Josée Néron et Marc Asselin

Néron et Asselin rassurés par les ministres Rodriguez et Freeland

OTTAWA - Armés d’une étude sur l’impact qu’aurait l’annulation de sept projets d’agrandissement d’alumineries dans leur région, la mairesse de Saguenay et le maire d’Alma ont rencontré des représentants du gouvernement Trudeau à Ottawa, mercredi.

Josée Néron et Marc Asselin sont ressortis «rassurés» d’une réunion avec le lieutenant québécois Pablo Rodriguez et la vice-première ministre Chrystia Freeland.

Cependant, ils n’ont obtenu aucun engagement formel.

Prêts à accepter la ratification prochaine de l’accord de libre-échange entre le Canada, les États-Unis et le Mexique (ACEUM), les maires, accompagnés de représentants syndicaux, ont toutefois réclamé qu’Ottawa négocie une entente parallèle pour protéger l’industrie québécoise de l’aluminium.

En vertu de l’ACEUM, l’aluminium est considéré comme étant nord-américain à condition qu’il ait subi une transformation, même mineure, dans l’un des trois pays signataires. Ceci permet au Mexique d’acheter à moindre coût de l’aluminium chinois, par exemple, qui, ensuite, est utilisé dans la construction automobile comme aluminium nord-américain.

L’étude commandée par les élus municipaux et les syndicats des alumineries calcule en milliards les pertes potentielles pour le secteur québécois de l’aluminium si cette brèche dans l’ACEUM n’est pas colmatée.

Les députés du Bloc québécois qui ont parrainé la visite saguenéenne entendent encore voter contre la ratification de l’ACEUM. Un premier vote sur le sujet devait se tenir mercredi après-midi aux Communes.