Marie-Pier Normand-Lejeune

Normand-Lejeune de retour au palais de justice

La juge de la Cour supérieure Manon Lavoie présidera le procès de Marie-Pier Normand-Lejeune, cette jeune femme de 24 ans qui aurait jeté son bébé naissant dans une poubelle. Cette histoire s'est produite en février 2015 à Métabetchouan-Lac-à-la-Croix.
Une première conférence préparatoire en marge du procès qui débutera le 5 septembre devant juge et jury se déroulait lundi matin, au Palais de justice d'Alma. D'entrée de jeu, la juge Lavoie a prononcé une ordonnance de non-publication, ce qui signifie que tout ce qui a été mentionné et décidé dans la salle d'audience ne permet pas aux membres de la presse d'en dévoiler la teneur.
À ce stade-ci, les procureurs, tant de la poursuite que de la défense, ne souhaitent pas émettre de commentaires publiquement sur la manière dont ils entrevoient la suite de l'histoire.
La jeune femme de Métabetchouan-Lac-à-la-Croix qui a été déclarée apte à subir son procès est accusée de meurtre au second degré de son bébé, de suppression de part (avoir fait disparaître le cadavre d'un enfant dans l'intention de le cacher) et d'outrage à un cadavre. Détenue depuis les événements, elle s'expose à une peine d'emprisonnement à perpétuité.
Normand-Lejeune, qui a été citée à procès en novembre dernier, était présente aux assises criminelles d'Alma. Encore une fois, celle-ci est demeurée impassible face à la teneur des procédures. Tout au long des pourparlers entre les parties, elle avait les mains croisées et souriait. Elle s'est présentée à la cour, menottes aux poings et espadrilles aux pieds. Elle était vêtue d'un t-shirt et de pantalons de style yoga. Elle semblait avoir froid et grelottait. Outre la journaliste du Quotidien, personne d'autre ne composait l'assistance de la salle d'audience.
Le 20 février 2015, l'accusée aurait placé le corps de son bébé naissant dans un sac de plastique avant de demander à son conjoint de jeter le sac dans une poubelle. À la suite des événements, l'homme, qui n'a jamais été accusé, s'est enlevé la vie.
Selon les informations qui ont été rendues publiques dans les jours qui ont suivi le drame, il aurait été démontré que le bébé était vivant et viable au moment de sa naissance.
Il faut savoir que la défense a déjà manifesté son intention de tenter de faire passer l'accusation de meurtre au deuxième degré à un infanticide, car la peine d'emprisonnement est beaucoup moins sévère. Il est question de cinq années de pénitencier.
Au moment d'entreprendre le procès, Marie-Pier Normand-Lejeune aura passé plus de 30 mois derrière les verrous, ce qui pourrait signifier un total de 45 mois en tenant compte de la détention préventive.