Les étudiants peuvent profiter d’installations à la fine pointe de la technologie.

Nouveaux labos au Cégep de Chicoutimi

Les étudiants en Technologie d’analyses biomédicales du Cégep de Chicoutimi bénéficieront de nouveaux laboratoires. Un investissement de quelque 1,2 M $ a permis de refaire à neuf les locaux du département.

« L’objectif est que notre programme ressemble toujours davantage au marché du travail. On veut recréer l’environnement réel du milieu hospitalier », a expliqué l’enseignante Claudia Tremblay, en conférence de presse.

Un partenariat exclusif permet aux étudiants d’utiliser le même logiciel que le CIUSSS du Saguenay-Lac-Saint-Jean pour rentrer les résultats des analyses (de sang et d’urine, par exemple). La fibre optique permet de lier les deux systèmes. « Les étudiants seront déjà formés avec les outils utilisés par le CIUSSS. C’est gagnant tant pour le CIUSSS que pour nous. Nos étudiants profitent d’une copie-école qui n’a pas d’impact pour le CIUSSS, une sorte de terrain d’entraînement virtuel. Ça place les étudiants en contexte réel », ont expliqué Terry Mc Lellan et Line Chouinard, respectivement directeur des ressources informationnelles et directrice adjointe aux programmes préuniversitaires et développement pédagogique.

L’ensemble de la grille de cours a été analysé afin de répondre aux compétences du devis ministériel.

« À la suite de la révision du programme, nous avons entrepris une réflexion pour répondre aux besoins du marché. Nous avons fait une réflexion très large sur les besoins et les techniques à apprendre », a souligné le directeur des études du Cégep de Chicoutimi, Christian Tremblay.

Optilab

Il a été question à maintes reprises d’Optilab au fil des dernières années. Optilab vise à centraliser les activités de biologie médicale. Plusieurs maires autour du Lac-Saint-Jean avaient demandé un moratoire sur le projet qui risquait de causer de nombreuses pertes d’emplois de technologistes médicaux au Lac.

Cette « mauvaise publicité » n’aurait pas nui outre mesure à la technique, selon le directeur des études. « On vit des difficultés dans plusieurs programmes, mais c’est en raison de la baisse démographique. Les indicateurs qu’on a, c’est qu’il existe un grand besoin. L’embauche projetée dans la région est de 30 personnes par année pour les trois prochaines années », a affirmé Christian Tremblay.