Dominic Bizot et Sébastien Ouellet ont présenté les grandes lignes de l’entente tripartite entre le CIUSSS, l’UQAC et le RIRM.

Nouvelle entente pour aider plus rapidement les hommes en détresse

Afin de dépister plus rapidement les hommes en détresse, une entente tripartite « unique au Québec » a vu le jour dans la région. Le but est d’améliorer leur vie dans leurs diverses réalités et de les amener à demander de l’aide.

L’entente de collaboration entre le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS), l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) et le Regroupement intersectoriel sur les réalités masculines (RIRM) du Saguenay-Lac-Saint-Jean vise à mettre en place le volet recherche du plan d’action régional santé et bien-être des hommes adopté en mars 2019 par le CIUSSS.

« L’idée est d’avoir une intervention transversale qui rejoint les hommes dans différentes réalités dans le but d’améliorer les infrastructures et leur bilan de santé général dans notre région. Donc oui on s’intéresse aux hommes en détresse et à l’amélioration de leurs conditions de vie, mais en axant sur l’éducation et la formation », a expliqué Sébastien Ouellet, directeur général du centre de ressources pour hommes Optimum et président du RIRM.

Ce nouveau regroupement, qui a vu le jour il y a environ un an, comprend différents membres, qu’ils soient institutionnels, communautaires ou individuels. Le CAVAC, le Centre de prévention du suicide 02, la Maison d’accueil pour sans-abri et l’Association canadienne santé mentale Saguenay en font notamment partie. Certains syndicats ont aussi été approchés dans le but d’assurer un contact quotidien avec les hommes afin qu’ils puissent parler de ce qu’ils vivent.

« On est fier ici au Saguenay-Lac-Saint-Jean. C’est une région phare et exemplaire. On nous compare souvent avec Montréal. On est mobilisé depuis longtemps, se réjouit Dominic Bizot, directeur de l’unité d’enseignement en travail social de l’UQAC. L’entente prévoit un travail dans un esprit collaboratif. Ça vient concrétiser une histoire qui s’écrit depuis longtemps. C’est un partenariat, un modèle inspirant. »

Ce dernier souligne que l’entente tripartite prévoit notamment de s’intéresser à la mise en œuvre du volet recherche sur les réalités masculines de la région, et ce, dans un esprit collaboratif. C’est ici qu’entre en jeu le CIUSSS qui s’engage à ouvrir son établissement et à favoriser la mise en place de conditions optimales pour la recherche, précise Josée Roy-Gagnon, directrice adjointe aux services multidisciplinaires au CIUSSS.

« L’enjeu, c’est de valoriser que de demander de l’aide, ça ne rend pas plus faible, au contraire, ça rend plus fort. Ça permet d’avoir des ressources qui sont adaptées à ta situation. On est toujours capables de se débrouiller jusqu’à une certaine mesure selon nos compétences. Mais de greffer des personnes qui vont nous encourager, nous aider à trouver en nous nos propres forces et nous mettre dans des actions positives, c’est de mettre des chances de notre côté de rebondir plus vite. »

« Il y a encore du travail à faire, mais il y a définitivement une amélioration. Les différentes études montrent que chaque décennie, on s’améliore. Notre but est de faire en sorte que les hommes soient en santé physique ou psychologique et qu’ils n’attendent pas que le problème soit plus grand », conclut M. Ouellet.

La Semaine québécoise pour la santé et le bien-être des hommes se tient jusqu’au 17 novembre. Mardi, le 19 novembre, dans le cadre de la Journée internationale des hommes, plusieurs activités seront tenues, notamment à l’UQAC.