Les gens se rafraichissent dans la fontaine Trocadero, en face de la tour Eiffel, à Paris.

Les canicules devenues 2 fois plus probables en Europe

BERLIN — Les changements climatiques rendent deux fois plus probables les canicules comme celle qui balaie actuellement le nord de l’Europe, ont prévenu vendredi des chercheurs.

Les scientifiques du World Weather Attribution disent avoir comparé les observations et les prévisions pour les Pays-Bas, le Danemark et l’Irlande avec des données historiques qui remontent au début des années 1900.

Ils en viennent à la conclusion que le risque d’épisodes de chaleur intense durant trois jours a au moins doublé dans ces régions.

Le groupe, qui essaie de documenter le lien entre les changements climatiques et les phénomènes météorologiques, ajoute que les températures plus au nord sont si inhabituelles qu’on manque de données pour y aller de prédictions fiables.

Une experte qui n’a pas participé à cette étude assure que les auteurs ont utilisé une méthodologie solide et prévient que «leurs estimations sont peut-être même passablement conservatrices».

Shannon rafraîchit son cheval au Lac Katzensee, à Zurich, en Suisse.

Le mercure a grimpé jusqu’à 34,7 degrés Celsius vendredi à Londres, à quelques poussières des 35,1C atteints la veille et qui ont fait de jeudi la journée la plus chaude de l’année au Royaume-Uni.

Les voyageurs commençant les vacances d’été ont fait face à des conditions incertaines. La foudre a frappé l’équipement de signalisation à York, bloquant des milliers de passagers ferroviaires. Le service vers les villes de Leeds et de Yorkshire, dans le nord du pays, s’est arrêté brusquement.

Les passagers de l’Eurotunnel ont été confrontés à une deuxième journée de perturbation du service sous la Manche après la défaillance des unités de climatisation. Les familles ont été averties des longues files d’attente.

Comme si la chaleur ne suffisait pas, les scientifiques ont averti que le nombre de rats augmentera probablement avec le temps chaud. Steven Belmain, un professeur d’écologie à l’Université de Greenwich, a dit que les ravageurs comme les souris, les rats et les renards n’ont d’autre choix que de sortir pour trouver de l’eau. Ils profitent alors des poubelles qui débordent et des détritus abandonnés dans les parcs.