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Nouveau record de morts dans l’État de New York, mais les hospitalisations en baisse

NEW YORK — L’État de New York, épicentre de la pandémie aux États-Unis, a enregistré un nouveau record journalier de décès, avec 799 morts, mais le nombre de nouvelles hospitalisations n’a jamais été aussi bas, a indiqué jeudi le gouverneur Andrew Cuomo.

«Nous sommes en train d’aplatir la courbe, nous avons eu une augmentation nette des hospitalisations de 200», ce qui est «le chiffre le plus bas que nous ayons eu depuis que ce cauchemar a commencé», a déclaré le gouverneur lors de son point quotidien sur l’épidémie.

Les derniers jours ont tous marqué des records de décès quotidiens - le dernier datait de mercredi avec 779 morts. Cet État de près de 20 millions d’habitants compterait désormais plus de 7000 morts, selon les chiffres donnés quotidiennement par le gouverneur, soit près de la moitié des plus de 14 800 morts recensés aux États-Unis par l’université Johns Hopkins.

Mais tour en qualifiant de «choquant» ce nouveau record, le gouverneur a, pour le troisième jour consécutif, fait valoir les «bonnes nouvelles» que constitue la baisse du nombre de nouvelles hospitalisations comme la baisse des admissions en soins intensifs.

Il a aussi souligné que les pires scénarios des différents modèles de projection ne semblaient pas se matérialiser, grâce aux mesures de confinement et de distanciation, et aux mesures prises pour augmenter la capacité du système hospitalier.

Mais il a de nouveau appelé à «ne pas relâcher» les mesures de confinement qu’il a prolongées jusqu’au 29 avril, malgré leurs conséquences dramatiques.

«On ne peut pas supposer que, parce qu’on voit des signaux positifs, tout cela va se terminer bientôt ou qu’on ne sera pas touché par de nouvelles vagues».

Alors que le bilan de l’épidémie à New York dépassait largement celui des attentats du 11 septembre 2001, il a souligné que les conséquences économiques seraient, elles, beaucoup plus graves.

Le 11-septembre était «une catastrophe émotionnellement, physiquement et culturellement, ça nous a donné un sentiment de vulnérabilité qu’on n’avait jamais eu», a souligné le gouverneur.

«Mais pour l’économie (la pandémie) est plus dévastatrice».