Des banderoles ont été installées au Saguenay-Lac-Saint-Jean, notamment sur le viaduc surplombant le boulevard Saint-Paul à Chicoutimi.

Négociation en éducation: des banderoles géantes pour illustrer le mécontentement des enseignants 

Des enseignants représentés par les Syndicats de l’enseignement du Saguenay, De La Jonquière, de Louis-Hémon et du Lac-Saint-Jean manifestent leur mécontentement contre le gouvernement Legault. Des banderoles géantes sur lesquelles figure une caricature du premier ministre et du ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, ont été installées à plusieurs endroits au Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Des banderoles ont été installées sur le viaduc au-dessus du boulevard Saint-Paul à Chicoutimi, aux abords de l’École polyvalente Jonquière, devant l’Odyssée des bâtisseurs à Alma et sur le viaduc à Saint-Félicien afin de signifier au gouvernement qu’il a été « démasqué ». 

Dans un communiqué, le Syndicat de l’enseignement du Saguenay affirme que les enseignants ont découvert le vrai visage du gouvernement Legault avec le dépôt des demandes patronales et le bâillon sur le projet de loi no 40.

« On a tous entendu les beaux discours de la CAQ pour valoriser la profession enseignante. Le ministre Roberge affirmait vouloir réduire notre tâche trop lourde et trop complexe. Or, force est d’admettre que le gouvernement a parlé des deux côtés de la bouche, puisque les demandes patronales feraient exactement le contraire de ce qui avait été annoncé. Comme les masques sont tombés, nous nous demandons maintenant si nous serons également bâillonnés durant les négociations », affirme Aline Beaudoin, présidente du Syndicat de l’enseignement du Saguenay, dans le communiqué. 

En plus de figurer sur des banderoles dans les différentes régions de la province, les caricatures ont été publiées dans les journaux.

Jeudi, une lettre devait par ailleurs être acheminée aux directions d’établissements des nouveaux centres de services de la région. Les enseignants demandent aux anciennes commissions scolaires des Rives-du-Saguenay, De La Jonquière, du Lac-Saint-Jean et du Pays-des-Bleuets de justifier leur accord avec les demandes formulées à leur endroit dans le cadre du renouvellement des conventions collectives.

« On nous dit que le dépôt patronal, reçu comme une gifle par les enseignants, représente la volonté réelle des directions d’établissement. Qu’elles nous le disent ouvertement. Les masques, on n’en veut plus. Les enseignants du Québec ont été bafoués et ont subi leur lot de déception causée par des mirages et de fausses promesses. Ils méritent de meilleures conditions, ils méritent le respect et ils méritent qu’on leur donne l’heure juste », affirme Aline Beaudoin.