Veronika Nikoulchina a été condamnée à 15 jours de prison pour son irruption en uniforme de police sur le terrain de la finale France-Croatie le 15 juillet à Moscou.

Les Pussy Riot qui ont interrompu la finale du Mondial déboutés

MOSCOU — Un tribunal russe a rejeté lundi les appels de quatre membres du groupe contestataire Pussy Riot, en détention pour avoir fait intrusion sur la pelouse du stade Loujniki pendant la finale de la Coupe du monde.

Veronika Nikoulchina, Olga Kouratcheva, Olga Pakhtoussova et Piotr Versilov ont été condamnés à 15 jours de prison pour leur irruption en uniforme de police sur le terrain de la finale France-Croatie le 15 juillet à Moscou.

«Je considère cette punition légale et fondée», a déclaré à l’issue d’une audience le juge Sergueï Missioura, cité par l’agence de presse RIA Novosti.

Reconnus coupables d’avoir «gravement enfreint les règles du comportement des spectateurs», ils ont également tous les quatre été interdits d’assister à des événements sportifs pour trois ans, en plus de leur condamnation à 15 jours de prison.

Leur coup d’éclat, survenu à la 53e minute du match, a eu lieu devant le président russe Vladimir Poutine, ainsi que ses homologues français Emmanuel Macron et croate Kolinda Grabar-Kitarovic. Les photos de leur intrusion ont été reprises dans le monde entier.

Six requêtes du groupe

Le groupe russe Pussy Riot avait revendiqué cet acte, diffusant également une liste de six requêtes, dont l’une exigeant la libération des «prisonniers politiques» détenus en Russie.

Les autres portaient sur la fin des arrestations lors des manifestations pacifiques et «l’autorisation de la concurrence politique dans le pays».

L’action la plus connue des Pussy Riot remonte à février 2012 lorsque plusieurs membres avaient chanté une «prière punk» contre Vladimir Poutine dans une cathédrale de Moscou.

Trois membres du groupe avaient été condamnées en août 2012 à deux ans de camp, notamment pour «hooliganisme motivé par la haine religieuse». Ekaterina Samoutsevitch avait été libérée en octobre 2012, tandis que Nadejda Tolokonnikova et Maria Alekhina avaient purgé 22 mois de leur peine.