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Dominic Gagnon demande l’intervention de la Commission municipal de Québec pour faire la lumière sur les circonstances entourant la nomination de Michel Tremblay à la présidence de l’arrondissement de Chicoutimi en 2017.  
Dominic Gagnon demande l’intervention de la Commission municipal de Québec pour faire la lumière sur les circonstances entourant la nomination de Michel Tremblay à la présidence de l’arrondissement de Chicoutimi en 2017.  

Nomination de Michel Tremblay: Dominic Gagnon demande des audiences de la Commission municipale du Québec

Laura Lévesque
Laura Lévesque
Le Quotidien
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Dominic Gagnon réclame des audiences de la Commission municipale du Québec pour « faire la lumière » sur les circonstances de la nomination de Michel Tremblay comme président de l’arrondissement de Chicoutimi. 

L’organisation, qui agit notamment comme tribunal pour le monde municipal, a lancé une enquête en effectuant quelques interrogatoires au cours de l’année 2019. La mairesse a notamment été rencontrée pour donner sa version des faits, mais l’issue de cette enquête, si elle est terminée, n’a jamais été dévoilée. 

Nomination

Élu en 2017 sous la bannière du parti du Citoyen, le parti d’opposition, Michel Tremblay a été nommé par ses collègues conseillers comme président de l’arrondissement. Une nomination qui s’est tenue 10 jours après son départ du parti. Ce sont deux représentants du parti d’Équipe du renouveau démocratique (ERD), le parti au pouvoir, qui ont proposé la candidature de M. Tremblay avant le vote. 

À cette époque, plusieurs questionnaient les circonstances de cette nomination, craignant que l’ERD ait offert le poste de président en échange de son départ du défunt parti du Citoyen. Michel Tremblay était le seul membre du parti élu à la table du conseil. Avec son départ, il venait de tirer un trait sur l’obtention d’un fond de fonctionnement pour l’Opposition, favorisant ainsi l’ERD. Est-ce le fruit du hasard ou le conseiller a bel et bien été influencé ? Le « marchandage » ou échange de faveur en échange d’une charge ou d’un travail, rappelons-le, est interdit, entre élus ou candidats. 

«Il y a encore trop de questions restées sans réponses. Il y a eu des interrogatoires, un début d’enquête. J’ai d’ailleurs été rencontré par les enquêteurs. Mais tout ce qui s’est dit en interrogatoires ne peut pas être dévoilé pour éviter de contaminer d’autres témoignages. Des audiences publiques permettraient donc de faire la lumière sur la question », estime Dominic Gagnon. 

C’est que l’affaire est revenue au grand jour, il y a quelques semaines, alors que Michel Tremblay a indiqué en entrevue que ce sont des fonctionnaires qui l’ont encouragé à se présenter et non l’ERD. Une sortie qui a choqué l’ancien chef du défunt parti du Citoyen.

« C’est une nouvelle information qui a été dévoilée dans cette histoire. Ce qui peut faire progresser l’enquête et qui justifie selon moi des audiences. Il n’y a pas de fumée sans feu», ajoute M. Gagnon.

L’ancien chef de l’Alliance Saguenay et candidat potentiel aux élections municipales de 2021 a fait parvenir sa demande à la Commission municipale, au cours des derniers jours.

Michel Tremblay a toujours clamé qu’aucun représentant de l’ERD ne lui a proposé de devenir président de l’arrondissement de Chicoutimi en échange de son départ du parti du Citoyen. Au moment de sa nomination, la moitié des élus de l’arrondissement Chicoutimi était des membres de l’ERD.