La mort de l'enfant était survenue moins d'un mois après avoir fait l'objet d'un signalement à la DPJ.

Mort d'un enfant à la suite d'un signalement à la DPJ: de graves lacunes à toutes les étapes

Le décès d'un enfant du Saguenay-Lac-Saint-Jean dont la situation avait été rapportée à la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) a été dénoncé par la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse. Cette dernière note de graves lacunes à toutes les étapes du processus d'analyse du signalement et des lésions dans les droits de l'enfant.
Dans un communiqué émis mardi matin, le vice-président de la Commission, Camil Picard, soutient que « cette triste histoire rappelle toute l'importance d'adopter des pratiques exemplaires et de se conformer aux obligations prévues à la Loi sur la protection de la jeunesse, afin de respecter les droits des enfants les plus vulnérables de notre société ».
Cette enquête avait été initiée à la demande de la ministre déléguée à la Réadaptation, à la Protection de la jeunesse, à la Santé publique et aux Saines habitudes de vie, Lucie Charlebois. La mort de l'enfant était survenue moins d'un mois après avoir fait l'objet d'un signalement à la DPJ.
Toujours dans le communiqué, on apprend que l'enquête de la Commission visait particulièrement le traitement du signalement, l'évaluation du risque immédiat, la priorisation du dossier, les délais d'attente et l'absence d'intervention et de service entre la rétention du signalement et le décès de l'enfant.
La présidente et directrice générale du CIUSSS du Saguenay-Lac-Saint-Jean, Martine Couture, réagira mardi matin à 10 h. Devant « la gravité des bris de services et des manquements dans ce dossier », plusieurs recommandations ont été faites à la PDG et à la DPJ.