À Métabetchouan-Lac-à-la-Croix, on retrouve l’une des rares plages publiques gratuites. Mais le site accueillera désormais environ 700 personnes, plutôt que 1100.
À Métabetchouan-Lac-à-la-Croix, on retrouve l’une des rares plages publiques gratuites. Mais le site accueillera désormais environ 700 personnes, plutôt que 1100.

N’entre pas qui veut sur les plages

Alors qu’une troisième canicule s’annonce, les plages du Lac-Saint-Jean deviendront le repaire de milliers de vacanciers au cours des prochains jours. Mais attention ! N’entre pas qui veut dans les différentes plages qui ceinturent le lac Saint-Jean, le plus grand lac habité du Québec.

Au Camping Belley, à Saint-Henri-de-Taillon, la direction a annoncé, récemment, ne pas accueillir de baigneurs qui ne logent pas au camping pour la saison 2020. Le site, l’un des plus populaires au Lac-Saint-Jean, attire en temps normal des centaines de personnes chaque jour. Mais les différentes normes sanitaires ont poussé le camping à limiter l’accès au lieu. Les gens devront donc chercher des alternatives, mais plusieurs autres campings, même municipaux, ont emboité le pas et refusent les clients journaliers.

La municipalité de Saint-Gédéon autorise seulement 35 personnes par jour ne provenant pas du camping. Premier arrivé, premier servi.

« On a décidé d’accepter 35 personnes par jour, maximum, qui ne dorment pas au camping. Premier arrivé, premier servi », précise le maire de Saint-Gédéon, Émile Hudon. La plage municipale est donc presque entièrement réservée aux campeurs saisonniers et ceux de passage.

À la Colonie Notre-Dame, à Alma, qui possède plus de 200 espaces de campings, la direction accepte les gens de l’extérieur, mais à certaines conditions.

À la Dam-en-Terre, on continue d’accueillir la clientèle de l’extérieur du camping, mais si les lieux deviennent trop populaires, la direction en limitera l’accès.

« Nous demandons aux gens de quelle région ils arrivent et s’ils viennent d’une zone chaude, on investigue un peu plus, on pose plus de questions. On évaluera la situation au jour le jour et s’il le faut, on limitera le nombre de gens provenant de l’extérieur du camping », explique Dolores Villeneuve, copropriétaire du camping qui possède une énorme plage sur le bord du lac Saint-Jean et dont l’accès ne coûte que 5 $.

À la Dam-en-Terre, à Alma et au camping Blanchet à Desbiens, les passants de quelques heures sont bienvenus, du moins pour le moment. Si l’achalandage devient trop difficile à contrôler, les directions vont limiter les accès.

Gageons que la plage de Métabetchouan-Lac-à-la-Croix sera prise d’assaut, mercredi, au congé de la Fête du Canada.

« Pour le moment, ce n’est pas un problème. Notre plage peut accueillir 500 personnes en temps de covid. Mais si on voit que l’achalandage va au-delà de ça, on va réévaluer la situation et limiter les accès », précise François Carrier, conseiller municipal d’Alma et président de la Dam-en-Terre. Sur ce site municipal, l’accès à la plage est gratuit pour tous.

À Desbiens, la plage reconnue du camping Blanchet accueille aussi des centaines de campeurs et continuera d’accueillir des visiteurs pour la plage. « Nous ne comptons pas limiter pour le moment, car ça se passe bien et notre plage est grande. Mais si les autres ferment et que l’achalandage chez nous explose, on devra limiter à ce moment-là. Nous devons respecter les consignes de distanciation physique », rappelle Gerry Desmeules du camping Blanchet.

Les plages publiques de Métabetchouan–Lac-à-la-Croix et Saint-Prime demeurent quant à elle ouvertes à tous, et ce gratuitement. Mais plutôt que d’accueillir 1100 personnes, celle du secteur Métabetchouan ne prendra pas plus de 700 baigneurs. Des agents se trouvent d’ailleurs à l’entrée du site pour contrôler les vacanciers. Le Lac-Saint-Jean regorge d’autres campings avec plages, mais plusieurs ne répondent plus au téléphone. Certains ont même enregistré un message vocal pour aviser qu’ils sont pleins pour tout l’été et ils ont enlevé la fonction « messenger » de leur page Facebook.