Le secrétaire d’État américain adjoint pour le Moyen-Orient, David Schenker, a expliqué jeudi que le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou (photo) était soumis à une forte pression interne, certains de ses sympathisants réclamant l’annexion «sans être particulièrement fans de la vision pour la paix» présentée par Donald Trump, «qui prévoit aussi un État palestinien».
Le secrétaire d’État américain adjoint pour le Moyen-Orient, David Schenker, a expliqué jeudi que le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou (photo) était soumis à une forte pression interne, certains de ses sympathisants réclamant l’annexion «sans être particulièrement fans de la vision pour la paix» présentée par Donald Trump, «qui prévoit aussi un État palestinien».

Washington presse Nétanyahou de ne pas enterrer la perspective d’un État palestinien

WASHINGTON — Les États-Unis ont demandé au premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou de ne pas enterrer toute perspective de création d’un État palestinien au moment où il envisage d’annexer des pans entiers de la Cisjordanie, a déclaré jeudi un haut responsable américain.

Le gouvernement israélien avait fixé au 1er juillet la date à partir de laquelle il pouvait présenter sa stratégie pour la mise en oeuvre du plan de Donald Trump pour la paix au Proche-Orient.

Ce plan prévoit l’annexion de la vallée du Jourdain et de colonies juives en Cisjordanie, un territoire palestinien occupé par l’État hébreu depuis 1967, en échange de la création d’un État palestinien démilitarisé, réduit à sa portion congrue et sans Jérusalem-Est pour capitale.

Mais les Palestiniens ont rejeté en bloc ce projet et refusent toute négociation sur cette base.

Dès lors, Washington a semblé osciller entre feu vert à une annexion unilatérale par Israël et pressions pour qu’elle soit plutôt l’aboutissement d’une certaine forme de pourparlers.

Le secrétaire d’État américain adjoint pour le Moyen-Orient, David Schenker, a expliqué jeudi que Benyamin Nétanyahou était soumis à une forte pression interne, certains de ses sympathisants réclamant l’annexion «sans être particulièrement fans de la vision pour la paix» présentée par Donald Trump, «qui prévoit aussi un État palestinien».

«Donc, nous appelons les Israéliens à ne rien faire qui puisse empêcher la mise en oeuvre de cette vision» dans son ensemble, a-t-il ajouté lors d’une conférence organisée par le cercle de réflexion German Marshall Fund of the United States.

Le responsable américain n’a pas exclu que le chef du gouvernement israélien finisse par renoncer à toute annexion.

«Je ne serais pas surpris s’il ne se passait rien, mais je pense que le premier ministre voudrait faire quelque chose», a-t-il expliqué.