Greta Thunberg, la jeune Suédoise dont la renommée dépasse les frontières de son pays depuis août et le début de sa grève hebdomadaire de l'école pour aller s'asseoir devant le Parlement suédois, participait pour la première fois à ce type de mobilisation en Allemagne.

Urgence climatique: des jeunes mobilisés en Allemagne

HAMBOURG — Des centaines de jeunes manifestaient pour l'urgence climatique vendredi matin dans le centre de Hambourg, en présence de l'égérie suédoise Greta Thunberg.

«Le climat ne peut pas attendre», «Make the Earth great again», «Il faut faire enfin quelque chose» ou «Pas de plan B» : pancartes en main, un bon millier de manifestants ont défilé au son de cornes de brume, dans le centre de la cité hanséatique.

Greta Thunberg, la jeune Suédoise dont la renommée dépasse les frontières de son pays depuis août et le début de sa grève hebdomadaire de l'école pour aller s'asseoir devant le Parlement suédois, participait pour la première fois à ce type de mobilisation en Allemagne.

Elle avait auparavant manifesté à Paris, tancé les dirigeants réunis au Forum de Davos ou encore été invitée en décembre à prendre la parole devant la 24e conférence de l'ONU sur le climat en Pologne.

«Nous continuerons les grèves jusqu'à ce qu'ils fassent quelque chose», a lancé aux manifestants l'adolescente suédoise depuis un podium. «Nous sommes en colère car les vieilles générations continuent à ne rien faire, alors qu'il s'agit de notre futur», a-t-elle expliqué.

«S'ils ne font rien, ce sera à nous de prendre des décisions et nous prendrons nos responsabilités», a prévenu Greta Thunberg.

L'Allemagne a entrepris de sortir du nucléaire et du charbon. Plusieurs villes ont aussi banni le diesel malgré les réticences du gouvernement fédéral allemand et des puissants constructeurs automobiles.

Depuis décembre, la mobilisation de collégiens, lycéens et étudiants va crescendo en Allemagne, via de nombreux groupes WhatsApp. De quelques centaines fin 2018, les mobilisations du vendredi concernent depuis mi-janvier souvent plus de 15 000 élèves, dans une cinquantaine de villes.

La mobilisation se cristallise en grande partie autour de la sortie du charbon, programmée par le gouvernement pour 2038, mais que les jeunes manifestants souhaitent voir avancée à 2030.

Plusieurs personnalités politiques ont regretté que des collégiens et lycéens ratent des cours pour se mobiliser. Mais Angela Merkel a récemment salué l'implication des jeunes via les réseaux sociaux.