La FAA a interdit de vol les Boeing 737 MAX après deux accidents meurtriers en quelques mois, mais elle autorise le convoyage d’appareils d’un aéroport à l’autre pour y être entreposés.

Un Boeing 737 MAX atterrit d'urgence

WASHINGTON — Un Boeing 737 MAX de la compagnie américaine Southwest, qui était en convoyage mardi vers la Californie, a rencontré un problème de moteur l’obligeant à atterrir d’urgence à Orlando, a indiqué l’agence fédérale de l’aviation (FAA).

«L’avion a fait demi-tour et s’est posé sans encombre à Orlando», a affirmé la FAA. Aucun voyageur n’était à bord de l’appareil qui devait être convoyé à Victorville, en Californie, pour y être parqué.

La FAA a cloué au sol le 13 mars toute la flotte des 737 MAX après deux accidents meurtriers en quelques mois, mais elle autorise le convoyage d’appareils d’un aéroport à l’autre pour qu’ils soient entreposés.

La FAA ajoute qu’elle a lancé une enquête sur cet incident.

De son côté, Southwest a précisé que l’avion avait rencontré un problème sur un moteur «peu de temps après le décollage». «L’équipage a suivi le protocole et s’est posé en toute sécurité à l’aéroport» un peu avant 15h, a ajouté un porte-parole, soulignant que l’avion serait acheminé vers son usine de maintenance d’Orlando pour y être vérifié.

Cet incident est un nouveau coup dur pour cet appareil dont deux exemplaires se sont écrasés.

Le 10 mars, un 737 MAX 8 d’Ethiopian Airlines s’est écrasé peu après le décollage faisant 157 victimes. Le 29 octobre 2018, c’est aussi un 737 MAX 8 de la compagnie indonésienne Lion Air qui s’est abîmé en mer de Java, tuant les 189 passagers et membres d’équipage qui étaient à bord.

Ces deux tragédies, qui présentent des similitudes, ont conduit les autorités du monde entier à suspendre l’exploitation de ces avions.

Depuis, Boeing a procédé à des essais en vol pour tester une version corrigée de son système antidécrochage, mis en cause dans ces deux accidents, selon deux sources proches du dossier.

Ces essais se sont déroulés lundi après des tests sur simulateurs de vol effectués samedi à Renton (Washington) par des pilotes d’American Airlines et de Southwest, deux compagnies clientes du 737 MAX, ont précisé à l’AFP mardi ces sources, sous couvert d’anonymat.

Des responsables de la FAA doivent, eux, faire la lumière mercredi, devant le Congrès américain, sur la manière dont l’agence a certifié et autorisé le 737 MAX à voler (le 8 mars 2017 pour le MAX 8 et le 27 mars 2018 pour le MAX 9).