofondateur du Grand Défi Pierre Lavoie, Pierre Thibeault, architecte, et Ricardo Larrivée, chef cuisinier et entrepreneur, lors de leur passage dans la région, en août 2018.

Nouvelle signature des écoles québécoises: des idées inspirées du Lab-École

La nouvelle signature architecturale des écoles dévoilée par Québec mardi réjouit le cofondateur du Lab-École, Pierre Lavoie, qui espérait que l’initiative visant à imaginer les écoles de demain serve de tremplin à des investissements majeurs dans les établissements d’enseignement québécois. Les modèles présentés s’inspirent d’ailleurs de plusieurs idées issues du projet pilote.

« Je ne peux pas être plus content », laisse-t-il tomber d’emblée, lors d’un entretien téléphonique avec Le Quotidien, après le dévoilement en matinée de la nouvelle signature visuelle qu’auront les futures écoles de la province ainsi que les agrandissements et rénovations qui seront réalisés.

Le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, a alors également mentionné que le mandat du projet pilote Lab-École prendra fin après la livraison des six projets d’école prévus.

Le Lab-École, fondé par le cofondateur du Grand Défi Pierre Lavoie, par l’architecte Pierre Thibeault et par le chef cuisinier et entrepreneur Ricardo Larrivée, avait été lancé en 2017 sous le gouvernement Couillard dans le but de prévoir la construction et la rénovation de sept écoles primaires présentées comme des « écoles du futur ».

Pierre Lavoie ne voit pas cette annonce comme un désaveu, mais plutôt comme la poursuite des travaux entamés par le Lab-École. Le cofondateur espérait que ce projet pilote crée un engouement qui amènerait le gouvernement à investir massivement dans la rénovation et la construction d’écoles en s’inspirant des travaux du Lab-École.

« La moitié des images [lors de la conférence], ça venait du Lab-École. [...] Aujourd’hui, je suis fier de voir que le gouvernement s’inspire du Lab, puis nous, notre job est terminée dans deux, trois ans. Il nous restera à construire et à mesurer », a-t-il souligné, alors qu’il était en direction de Maskinongé, où un jury était d’ailleurs appelé à choisir mardi soir le projet Lab-École retenu parmi les quatre projets finalistes retenus.

« J’avais pas l’intention d’être là 10 ans », a ensuite ajouté Pierre Lavoie, en rappelant que son implication dans ce projet de cinq ans demeure bénévole.

« On en voit le résultat »

Plusieurs éléments, tels que la fenestration, l’aménagement des gymnases, de la cour d’école, la présence d’une cuisine et d’un potager proviennent des travaux du Lab-École inspirés des projets déposés par 162 firmes d’architectes. L’équipe du Lab-École a d’ailleurs travaillé en collaboration avec le ministère de l’Éducation, en prévision de la présentation de la nouvelle signature architecturale des écoles.

« Moi, c’est là que je suis heureux. Je me dis bon, ce brouhaha qu’on a fait au départ, ces gens qui ont critiqué, ils sous-estimaient notre capacité à changer les choses. Aujourd’hui, on en voit le résultat », a soutenu Pierre Lavoie.

Le projet avait essuyé plusieurs critiques, l’automne dernier, après qu’il ait été révélé que la facture totale des six projets avait presque doublé, passant de 55,6 à 105,9 M $, selon Le Journal de Québec.

« Ce n’est qu’un début »

Le cofondateur du Lab-École est agréablement surpris que le gouvernement Legault aille de l’avant avant la fin du projet pilote. « Sincèrement, je ne croyais pas que ça allait aller si vite. Je m’attendais à l’an prochain ou dans deux ans. Ce n’est qu’un début en passant. Les cégeps aussi vont avoir leur part », a-t-il assuré.

La construction d’une nouvelle école sur le site de l’école Marguerite-D’Youville de Chicoutimi, un projet de 15,5 M $, fait partie des six projets Lab-École qui doivent voir le jour. Le septième projet Lab-École, prévu à Montréal, a été abandonné il y a environ six mois en raison des difficultés à trouver un terrain, a précisé Pierre Lavoie.