Moyens de pression pour les chauffeurs d’autobus d’Intercar: jeans et tuques au travail

Les chauffeurs d’autobus d’Intercar ont troqué chemises et cravates pour les jeans et les tuques, mardi matin, en guise de moyens de pression. Ils revendiquent notamment des salaires et des fonds de pension équitables pour tous, eux dont la convention collective est échue depuis le 1er juillet dernier.

Une source syndicale a affirmé au Quotidien que la tenue vestimentaire est le premier d’une série de moyens de pression qui seront mis en place par les quelque 35 chauffeurs d’autobus d’Intercar Saguenay affectés au transport interurbain et aux voyages nolisés si aucune entente n’intervient avec l’employeur au cours des prochains jours. Une rencontre entre les deux parties est prévue mercredi, mais la source syndicale fonde peu d’espoir sur la possibilité d’en arriver à une entente rapidement.

« Si ça n’avance pas, c’est sûr que ça va finir par des arrêts de travail. L’employeur n’est jamais libre. Une rencontre de négociation est prévue mercredi. On veut régler avant Noël, mais on sent que l’employeur n’est pas prêt à le faire aussi rapidement. Lors de la dernière négociation il y a trois ans, ç’a pris 24 mois. »

Les syndiqués Unifor revendiquent un fonds de retraite équitable pour tous puisque la part de cotisation de l’employeur varie beaucoup d’une unité syndicale à l’autre selon les endroits de la province. Les salaires posent aussi problème.

« On réclame l’équité salariale pour les conducteurs qui font le même travail. Le salaire varie beaucoup. Des chauffeurs sont payés 15 $, 18 $, 21 $ ou 29 $ de l’heure d’une unité à l’autre. Il y a vraiment des iniquités entre les cinq unités syndicales réparties à Sept-Îles, Saguenay et Québec. »

La source syndicale parle d’un taux horaire cible de 21 $.

« On comprend qu’on ne peut pas tout demander la première année. »