Les proches des passagers du vol d’Aseman Airlines, qui assurait la liaison entre Téhéran et Yasouj, étaient inconsolables, dimanche. L’avion s’est possiblement écrasé dans les montagnes au sud-ouest de l’Iran.

Reprise des opérations de recherche de l’avion disparu en Iran

TÉHÉRAN — Les secours iraniens ont repris lundi matin les opérations de recherche de l’avion de ligne porté disparu depuis dimanche alors qu’il survolait une région montagneuse du sud-ouest de l’Iran, indique Irna, l’agence officielle iranienne.

Les autorités iraniennes avaient suspendu dimanche soir à cause de conditions météorologiques très difficiles (neige, pluies et vents violents) les opérations de recherche de cet ATR 72 de la compagnie Aseman Airlines parti de Téhéran avec 66 personnes à bord.

Les autorités estiment que l’avion s’est écrasé, et tous ses passagers sont présumés morts.

Le bimoteur à hélices assurait la liaison entre Téhéran et la ville de Yasouj, à environ 500 km au sud de la capitale iranienne. Il a disparu des écrans radar pendant une tempête de neige dans la région des monts Zagros en début de matinée alors qu’il approchait de sa destination.

Toute la journée de dimanche, les secours ont été entravés par le mauvais temps.

Irna ne précise pas si les conditions météorologiques dans la zone des recherches permettent ce lundi de faire voler les hélicoptères qui avaient dû rester au sol la veille.

Donnant une idée de la tâche qui attend les équipes de recherche, Irna cite un responsable local des équipes de secours indiquant qu’une centaine de pics doivent être explorés.

Le Bureau (français) d’études et analyses pour la sécurité de l’aviation civile (BEA) a annoncé dimanche soir l’envoi de trois «enquêteurs» et «conseillers techniques» devant aider l’enquête diligentée par les autorités iraniennes pour déterminer les causes de l’accident.

Une flotte vétuste

Le dernier accident grave d’un avion civil en Iran remonte à 2014, quand 39 personnes avaient été tuées dans l’écrasement d’un Antonov 140 de la compagnie iranienne Sepahan, peu après son décollage de l’aéroport de Mehrabad.

Trois ans plus tôt, en 2011, un avion civil s’était écrasé dans le nord du pays faisant près de 80 morts.

Les sanctions imposées pendant de nombreuses années par les États-Unis, l’ONU et les pays européens ont empêché les autorités iraniennes d’acheter des pièces de rechange ou des avions occidentaux pour renouveler la flotte civile du pays, dans un état vétuste.

Cet embargo a été partiellement levé par l’accord international sur le nucléaire iranien conclu en 2015 par l’Iran et le Groupe des Six (Allemagne, Chine, États-Unis, France, Royaume-Uni, Russie). Il a permis la suspension d’une partie des sanctions internationales contre Téhéran en échange de garanties apportées par la République islamique qu’elle ne cherche pas à se doter de l’arme atomique.