Le navire de sauvetage a révélé avoir porté secours aux migrants, parmi lesquels figurent cinq femmes, un enfant de neuf ans et trois adolescents.

Un navire espagnol porte secours à 60 migrants au large de la Libye

Un navire de sauvetage espagnol a secouru 60 migrants entassés dans un canot pneumatique près de la Libye, samedi, poussant le ministre italien de l’Intérieur à immédiatement annoncer que le bateau ne recevrait pas la permission de jeter l’ancre dans un port de l’Italie.

Le vaisseau, exploité par le groupe humanitaire Proactiva Open Arms, a révélé avoir porté secours aux migrants, parmi lesquels figurent cinq femmes, un enfant de neuf ans et trois adolescents, après avoir repéré le canot couvert de ruban adhésif en toile en train de flotter sur la Méditerranée. Tous les passagers semblaient en bonne santé.

Le ministre italien de l’Intérieur, Matteo Salvini, a rapidement réagi à la nouvelle, affirmant qu’il n’était pas question que le navire accoste en Italie et soutenant qu’il devait plutôt se rendre à l’île de Malte, le port le plus proche.

Le gouvernement maltais a cependant répliqué en disant que la minuscule île de Lampedusa, qui fait partie de l’Italie, était plus proche.

M. Salvini a promis que l’Italie n’accueillerait plus de bateaux de sauvetage appartenant à des groupes humanitaires. Au cours des dernières années, les navires privés ont emmené en sol italien plusieurs des centaines de milliers de migrants rescapés des embarcations de fortune utilisées par les passeurs pour traverser la Méditerranée.

Samedi, Matteo Salvini a reproché à Proactiva Open Arms d’avoir recueilli les migrants avant qu’un vaisseau libyen ne puisse intervenir et alors que le canot pneumatique se trouvait dans la zone de recherche et sauvetage de la Libye.

Le capitaine du navire espagnol, Marco Martinez, a expliqué avoir communiqué avec le centre de coordination de sauvetage maritime de l’Italie, qui lui avait demandé de contacter les autorités libyennes. Ces dernières n’ayant pas répondu aux appels téléphoniques et radio, le centre a indiqué au capitaine Martinez que la décision de procéder ou non au sauvetage lui revenait.

Un journaliste de l’Associated Press qui se trouvait à bord d’un autre bateau accompagnant celui de Proactiva Open Arms a rapporté avoir vu un vaisseau de la garde côtière libyenne s’approcher au moment où les migrants allaient être secourus puis faire demi-tour en ordonnant au navire du groupe humanitaire de retourner en Espagne.