Quelques dizaines de membres du Syndicat de l'enseignement de la Jonquière se sont déplacés, hier soir, à la séance du conseil des commissaires pour faire entendre leur point.

Non aux heures de plus

En plein renouvellement de leur convention collective, les enseignants disent non aux huit heures additionnelles de tâches assignées à l'école demandées par la partie patronale.
Quelques dizaines de membres du Syndicat de l'enseignement de la Jonquière (SEDLJ-CSQ) ont tenu le dire publiquement, hier soir, lors de la séance du Conseil des commissaires. Les enseignants ont rappelé qu'ils étaient déjà «surchargés».
«Pas moins de 22% des enseignants vivent un degré d'épuisement élevé, 31% d'entre eux présentent un niveau d'épuisement moyen et 20% de ceux-ci quittent la profession dans les cinq premières années de pratique. Force est de constater que les enseignants ont besoin de plus de temps pour accomplir l'ensemble de leurs tâches, de même que plus de soutien pour y arriver. Les dirigeants scolaires doivent entendre ce message et faire passer les élèves, le personnel et la réussite avant l'austérité», clame la présidente du syndicat, Nicole Emond.
Dans le cadre de cette négociation, la partie patronale veut augmenter de trois heures le temps de présence physique à l'école, soit de 32h à 35h. Elle souhaite également mettre fin au temps de travail de nature personnelle de l'enseignant pour lui substituer une tâche assignée par la direction. «Ces deux éléments combinés ajoutent donc l'équivalent de 8 heures de travail au personnel enseignant. La semaine de travail, dont la charge dépasse les 40 heures, pourrait ainsi être argentée au-delà de 48 heures. Cette demande est inacceptable», estime la présidente du syndicat.